lundi 23 août 2010

Complices.

A l'heure, matin et soir.

Pardonnez-moi lecteur car j'ai triché. Deux fois.
On s'est assis avec Florent, en première classe. Tout juste rentré de vacances, il n'a pas eu le temps de prendre son billet (moi-même ce matin j'étais un peu juste) et j'ai pensé trop tard que si on était contrôlé ça risquait de poser un problème de plus. Cela dit beaucoup de gens étaient debout, notre place était justifiée.
On a été contrôlés. J'ai stressé au moins autant que Florent à l'idée qu'il prenne une amende alors que c'est un régulier et régulièrement en règle. J'ai eu l'idée de lui donner mon abonnement de la semaine dernière (je n'y avais pas écrit mon nom) et je le lui ai glissé discrètement en profitant que la contrôleuse nous tourne le dos. Je comptais sur le fait que, comme la dernière fois, on lui accorde un jour d'oubli. Il a innocemment tendu son billet, j'ai tendu le mien, la jeune femme a dit 2 fois merci et est allé contrôler ailleurs. J'étais pas fier mais soulagé.
On était que tous les deux. Il faisait ses paris, j'étais seul sur les mots-fléchés. J'ai trouvé pléistocène (!) mais je me suis retrouvé avec ICTE--S pour "maladies de foie", et j'étais même pas sûr pour le E. Est-ce qu'une grande épée est un ESTOC ? J'ai appelé un ami. C'est toujours bien d'avoir un docteur dans son entourage, surtout quand on a un forfait sms illimités. Réponse : Ictères.
C'est mon dernier mot Jean-Pierre.

mercredi 18 août 2010

Tous égaux.

Le matin, à l'heure.
Le soir, 5 minutes de retard au départ. Arrivé à l'heure.

On avait une vedette de la télé ce soir dans le train. Le gars de Thalassa, Georges Pernoud. Pas un sosie cette fois, le vrai. On attendait tous les deux le même train ; je lui ai pas parlé, j'ai pas demandé d'autographe, je regarde pas son émission, je me souvenais même pas de son nom.
Nous voilà donc tous sur le quai quand la guichetière passe la tête par la porte et annonce "heu le train a 9 minutes de retard". La correspondance vers Paris, dit-elle, est assurée. Quand on sait que la correspondance est garantie jusqu'à 10 minutes de retard, on comprend que j'ai trouvé la garantie un peu juste dans ce cas.
Mais j'ai surveillé, je me suis demandé comment allait être gérée l'affaire si vraiment les 9 minutes se confirmaient. Est-ce que le fait d'avoir une VIP à bord changerait la donne, même si elle voyage en seconde ? Je le saurai jamais, les 9 minutes sont devenues 5, rapidement rattrapées.
On a quand même eu l'annonce de la correspondance assurée à Libourne, histoire de rassurer tout le monde.

lundi 16 août 2010

Train train.

A l'heure, matin et soir. Fallait au moins ça.

Voilà, c'est mon jour de reprise.
Je suis rentré de vacances hier par un train de nuit, et j'attaque au petit matin ce matin.
Ça me dérange pas de prendre le train, ça dépend où il me mène...

C'est rigolo, à l'aller j'ai reconnu sur le quai à Toulouse un gars de la police qui circulait souvent sur notre ligne.
Au retour, à Toulouse toujours, c'est un contrôleur que j'ai reconnu.
Le monde est petit.

mercredi 28 juillet 2010

Les Scouts

Ce soir, personne de connu dans le train, j'ai voyagé seul.
Même pas le parasite de Castillon pour s'incruster ; de toute façon, j'aurais simulé le sommeil, comme d'habitude. C'est le seul remède efficace pour éviter ce missile à tête chercheuse.

Il y avait en revanche une horde de scouts catholiques. Quelques garçons, tous blonds ou roux... Et une troupe de filles, au nombre de sept. Les garçons ont disparu encours de trajet. Il ne restait que les filles, munies de toute la panoplie, chapeau et bâton compris.

Et elles chantaient, et elles chantaient... tout le long du trajet. Heureusement, la porte séparatrice filtrait.

Vers la fin du trajet, j'ai pensé stratégique de se rapprocher de la porte, afin d'éviter que les scouts, flanqués de leurs bagages et tout leur bardas ne bloque la sortie du train un temps interminable.

J'ai assisté à la fin de leur prestation publique, prenant la forme d'une mini chorale. J'ai fini par me concentrer un peu sur les paroles ; j'écoute les scouts, et ça donnait des litanies sur une femme qui va au paradis, et un homme, sans doute méchant, qui va en enfer...

Hormis le texte, il n'y avait guère de différence avec une chanson paillarde, tout au moins dans la manière de chanter.
J'ai alors réalisé que la protection auditive dont j'ai bénéficié tout le long du trajet grâce à la porte séparatrice fut salutaire...

mardi 27 juillet 2010

Down under.

Le matin, à l'heure.
Le soir, 5 minutes de retard.

Alexandre vient de l'hémisphère Sud. Je me souviens qu'un jour on a parlé de l'eau qui s'écoule là-bas dans le sens inverse d'ici. Il m'avait dit lui-même qu'en arrivant en métropole il était allé voir comment coulait l'eau de l'évier.
C'est un curieux, Alexandre, un scientifique et qui a la bougeotte en plus. Son île était trop petite pour une vie, il voulait le monde et son appareil photo ne le quitte pas, sauf dernièrement quand ils sont allé visiter la capitale de la pipe et du diamant. Je sais pas où c'est mais j'imagine que les deux ne sont pas taillés par la même personne, même si l'un n'empêche pas l'autre.
Alexandre a quand même trouvé quelqu'un pour l'accompagner, le salaud, et nos deux citoyens du monde sont maintenant en route pour le verso de la carte. Vers là où on marche la tête en bas, là où l'eau coule à l'inverse d'ici.
Une faune qu'on ne voit qu'au zoo ou au cirque. Des bêtes jolies ou vénéneuses, souvent les deux. Un continent où paraît-il, la première cause de mortalité sur les plages est... la chute de noix de coco. C'est là qu'il vont. Voir les aborigènes et souffler dans ce machin qui fait un bruit de grondement et qui relaxe autant qu'il énerve.
Bon voyage. Jusqu'à ce qu'on se retrouve et au-delà.
Galilée et ceux qui l'ont suivi se trompaient. La Terre est bel et bien plate. Elle l'est pour ceux qui n'ont pas le courage de la parcourir en allant droit devant à l'infini et atteindre l'autre côté, sous nos pieds, celui où les gens marchent la tête en bas.
Down under.


(mauvaise nouvelle : la quantité d'eau contenue dans un lavabo ne suffit pas à se rendre compte du sens dans lequel elle tourne, voir Force de Coriolis)
(mauvais nouvelle aussi : il semble qu'on savait déjà que la terre était ronde du temps de Galilée ou Christophe Colomb, cela dit, j'ai aussi trouvé un article à propos de gens à notre époque qui refuse d'admettre que la terre est ronde, voir La terre est plate)