mardi 1 décembre 2009

Le ruban rouge.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard, à peine chauffé.

Il y avait cette pub (mise en scène par Gainsbourg ?) qui disait "il ne passera pas par moi". C'est faux. Il passera par nous. Pire : il passe déjà. A nous de nous arranger pour qu'il ne nous heurte pas de plein fouet. C'est comme un bombardement. On voit son compagnon d'arme tomber. Nous on survit, on n'est même pas blessé. Pourtant on souffre, d'amour et de chagrin.
On se rassure, on repousse les limites du risque sans se rendre compte que quand on est touché, ça tient plus de l'œil crevé que de l'éphémère bouton.
D'incidents en accidents, de fausses excuses en actes réfléchis, ce ne sont plus des victimes isolées, plutôt des rafles et les malheureux partent par convoi. On refuse d'y croire ou on l'ignore tout simplement jusqu'à ce que nous même ou quelqu'un de proche ait son billet en main. Alors on réalise que c'est une guerre et que le silence nous tue.
L'amour est précieux et mérite qu'on s'y abandonne, ô combien. Mais quand nos yeux se ferment, que ce ne soit pas sur tout. Trop d'inconscience pourrait nous coûter cet œil qui nous est si cher.
Garçons et filles de tous genres et de tous âges, vivez ! Mais pas à n'importe quel prix.
Voilà un train qu'il vaut mieux rater.



Mise à jour pour ceux qui ont vu 2012 : vu avec quelle indifférence on laisse faire les choses en Afrique, que croyez-vous qu'il se passe sur ce continent dans le film ? N'est-ce pas un rebondissement intéressant occulté (volontairement ou non) par les scénaristes ?

lundi 30 novembre 2009

Chaîne du froid.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard.


Fait froid dehors, fait froid dans le train mal chauffé (ou pas du tout).
Est-ce que je vais chopper la grippe d'avoir froid ou bien en rompant la chaîne du froid en chauffant chez moi ?

vendredi 27 novembre 2009

Logi(sti)que.


A l'heure, matin et soir.


Faisons le point.
Y'a école, on le sait.
Y'a des internats en gros à Sarlat, Bergerac, Sainte-Foy et sûrement Libourne. J'en sais rien mais je devine.
Y'a des vendredis, depuis pas mal d'années maintenant.
Chaque vendredi les internes rentrent chez eux en emportant plusieurs kilos de valises, sauf pendant les vacances scolaires où par définition il n'y a pas d'école donc les internes ne prennent pas le train. Ou s'ils le font c'est pour d'autres raisons qui les regardent.
Ce vendredi c'était vendredi. Valises, internes tout y était.
On a vu le feu passer au vert, annonçant l'arrivée imminente du train (j'ai essayé de compter dans la semaine, à peu près 5 minutes). Les deux guichetiers sortent sur le quai et annoncent : le train n'a qu'une voiture, il n'y a pas de place pour tout le monde. Les gens qui descendent à Libourne doivent prendre le bus qui les attend dans la cour de la gare.
Arrive en effet une seule rame du train bleu pointu au lieu de deux habituellement depuis la rentrée. Des gens debout partout, les valises au pied.
On n'a pas voyagé debout longtemps finalement, Perrine et moi, on a eu la chance d'avoir des places rapidement en première classe.
Mais je me demande comment on peut rater un rendez-vous aussi important et régulier comme vendredi = retour = besoin d'un gros train.
Ah si seulement Bison Malin avait pris le train...

mardi 24 novembre 2009

La sécurité avant tout...

J'avais déjà plusieurs fois dénoncé (Voir articles du présent blog "Règlement quand tu nous tiens" et "Info ou Intox"), le zèle inutile des contrôleurs dépensant leur énergie à demander une carte Esay Pass fictive, alors qu'il semblerait plus efficace d'employer cette énergie dans la ponctualité et/ou le départ des trains.

Certains critiquerons mon manque d'indulgence à l'égard des contrôleurs, en me faisant remarquer qu'il ne sont pas responsables du retard des trains...

Pourtant, j'apprends sur ce blog que Bernard, que je n'ai pas vu depuis Jeudi dernier, a été victime d'une suppression de train, parce que le contrôleur avait disparu.

Si c'est un enlèvement dont il a été victime, on pourra à juste titre critiquer mon manque d'indulgence. Mais vu la fréquence des trains retardés au départ, ou même annulés, pour cause de défaut de contrôleur, la thèse du rapt s'effondre.
On trouve des zélés pour demander une carte inutile, mais parfois, il n'y a personne pour faire partir un train à l'heure, ou même partir un train, tout simplement.

Bernard a également narré ici l'histoire d'une pauvre femme couchée à terre, à cause d'une chaussette malencontreusement coincée dans le marches crantées de l'escalator, (?!?), et de sa valise, qui s'agitait par la seule force motrice dudit l'escalator l'ayant emporté, devant le regard indifférent d'un contrôleur, qui a pris la fuite plus ou moins consciemment.
Et ce alors qu'il est fait régulièrement l'alerte d'être vigilant aux bagages sans surveillance. (Il est vrai qu'aucune consigne ne donne la marche à suivre pour le cas où l'on serait confronté à un femme gisant sur le sol, on ne peut donc reprocher au contrôleur de ne pas s'en être soucié.)

Lorsque les déficiences chroniques touchent la sécurité, cela devient préoccupant...

Un jour, je m'apprétais à traverser la voie à la gare de Ste Foy La Grande, au passage aménagé pour cela. Je regarde alors le signal représentant grossièrement un bonhomme écrabouillé, qui s'allume en rouge si un train doit passer.
Le bonhomme écrasé étant éteint, je pensais pouvoir traverser en toute quiétude derrière le train duquel j'étais descendu. Nous étions même trois ou quatre à le penser quand retentit soudain le klaxon d'un train sur la voie d'en face, qui allait dans l'autre sens. La signalisation est restée éteinte, puisqu'apparemment, elle ne marche que dans certaines circonstances.

Je me demande comment il n'y a pas plus de morts !

Il nous est bien rappelé le danger de traverser une voie. Des petites étiquettes "ludiques" nous expliquent qu'il faut descendre à quai, et jamais sur la voie d'en face, étant donné qu'un train, invisible tant qu'on n'est pas sur le rails, pourrait brusquement vous faucher sur son passage...

Pour cette raison de sécurité évidente, les portes du train s'ouvrent toujours, heureusement, du côté du quai, et non du côté de la voie d'en face.

Mais pas cette fois-ci...




Sur la suivante, attention au train faucheur !

Info ou Intox

Je n'ai pas pris le train, ni hier, ni aujourd'hui, car je travaillais près de chez moi pendant ces deux jours !

J'en avais oublié la sensation de rentrer chez soi à une heure permettant encore de profiter de la soirée, sans avoir à me soucier du retard journalier de notre train...

J'ai pu prendre le temps de consulter mes e-mail, et de lire un message que m'a adressé ce jour un autre usager, que j'avais informé du caractère illégitime de la demande récurrente des contrôleurs de la carte "Easy Pass".

Je retranscris tel quel le message :

"On vient juste de me demander la fameuse Carte "Easy Pass". Il s'agit d'un contrôleur assez con, et très "règlement", que j'avais déjà repéré.

Je lui ai montré la carte tout en lui disant -cordialement- qu'elle n'avait aucune utilité. Il m'a servi le discours habituel, à savoir qu'elle se substituait à l'attestation d'employeur, et qu'avec la photo, il pouvait vérifier que c'était bien moi.

Ce à quoi je lui ai répondu que :

1. Il n'est nullement indiqué que cette carte devait être produite (il en a convenu).

2. Je peux en "fabriquer" à volonté puisqu'elle est délivrée "gracieusement" aux guichets.

Il m'a dit qu'il était conscient du "problème", et qu'il allait faire remonter l'information pour modifier en conséquence le libellé des billets !"


Alors, info ou Intox ?

Un contrôleur détiendrait-il un tel pouvoir de faire changer un règlement fixé par les technocrates de la compagnie?

A suivre dans les prochains jours...

lundi 23 novembre 2009

Boum boum.


A l'heure, matin et soir.

On a parlé ciné avec Perrine. 2012, The Box, Donnie Darko, L'armée des 12 singes. La fin du monde, la valeur de l'humanité aux yeux de l'univers, des morts partout, un conversation bien sympa.
Soudain, peu après Libourne Boum Boum contre la paroi de droite. Un bruit métallique. Ceux qui comme moi ont été terrorisé par le Dark Water de Hideo Nakata ont une idée de ce que ça m'a fait. Et puis plus rien. Et puis un autre bruit à la fois proche et éloigné de quelque chose qui traîne. Pas de contrôleur en vue, on ne peut que subir notre inquiétude.
Je me souviens des fois où le train a heurté un animal. Des chocs secs et sonores sous nos pieds, comme des branches d'arbre.
Là non. Boum Boum.
Le train a roulé et est arrivé normalement. En descendant j'ai cherché à voir ce qu'on entendait, je m'attendais à une grille manquante. J'ai rien vu.
Mystère.

Bon voyage...

vendredi 20 novembre 2009

Quitte ou double.


Le matin, supprimé.

Le soir, à l'heure.

Ça nous tombe dessus quand on s'y attend pas.
J'étais bien dans le train, un peu juste mais à l'heure. Le chef de gare monte dans le train et nous salue. Je sais pas si vraiment c'était le chef de gare ni comment on l'appelle mais visiblement c'est le jeune chef de quai qui l'avait fait venir, il fallait pour nous annoncer la nouvelle non pas un sous-fifre comme lui mais un vrai chef, un vieux. Que nous appellerons Chef de Gare, faute de mieux. Ou bien Chef de Quai supérieur ? Mais je m'égare.
Mesdames et messieurs nous n'avons pas de contrôleur, on ne sait pas du tout où il est. Les personnes qui vont à Libourne doivent prendre le train qui part à 7h34, les autres prendront le train de 8h vers Bergerac où un bus prendra en charge ceux qui vont jusqu'à Sarlat.
Rien ne sert de protester, c'est fait. Me voilà avec 1 heure d'attente en gare, 25 minutes de retard au boulot.
Est-ce que le contrôleur manquant nous a rejoint ? En tout cas, dans le train de 8h, il y avait 2 contrôleurs. J'ai le vague souvenir d'une fois où le train n'était pas parti parce qu'il n'y avait qu'un contrôleur au lieu de deux. Pourtant la norme semble être le monôme plutôt que le binôme. Vu qu'un contrôleur s'en sort seul, c'est aussi bien de prévoir une équipe de 2 pour faciliter la tâche de chacun et en même temps de ne pas léser les voyageurs en cas de défection de l'un des deux.
Et oui j'ai détourné monôme de son sens, pour tout dire je croyais même que le mot n'existait pas du tout.

jeudi 19 novembre 2009

Merci pour votre vigilance.


Presque 10 minutes de retard, matin et soir.


La gare de Bordeaux.
Les trains sont au niveau zéro, l'accès aux quais se fait par des passages sous-terrains. On entre dans la gare, on descend, on monte, et hop dans le train (quand il est là).
En descendant l'escalier, ce matin, j'entends le bruit d'un valise à roulette qu'on laisse choquer à chaque marche. Quand elle entre dans mon champs de vision, je me rends compte que la pauvre chose vit la dure vie du bagage sans porteur. Livrée à elle même sur l'escalator, elle se laisse porter sur un peu de hauteur jusqu'à ce que son poids l'entraîne à nouveau vers le bas où une nouvelle marche l'emporte sur quelques centimètres etc. Un mouvement perpétuel avec un coup de pouce électrique.
Je remarque un contrôleur qui regarde la scène avant de tourner et monter l'escalier (en pierre celui-là) que je viens de laisser derrière moi.
Me viennent à l'esprit les mots de l'annonce diffusée régulièrement dans la gare et dans les trains : "nous rappelons aux voyageurs qu'ils ne doivent pas laisser leur bagages sans surveillance. merci de signaler tout bagage ou colis qui vous paraîtrait abandonné. Merci pour votre vigilance."
Mon train part dans quelques minutes, j'avoue que je suis tenté de m'éclipser comme le contrôleur qui a disparu sans laisser de trace. Je tourne dans le tunnel vers mon quai (le bug de la voie 6 tient toujours) et note du coin de l'oeil, en haut de l'escalator une sorte de clodo assis là en haut des marches, son barda tout autour. Je fais trois pas en me demandant quand même quel genre de clodo se mettrait là, même très bourré. Je fais demi-tour. C'est une dame pas loin d'être âgée, le talon de la chaussette coincé dans l'espèce de fourche qu'il y a en haut de l'escalator (ces petits picots qui entre dans les rainures des marches). J'accompagne la fidèle valise vers sa maîtresse à la vitesse de l'escalier mécanique. Je la confie au sosie de Peter Lorre qui vient de nous rejoindre et m'assoie à côté de Cendrillon pour dégager sa chaussette. Je ne pose pas de question, je ne sais pas comment elle a pu perdre sa chaussure et coincer sa chaussette là. Je l'aide à se relever, elle dit "heureusement que j'ai réussi à me retourner pour m'asseoir". Je l'imagine vaguement à plat ventre en haut de l'escalier, la chaussette coincée dans les marches et je me dis qu'effectivement, j'aurais peut-être eu un peu peur moi-même.
Peter Lorre lui donne sa chaussure, qu'elle remet, elle me dit merci faute de comprendre que mon regard insistant est plus inquiet et curieux de la situation qu'une recherche de reconnaissance. Je réponds "de rien", au moins aussi soulagé qu'elle de voir que tout va bien, et reprends l'escalier en pierre vers mon train. Je craignais que Peter Lorre ne le rate en restant plus longtemps avec elle mais non, il est arrivé à temps, je suis même pas sûr qu'il aie réalisé qu'on prenait le même train tous les matins.
Je sais pas depuis combien de temps elle était là, j'espère qu'elle n'avait pas de correspondance.
Quant au contrôleur il n'a pas reparu.
Merci pour votre vigilance.

mercredi 18 novembre 2009

Une bulle dans le diamant.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

Je crois que c'était la semaine dernière, sur le quai de la gare du soir, j'entendais un rire. Pendant qu'on discutait en attendant le train, j'entendais les éclats de ce joli rire et j'ai tourné plusieurs fois la tête pour voir d'où il venait. Une ado blonde pas très grande. Un rire sonore, qui vient de la gorge. Le rire d'un bébé. Dans ma tête je me disais "que c'est beau", en tendant l'oreille.
Quelques soirs plus tard, je reconnais sa voix et la retrouve entourée de ses copines qui tentent de l'arrêter. Je finis par comprendre qu'elle est ronde comme une queue de pelle, beurrée comme un petit Lu, pleine comme un œuf. A ses copines qui s'inquiètent de la réaction de ses parents elle répond "mais il voit jamais rien mon père".
Une drôle de chose, la beauté.

lundi 9 novembre 2009

Règlement quand tu nous tiens...

La compagnie est reine des règlements plus ou moins flous, d'un intérêt plus ou moins évident.

Même lorsque l'objectif poursuivi est d'une grande simplicité, les règles édictées sont toujours complexe, tirées par les cheveux, émanant d'une logique à l'envers de mathématicien.

Prenez la règle du compostage des billets. C'est simple ! Le billet peut être acheté à l'avance,mais ne doit servir qu'une seule fois. Le compostage permettant de vérifier qu'il n'a pas déjà été utilisé.

Pour le train les machines à composter sont dans la gare. Si l'on arrive dans le train au dernier moment, une annonce passe, précisant qu'il est obligatoire de composter son titre de transport. Si cette formalité n'a pas été accomplie, il faut se présenter spontanément au contrôleur lors de son 1er passage, et ce avant le début des opérations de contrôle.
Oui mais voilà, le contrôleur, parfois, on le cherche, et on ne le trouve pas !et quand on le voit enfin pour la 1re fois, il a déjà commencé les "opérations de contrôle"...
Ne serait-il pas plus simple de mettre une borne à composter à l'intérieur du train, comme dans les bus et tram, afin d'éviter toute ambigüité et discussion sur le caractère spontané de son auto-présentation auprès du contrôleur ?

Voici un exemple de règlement tordu.

Règlement quand tu nous tiens...

Mais quand tu nous tiens pas, c'est pas la peine de faire preuve de zèle à appliquer bêtement un règlement stérile et infondé !

Je m'explique :

Un matin, j'ai été contrôlé par une zélée qui appartient la nouvelle mouvance des contrôleurs réclamant avec frénésie la carte "easy pass" en sus du billet d'abonnement mensuel.

Pour rappel, il y a 3-4 ans, il était exigé qu'une attestation d'employeur soit présentée avec le billet au contrôleur, vu que l'abonnement mensuel était réservé aux "travailleurs".

Depuis 3-4 ans, il semblerait que cette exigence ne soit plus de rigueur.
A la place de l'attestation de l'employeur, il nous est donné au guichet cette carte easy pass.
Or, celle-ci ne sert à rien, puisqu'elle est gratuite, et donnée à qui veut bien la prendre.

D'autres cartes, à l'inverse, sont utiles (malgré leur nom ridicule), comme la "easy air", par exemple, qui est une cartes payantes, sur présentation de laquelle des réductions sont accordées.
Il est donc logique de présenter de telles carters lors d'un contrôle.

En revanche, l'"easy pass" ne sert à rien. Elle n'est pas exigée pour acheter son billet, elle n'est pas payante, elle est destinée à n'importe qui.
Si j'en voulais 45 en y mettant autant de noms différents dessus, accompagnées de la même photo, ce serait possible ! (Faudra que je pense à la faire celle-là !)

Or, la seule présentation, lors d'un contrôle, de mon billet d'abonnement mensuel, en cours de validité au niveau des dates, sur lequel j'aurais inscrit mon nom pour prouver que ce billet ne m'a pas été fourni par une comparse, permet d'attester du fait que je suis en règle pour voyager, ce qui l'objet même du contrôle.

Et bien, non !
Ca ne suffit pas. Il faut en plus que je montre cette carte fictive "easy pass", qui m'est réclamée par un contrôleur sur trois.
Je dis bien fictive, car elle n'apporte aucune précision sur la régularité de ma situation, elle ne sert donc à rien.

Ce qui s'inscrit dans la tendance de nos transporteurs de ne pas être efficaces sur l'essentiel qui serait utile (ndlr : arriver à l'heure) ; mais qui redoublent d'énergie pour édicter des règles toutes plus stupides les unes que les autres, d'une inutilité affligeante.

Trouvant ce genre de requête débile, j'ai rangé la carte "easy pass" dans un porte carte translucide, sous mon billet. (Je précise que c'est le billet petit format, pris à la machine, qui est de la même taille que la carte).
Ce qui fait que sur le dessus de l'étui, on voit bien le billet, avec mon nom dessus, et au verso de l'étui, on ne voit qu'une face de la carte "easy pass", que j'ai pris soin de mettre à l'envers, rien que pour les emmerder.

Ainsi, la face visible de la carte est celle où il n'y a que le règlement écrit, et non pas celle sur laquelle il y a la photo et le nom.
Ce qui oblige le contrôleur zélé à devoir retirer la carte de son fourreau s'il veut voir la photo et le nom.
Et c'est là qu'intervient la subtilité : la carte est presque coincée, et très difficile à sortir pour le non-initié.

Ce matin, cette contrôleuse de la nouvelle vague a tenté, en vain de retirer la carte de son écrin.
Face à son échec, elle m'a rendu le tout, en me demandant de sortir la carte moi-même.

Je commence alors à toucher ma carte, d'un air hésitant.
Puis, sentant le vent de la rébellion poindre en moi contre les oukases de la compagnie, je me mets à regarder mon interlocutrice, en lui disant :
"Et puis pourquoi je vous la montrerai cette carte easy pass"

Et elle, de me répondre :
"Parce-qu'elle doit être montrée à l'appui du titre de transport"

Ce à quoi je lui ai objecté :
"Je ne vois pas pourquoi j'aurais à vous montrer cette carte, dans la mesure où il est indiqué noir sur blanc sur le billet que doit être produit lors du contrôle une attestation de l'employeur ; de plus, cette carte est donnée de manière illimitée gratuitement à qui veut bien la prendre, et ne donne droit à rien ; elle est donc inutile"

C'est alors qu'elle me précise :
"Cette carte se substitue à l'attestation de l'employeur".

J'ajoute à mon tour :
"Je ne vois pas sur quel fondement vous appuyez cette affirmation, puisque l'existence de cette carte n'est mentionnée nulle part sur mon abonnement. J'estime à ce titre ne pas avoir à vous montrer cette carte."

Elle n'insiste pas, et me répond :
"Très bien, où est-ce que vous descendez ?",

Je lui dis que je descends à Ste Foy ; elle regarde alors sa montre, en se parlant à elle même, en adoptant une attitude laissant entendre que des sanctions redoutables seraient prises à mon encontre, comme une interpellation par la police ferroviaire. (Le pire, c'est que ça peut arriver, ils sont souvent à la gare de Castillon...)

Et au final, personne pour formaliser mon arrestation. De toute façon je m'en foutais, j'avais la carte. Après, peut-être peuvent-ils me coller la prune pour refus de contrôle ? J'en doute. Mais bon fallait tenter le coup !

Mon refus d'obtempérer peut paraître tout aussi stupide que l'obstination dont fait preuve un contrôleur qui voit pourtant qu'on a payé son billet.

Mais mon attitude s'inscrit dans le militantisme idéaliste, ou, au choix, le fanatisme idéologique, dont je fait preuve contre la compagnie, dont les carences choquantes et les dysfonctionnements abusifs rendent inadmissibles le zèle parfois déployé pour des choses inutiles. Et la marge de manoeuvre dont nous disposons, nous les usagers, est si faible, que le moindre faille, (comme le défaut d'actualisation du règlement sur le billet) ne peut être ignorée.

A l'avenir, je me munirai d'une attestation de l'employeur que je me suis procurée ce jour, et que je présenterai à l'appui du billet de train, tant qu'il sera mentionné dessus qu'il faut fournir cette attestation, et non la carte "easy pass". Je refuserai de présenter la carte, en m'appuyant sur le règlement tel qu'il est formulé, et en présentant le d'office l'attestation. Et là, il ne devraient rien pouvoir me dire, vu que j'applique à la lettre le règlement !
Le jour où il sera expressément mentionné sur le billet l'obligation de présenter la carte, je serai alors bien obligé de m'exécuter !

Sauf que les membres de la compagnie doivent lire le blog, à moins que ma rébellion ait fait jurisprudence, car depuis cette aventure d'il y a plus d'un moins, on ne m'a jamais plus redemandé la carte, comme quoi, le billet suffisait en fin de compte !

mardi 3 novembre 2009

Le bon français.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

J'ai appris aujourd'hui qu'un ministre avait lancé un site web invitant les gens à exprimer ce qu'est pour eux l'identité nationale. Un débat de qualité où l'on censure semble-t-il à tour de bras, entre autre les remarques sur les inégalités dans le simple traitement des discriminations. J'avoue que j'en ai pas lu grand chose, le discours sur la grandeur d'un peuple (quel qu'il soit) m'ennuie assez vite. Qu'on se respecte les uns les autres, des droits égaux pour tous, pardon : pour TOUS, voilà le genre de société dans laquelle j'ai envie de vivre. Et ça ne devrait pas dépendre de la terre sur laquelle je pose mes pieds.
Mais je m'égare.
Le train avait du retard, ce soir. Comme ça arrive souvent, le haut-parleur annonce un peu avant Libourne si la correspondance vers Paris se fera à Libourne ou à Bordeaux une heure plus tard. Aujourd'hui elle l'était. En nous l'annonçant, le contrôleur s'est laissé aller à faire une liaison mal-t-à-propos, comme on disait quand j'étais petit. Vous savez, du genre "les quatre-z-amis sont montés dans le bateau, ça va-t-être une belle traversée".
Ce soir, c'était pas la première fois que je l'entendais mais j'arrivais jamais à me souvenir de la formule. J'ai fait un effort de mémoire ce coup-ci : "votre attention s'il vous plaît, la correspondance pour le TGV vers Paris-Montparnasse sera-t-assurée en gare de Libourne, je répète, la correspondance avec le TGV pour Paris-Montparnasse sera-t-assurée en gare de Libourne."
Oui oui, il l'a répété. Tant qu'à faire...
On a essayé de lui trouver des excuses (après tout, on dit comment va-t-il), mais ça n'a pas suffit. A vouloir parler trop bien on parle comme un illettré. Pour preuve, Damien m'a fait remarquer que mes derniers messages sont bourrés de fautes (mais peut-être qu'il exagère) il a même utilisé un mot que j'ai oublié mais qui devait être synonyme de "choquantes" ou "grossières", faudra que je lui demande.
En attendant, je vous invite à les dénicher et à m'en faire part via les commentaires si vous êtes sûr de vous, ou par mail si vous avez un doute. N'allez pas vous rendre ridicules, non plus.

lundi 2 novembre 2009

Chante rossignol, chante.


A l'heure, matin et soir.

Une petite histoire de rien du tout.
On avait une contrôleuse très dynamique sur le trajet du retour. Jeune, la voix claire quand elle annonce le contrôle des billets à la rame.
En même temps, on a remarqué que pour annoncer le départ du train le coup de sifflet était inhabituel. En général c'est une note longue. Parfois, avec les débutants timides, c'est un crachotis poussif. Là on avait de l'inventif. Un coup de sifflet façon tagada-tsoin-tsoin. On n'a pas réussi à voir si c'était elle ou son collègue plus âgé.
Une autre fois peut-être.

jeudi 29 octobre 2009

C'est ça l'été indien ?


A l'heure, matin et soir.

Tout va bien, on a en gros le chauffage le matin et la clim le soir.
Il fait plus froid dans le train que dehors. C'est dommage parce que dans ces trains bleu à l'avant pointu on peut pas ouvrir les fenêtres...
Par contre dans le vieux train surchauffé du matin, on peut.

mercredi 28 octobre 2009

T'es qui toi ?


Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard.

Le train endort, ça se sait.
Alexandre, un matin, dormait tellement bien qu'il en a raté sa gare. Il a dû prendre en catastrophe le train dans l'autre sens à l'arrêt suivant.
J'ai vu un gars tellement endormi qu'il regardait le contrôleur sans le reconnaître, l'obligeant à expliquer sa présence "votre billet s'il vous plaît".
Et une dame, a priori bien éveillée elle, mais tellement concentrée sur sa lecture qu'elle n'a pas réagi à l'arrivée du contrôleur. Il a fallu passer la main devant ses yeux pour attirer son attention.
Je dors pas, je somnole.

mardi 27 octobre 2009

A rebours.


Le matin, 10 minutes de retard au départ.
Le soir, 20 minutes.

Il s'est passé un truc rigolo ce matin. Le genre de chose qu'on ne croyait pas voir arriver.
En arrivant sur le quai, j'entends la voix de la gare annoncer "votre attention s'il vous plaît, en raison de la réutilisation d'un train arrivé tardivement, le train TER à destination de Sarlat partira avec un retard de 15 minutes environ."
Le tableau d'affichage confirme : retard probable 15 minutes. Mais lui, comme il annonce qu'on passe par Mérignac, on a peut être tort de lui faire confiance. J'aurais dû comparer avec le verso.
En tout cas, au bout de quelques minutes, l'affichage a changé pour n'annoncer que 10 minutes de retard. Ça mérite d'en parler parce que d'habitude, ça augmente plutôt de 10 en 10 minutes et quand on atteint 45 le train est supprimé.

jeudi 22 octobre 2009

Standardisation, ou la difficulté de s'exprimer en public.


Le matin, 10 minutes de retard à l'arrivée.

Le soir, à l'heure.

Retour à la normale. Un train bleu (reconnaissable à son avant pointu), un contrôleur habitué de la ligne. Départ à l'heure, mais ça nous surprend toujours un petit peu.
On était équipé de l'annonce automatique, on n'a pas entendu la voix du contrôleur sauf quand il a demandé à voir nos billets.
A Vélines, le train ne repart pas. Quelques minutes passent et la voix pré-enregistrée, celle qu'on connaît tous quelle que soit la gare où l'on prend le train en France, se fait entendre dans le haut-parleur "Votre attention s'il vous plaît..." et nous donne sa version de notre train s'est arrêté (inopinément, qu'elle a dit) en pleine voie, pour votre sécurité veuillez rester à vos places et ne pas tenter d'ouvrir les portes. J'ai pas retenu la formule exacte, y'avait des mots partout. En plus on n'était pas "en pleine voie", on était encore à la gare. Je crois même que les portes étaient toujours ouvertes... Je me suis demandé comment ça marchait. Est-ce que c'est le contrôleur qui a appuyé sur un bouton pour lancer le message ? Ou bien est-ce que c'est automatique, au bout d'un temps d'arrêt (inopiné) prédéfini ?
Et ces messages standardisés alors ? Je discute pas l'intérêt de l'annonce des gares. Au moins, la voix est claire et intelligible. Mais après l'invitation à ne pas quitter nos places, il y en a eu un deuxième disant que le train était bloqué et qu'on aurait des informations ultérieurement. Au bout d'un moment le train d'en face qu'on aurait dû croiser plus tôt est arrivé, libérant la voie pour notre train qui a démarré.
On a effectivement eu des informations. Mais !? Le contrôleur est passé dans le couloir en annonçant à forte voix "mesdames messieurs notre train roule avec 10 minutes de retard dû à heu... un train dans l'autre sens". Je n'ai rien de personnel contre lui, mais d'abord j'ai pas compris pourquoi il n'utilisait pas le micro pour nous l'annoncer. En plus on sentait l'improvisation de dernière minute et visiblement c'est un message qu'il aurait aimé avoir d'enregistré tout prêt. Cela dit, ce serait un investissement justifié.

Ça m'a rappelé un épisode de mon service militaire. Je devais distribuer un papier rose (j'ai oublié comment il s'appelle) à tous ceux qui ne l'avait pas déjà dans leur parachute. Le papier, si je me souviens bien, devait être signé et daté par chaque parachutiste avant le saut ; ça permettait de savoir qui avait sauté avec quel parachute (ils étaient numérotés) et qui avait plié ledit parachute. Et inversement. Bref, me voilà avec ma voix aigüe et vibrante de timidité à attirer l'attention de militaires appelés ou engagés. Il y a eu bien sûr l'inévitable "c'est un mec lui ?", mais ça je l'ai entendu si souvent que ça pourrait être le titre de ma bio. Et puis un camarade plieur m'a rapporté qu'un des gars avait émit cette hypothèse "je parie que si je lui donne mon adresse, il la prend". Il ne l'a pas fait.
Quand je pense que j'aurais pu épouser un militaire de carrière...

mercredi 21 octobre 2009

Over the rainbow.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard au départ.

Avant-après.
La pluie-le beau temps.
Hier-aujourd'hui.
La grève-le service normal.
Se retenir-oser.
Le changement est partout, on en a plein notre vie. Si chaque changement radical se faisait avec la promesse d'un arc-en-ciel, on en vivrait certains avec moins d'angoisse et de chagrin.


Marie est revenue de son congé la semaine dernière. Ce matin, elle est arrivée de justesse avant le départ du train, sans avoir le temps de prendre son billet. Heureusement elle connaissait la contrôleuse, pour avoir travaillé pour la Compagnie pendant un temps. Du coup, elle a voyagé l'esprit tranquille.
Le soir, on a tous attendu le train à l'intérieur de la gare à cause de la pluie. Plus tard, je prenais les arcs-en-ciel en photo quand je l'entends éclater de rire derrière moi et dire "j'ai complètement oublié d'acheter mon billet !".
Comme quoi, avoir l'esprit tranquille fait oublier certaines nécessités...


mardi 20 octobre 2009

Une heure de sommeil en plus.


Le matin, 30 minutes de retard. "En raison de difficultés dans la préparation d'un train"

Le soir, à l'heure.

Jour de grève.
Mon train habituel est remplacé par un bus à 5h20. Bien trop tôt.
Alors j'ai pris celui qui part une heure plus tard. C'est une bonne chose, ça me rallonge ma nuit d'autant.
En arrivant j'ai aperçu une équipe de télé qui filmait les quais depuis le hall de la gare.
Sur le quai en question, j'ai vu plein de monde mais pas de train. Le notre était annoncé avec 10 minutes de retard, le TGV vers Lille sur la voie d'en face 20 minutes. Sans qu'on sache pourquoi, les retards des 2 trains semblaient dépendre l'un de l'autre. Le TGV qui devait partir 10 minutes avant nous avait 10 minutes de retard en plus, résultat ils étaient censé partir en même temps...
Perrine a demandé au chef de quai ce qui se passerait à l'arrivée des train et Renaud (c'est son prénom, il avait un badge) a répondu que le premier arrivé partirait le premier.
Je le tenait à l'œil, avec sa promesse à la noix.
On attendait notre train en surveillant l'affichage des retards, qui augmentait de 10 en 10 minutes.
Avec 30 minutes de retard, c'est nous qu'on a gagné.

lundi 19 octobre 2009

Notre manif à nous.


10 minutes de retard annoncées au départ, 5 à l'arrivée. Matin et soir.


J'ai déjà parlé des jeunes qui écoutent la musique avec leur téléphone, sans écouteur. Bon d'accord les écouteurs, à long terme, c'est mauvais pour les oreilles. Mais de la musique qu'on n'aime pas, diffusée avec une qualité de son qui prouve bien que là n'est pas la fonction d'un téléphone, les oreilles, nous, ça nous les casse.
Damien, qui doit en avoir de plus grosses que moi, a accompli ce soir une chose que j'avais déjà eu l'idée de faire en sachant que je n'oserais jamais. Quand un des voyageurs a lancé la musique sur son téléphone (il m'a fallu un moment avant de réaliser que ce n'était pas la sonnerie), Damien a sorti son portable pour nous faire écouter l'enregistrement (merdique ça va de soi) du concert où il était samedi et où je serais bien allé moi aussi si j'avais pas oublié. Perrine a un téléphone à peine utile : on peut pas écouter de la musique avec, ni prendre de photo !!! Heureusement, je suis équipé et j'ai ajouté mon Sex Bomb de grain de sel à la cacophonie. Au bout d'un moment, les gars se sont levés et on quitté le wagon, portable coupé. Peut-être parce que le train était sur le point d'entrer en gare.
Il y avait une jeune fille avec une guitare quelques rangs devant moi qui me regardait avec un drôle d'air comme si j'étais responsable de tout ça. D'abord non : je n'étais responsable que du tiers de l'ambiance musicale, et en plus c'est Damien qui a commencé. Moi je l'ai dit : j'aurais jamais osé.

jeudi 15 octobre 2009

Système D.


A l'heure, matin et soir.


Un autre sujet que j'ai déjà évoqué mais qui concerne nos vies à tous, du chien au roi en passant par le voyageur en TER : les commodités.
Parfois y'a pas de savon. Parfois y'a du savon mais y'a pas d'eau. Parfois y'a tout ce qu'il faut mais il y a une chose qui manque toujours : de quoi s'essuyer les mains. Le PQ ne manque pas (heureusement !) mais c'est pas fait pour les mains. Je vais pas vous faire un dessin. Si tu comprends pas, demande à un adulte de t'expliquer.
L'une des solutions est de sortir les mains mouillées et de laisser de l'eau, sur les boutons, poignées de portes et dossiers de siège entre les WC et notre place. Avec un petit coup sur les fesses du pantalon en passant. Pas le pantalon de quelqu'un d'autre, j'espère qu'on s'est compris...
Une dame, un soir il y a quelques jours, a eu une idée pas trop mauvaise. Il faisait encore chaud et on voyageait fenêtres ouvertes. Avec la vitesse, l'air s'engouffre et fait voler les rideaux, vaporisant les acariens et autres saletés du tissus dans le wagon. Faute de mieux, notre voyageuse tout juste soulagée a passé les mains par la fenêtre pour les faire sécher au vent. Ça en a fait rire quelques uns, mais combien pour dire qu'elle avait tort ?

mercredi 14 octobre 2009

Le mystère s'épaissit.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 20 minutes de retard.

Les bugs informatiques m'obsèdent comme les pieds obsèdent Damien.
Ce fameux bug de la voie 6 n'est pas réglé.
Episode 3 :
Les panneaux d'affichage sont recto-verso. C'est un peu comme la banane par les 2 bouts, c'est plus agréable, on n'a pas de question à se poser. Il y en a deux d'allumé, qui couvrent la longueur du train. Ça nous fait 4 faces qui annoncent les gares de mon train du matin.
Comme j'arrive le plus souvent par le même côté, je vois toujours la même face, et le bug a fini par me sauter aux yeux. Il s'avère que le jour où j'ai cru que le bug était réparé, je suis arrivé par l'autre escalier...
Résultat : il y a une face sur 4 qui est fausse. Je veux dire qu'elle l'est toujours à l'heure qu'il est. Ou plutôt à l'heure qu'il sera demain, en gros à partir de 6h45 jusqu'au départ du train.
Je me demandais combien de temps il faudrait à la compagnie pour réparer l'erreur, j'en suis à me demander comment marche leur truc...

lundi 12 octobre 2009

Trop d'amour tue l'amour.


A l'heure, matin et soir.


"Tu m'aimes ?
- Oui.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Tu m'aimes ?
- Oui j'ai dit.
- Tu m'aimes comment ?
- Tu m'énerves.
- Ah tu vois, tu m'aimes pas."

C'est à peu près le dialogue d'un film qu'on ma cité il y a quelques années. Si quelqu'un connaît le titre, qu'il le donne dans les commentaires, ce sera le jeu du mois (mais j'ai pas la réponse).
J'ai déjà dit qu'on avait eu le questionnaire d'évaluation du service de La Compagnie, en début d'année. D'habitude, ça s'arrête là.
Mais il y a d'abord eu les descendants de M. Septime. Deux jeunes qui se faisaient passer pour des voyageurs, mais équipés d'un appareil à écran tactile où ils notaient leur voyage, l'état du train, son modèle, le confort et la propreté des toilettes etc.
Après il y a eu le retour des compteurs. Ça cliquait à la montée, ça cliquait dans le couloir, ça cliquait à la descente.
Et puis vendredi soir, un nouveau questionnaire. Pas de notes à donner, juste des détails sur notre voyage en cours, histoire de déterminer si le train que l'on prend est utile (je veux dire rentable) et confortable.
Ce matin re-belote. Deux personnes pour distribuer les questionnaires dans le wagon, un pour la rangée de droite, un pour celle de gauche et la même dame que vendredi soir pour les diriger.
Et ce soir, pas de questionnaire mais un jeune pour nous compter.
Ça frise l'exagération.
Bien sûr tout le monde se demande quel sera l'issue de tout ce débordement d'attention.
Au pire rien ne changera, au mieux ils nous referont la peinture extérieure.

vendredi 9 octobre 2009

La soluce.


A l'heure, matin et soir.


Il y a 15 jours, je soumettais à vos oreilles l'annonce enregistrée dans le train du matin. Un lecteur anonyme (mais pas inconnu) a proposé 3 réponses. Autant dire que s'il n'avait droit qu'à une seule, il aurait perdu.
La bonne réponse c'est bien qu'il manque la partie "les gares" dans le message : "il desservira (les gares) de Cenon…".
Le problème avec l'annonce de l'heure, c'est que les minutes sont dites à un volume plus bas que le reste, ça a sauté à mon enregistrement. Mais ça pouvait compter pour un défaut.
Quant à ta proposition pour Lamothe-Montravel, tu chipotes, lecteur.

jeudi 8 octobre 2009

Retard, mode d'emploi.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 15 minutes de retard à l'arrivée.

En réfléchissant un peu (c'est-à-dire, vraiment pas longtemps) j'ai trouvé quelques raisons qui peuvent faire qu'un train prenne du retard.
Le signal d'alarme. Un geste plein de conséquences. En cas d'arrêt d'urgence (c'est ce qui se produit quand on tire le signal), quand le train redémarre il est obligé de rouler à petite vitesse sur une distance réglementaire. C'est l'explication des 10 premières minutes du retard de ce soir. Arrivé à Libourne, il faut attendre le départ et le passage de deux TGV vers Bordeaux. Et là, c'est le drame. Je n'apprends rien à personne quand je dis que sur un quai de gare on voit passer des trains dans un sens, et puis dans l'autre. Il se trouve qu'à quelques minutes d'intervalle sur la voie 4 de la gare de Libourne arrive notre train vers Bordeaux et quelques minutes plus tard, de Bordeaux, un train vers Sarlat. Quand notre train est en retard, on entend souvent une annonce qui rappelle que "ce train est à destination de Bordeaux". C'est fou le nombre d'étourdis qu'on croise dans une gare. C'est arrivé à une dame blonde ce soir encore. On a bien cru qu'elle allait nous refaire le coup du signal d'alarme (c'est déjà arrivé, je l'ai raconté) mais non, la malchanceuse à pris la chose avec le sourire et on lui souhaite de ne pas vouloir aller au delà de Bergerac parce qu'à cette heure-ci, c'est fini pour Sarlat.
Au final, le train a réussi a rattraper une partie de son retard, 15 minutes à l'arrivée.

Une autre méthode pour qui veut que le train soit en retard : monter lentement. Empêcher les portes de se fermer pour retarder son départ. Vous noterez que ça marche aussi pour le tram et le bus. Et la voiture aussi, tiens. En gros pour tous les véhicules qu'on ne conduit pas et dont le départ dépend de la capacité du chauffeur à nous attendre.

La même raison qu'invoquée ci-dessus avec une subtilité : la responsabilité de la Compagnie plutôt que la nôtre. Un train bondé, les plateformes encombrées de voyageurs debout et/ou de valises.
Vaut mieux ça, qui a envie d'un train en retard ?

jeudi 1 octobre 2009

Est-ce que c'est une lune ?


Le matin, à l'heure.

Le soir, léger retard. La correspondance à Libourne est assurée.

Bon j'ai parlé des gens qu'on croise dans le train, tous les jours ou presque. Certains nous ignorent, d'autres nous saluent et on se demande pourquoi. Le hasard (et le train bondé) a fait qu'on s'assoit à côté d'une nouvelle régulière, arrivée en avril, nous a-t-elle dit. Bien sûr, on a d'abord parlé entre nous, elle lisait le gratuit du matin. Alors, les petits collégiens qu'on aime tant sont monté et on réagi à des cris de filles (heu... non j'ajoute rien, c'est sexiste) à l'autre bout du train. Les garçons, debout dans la travée ont crié aussi entre eux sans qu'on ait le fin mot du scandale. De toute façon, scandale ou pas, à cet âge on parle pas, on crie. En tout cas, un échange de regard entre Damien et la nouvelle a lancé le contact. Une conversation courte mais c'est déjà bien.
Plus tard, Damien me montre la bonne idée qu'il a eue d'associer sa carte Izy Pass avec son billet du mois. Une très longue histoire, qu'il racontera sûrement lui-même. En tout cas, voilà le billet et la carte coincés dans un étui en plastique et lui et moi bataillant à tour de rôle pour les en sortir. De son côté, l'étrangère qui l'est de moins en moins au fur et à mesure que le train avance, jette un regard curieux vers nos efforts, enfin récompensés grâce à nos deux esprits, il fallait au moins ça. Du coup, la conversation à trois reprend et nous voilà un trio à la musique bien sympa et au tutoiement naturel (le mien n'est pas venu tout de suite, je suis vieux).
On s'est quitté en se disant à demain, à moins qu'elle préfère la compagnie de ses livres, après tout ça se comprend. Reste le mystère de ce qui a finalement provoqué ce premier contact. Quelque chose avec la lune peut-être.

mercredi 30 septembre 2009

Il est vivant !


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

Un petit flash-back, si vous permettez.
J'étais pressé, il manque deux petits détails à propos d'hier. D'abord le matin. J'ai vu passer un jeune gars dans le train, blond cheveux courts, chemise violette ouverte sur une chaîne en argent, veste de costume gris, et jeans. Je me dis "tiens c'est drôle, il porte les couleurs de la Compagnie". Quelques minutes plus tard j'entends une voix derrière moi annoncer le contrôle des titres de transport. Arrivé à ma hauteur je me rends compte que le contrôleur était un punk. Jeans et chemise ouverte, non mais on croit rêver.
D'ailleurs il devait vraiment se passer quelque chose. Le soir le train était bondé, j'ai trouvé une place seul et Stéphane s'est assis sur les sièges de la plateforme avant de me rejoindre après Castillon. Bon moi je suis sensible à rien, mais il me fait remarquer que les gens sont agités. A cause du retard, les voyageurs vers Paris se jettent sur la contrôleuse (jolie mais pas très gracieuse) pour savoir ce qu'il en est de leur correspondance (écoutez j'ai appelé, j'ai pas réussi à les joindre alors ça doit être bon).
Et puis les hommes en uniforme. J'ai pas compté mais ils devaient être pas loin de dix. Peut-être qu'ils cherchaient mon punk du matin, j'aurais dû dire qu'il se déguise en contrôleur... Beaucoup sont descendus à Libourne, il en restait trois jusqu'à Bordeaux. Qu'est-ce qui méritait autant d'effectif ?
Non ce qui était vraiment drôle dans l'effervescence de ce train là, c'est le coup du type qui est mort. Trop loin pour qu'on voit quoi que ce soit, le contrôleur attire notre attention en appelant de plus en plus fort monsieur, pour le contrôler. Il se penche et secoue le malheureux. Les gens se lèvent pour voir. Il grommelle en laissant entendre que tout ça était source de problème. Moi-même, qui ne respecte rien, je dis à Stéphane "s'il est mort, on est pas arrivé". Il me rassure en disant qu'à Saint-Emilion (où on était) il était plus logique de continuer jusqu'à Bordeaux en prenant soin de couvrir le cadavre comme dans les avions. Quelques policiers viennent soutenir le contrôleur en difficulté et enfin, la réponse qu'attendaient tout ceux au champ de vision limité : le voyageur était vivant, mais à peine, l'alcool ayant réduit ses capacités de beaucoup... Il a eu droit à une escorte privée, c'est l'avantage réservé aux fraudeurs (mais l'était-il vraiment ?) dans son état. D'ailleurs non, c'est pas rigolo.

mardi 29 septembre 2009

Am stram gram.


Le matin, 20 minutes de retard.

Le soir, à peine 5.

On a failli être à l'heure, ce matin. On roulait tranquillement, pas d'incident ni d'attente impromptue dans une gare. Et puis il a bien fallu qu'on arrive à destination. Le train ralentit et s'arrête en pleine voie. Le contrôleur nous l'annonce au haut-parleur, non on essaiera pas d'ouvrir les portes.
20 minutes, on a attendu. Finalement, le train repart et le contrôleur nous avertit : le train se garera sur le côté gauche dans le sens de la marche. C'est-à-dire sur le voie qui sert normalement au retour.
Am stram gram, pique pique et colégram (l'orthographe est toute personnelle, j'ai aucune idée de comment ça s'écrit). Est-ce qu'on a attendu que le chauffeur tire au sort sur quelle voie il s'arrêterait ?
Faut dire qu'on s'en est bien sorti, le train suivant est arrivé avec une heure de retard "à cause d'un animal sur la voie". Sale bête.

lundi 28 septembre 2009

La fin du bug de la voie 6.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 2 minutes d'avance à l'arrivée !?

Je me demandais combien de jours il faudrait pour que l'erreur d'affichage soit corrigée, si elle devait l'être.
Résultat, ça a pris une semaine.
Voilà voilà.
Combien d'entre vous regrettent d'avoir lu ce billet ?

vendredi 25 septembre 2009

Encore un bug.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard.

A la demande générale, voici un autre jeu, bien plus facile. Celui là aussi est ouvert à tous et à toutes, même enceinte...
J'ai enregistré l'annonce automatique du matin, avant le départ. Le mouvement derrière la vitre, c'est un train qui arrive. Si j'avais mieux préparé mon coup, j'aurais filmé l'affichage électronique mais j'y ai pensé trop tard. Je le referai peut-être.
Bref, il y a une petite erreur dans l'annonce, facile à entendre.



On dirait que le train est vide, mais pas tout à fait. Et surtout, il se remplit au fur et à mesure du voyage.

jeudi 24 septembre 2009

Alors, heureux ?


A l'heure, matin et soir.

C'est ce matin qu'on a eu l'enquête de satisfaction organisée par la Compagnie du Train qui Nous Transporte. Ils ont viré (muté ? retraité ?) le sosie d'Annie Girardot que j'avais l'habitude de voir depuis quelques années et l'ont remplacé par une grande blonde. De même les questionnaires sont maintenant sur du papier couché brillant et imprimés en couleur, contre du noir simple jusqu'à présent. On sait à quoi sert l'augmentation de nos abonnements.
Pour être honnête, j'ai pas osé prendre le formulaire vierge en photo. Ni rempli. De toutes façons, j'écris mal.
Je vais décevoir mes compagnons d'infortune (mais peut-être pas les surprendre), j'ai été plutôt indulgent dans mes notes. Les moyennes étaient supérieures à 10/20.
Le questionnaire est divisé en plusieurs parties. Le trajet que je suis en train de faire (ponctualité, confort, présence et comportement du contrôleur) ; comment je l'ai organisé (comment et avec quelle facilité j'ai obtenu les renseignements me permettant de préparer ce trajet) ; la gare (accès, service, confort, sécurité) ; qui je suis (à peu près tout sauf le nom, la taille et le poids).
Pensez-vous qu'aujourd'hui votre train sera à l'heure ? -> 10/20
Après tout on n'était qu'au début du trajet et d'expérience je sais que tant qu'on n'est pas arrivés tout peut arriver.
Ce train est-il propre ?
Ce train est-il confortable ?
Avez-vous confiance dans les autres voyageurs ?
En situation normale, êtes-vous bien informés ?
Je crois que j'ai mis 7 ou 8/20, après tout, quand tout va bien personne ne nous dit "tout va bien", je crois avoir déjà raconté qu'on nous avait annoncé un train normalement parti (c'est-à-dire sans incident) alors qu'on était encore à l'attendre sur le quai.
En cas de perturbation, êtes-vous bien informés ?
Je crois que j'ai mis 3/20.
Il fallait terminer en remplissant un encadré "quelles sont les améliorations à adopter ?". Qui l'eût cru ? J'ai manqué d'inspiration. Moi. J'ai écrit qu'on aimerait bien avoir des trains climatisés en été, et un peu moins bondés (quand ils le sont).
Si peu éloquent alors que je trouve quelque chose à dire sur le sujet 5 jours par semaine, ou presque. J'ai honte.
J'aurais peut-être dû leur mettre l'adresse du blog...

mercredi 23 septembre 2009

Vous êtes arrivés à :


Le matin, à l'heure. Climatisé dans le brouillard.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes dans la locomotive de queue. On l'entend bien le moteur.

C'est quoi la durée de vie d'un panneau ?
Damien s'est déjà inquiété d'impact sur la vitre du train. Un caillou ? Une balle ? Brrr. On croit partir au boulot et se retrouve à jouer Destination Finale.
Ce soir, en rentrant de la gare, j'ai vu des gosses s'attaquer à coup de marrons. Le fruit je veux dire. C'est pas un grand signe d'intelligence, de mon point de vue, mais vaut mieux le marron de l'arbre que celui du poing. Bref. Les marrons rebondissaient sur le trottoir, et sur les voitures qui passaient. Bon. Et comme un gosse qui court est difficile à atteindre (même pour un gosse), en voilà un qui s'attaque au tramway qui passe à ce moment là.
Est-ce que ça peut casser une vitre un marron ?
Est-ce que je suis un vieux con ?

mardi 22 septembre 2009

lundi 21 septembre 2009

Lundi aussi.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Je pourrais parler encore une fois du monde du lundi soir, mais tant que j'aurais pas compris pourquoi il y a tant de jeunes avec valises le lundi soir sur le quai, je n'aurai rien d'autre à dire que "il y avait du monde ce soir sur le quai".
Et le jour où je ferai ça, c'est que vraiment, je manquerai d'inspiration.
Hum.

vendredi 18 septembre 2009

Vendredi, la même histoire.


Le matin, à l'heure. Climatisé sous la pluie.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. J'ai remis ma veste.

Il y a le lundi. Tout le monde est malheureux parce qu'on retourne au boulot et qu'il se remet à faire beau. Que celui qui n'a jamais entendu "comme un lundi" quand il demande "ça va" retire ses bouchons d'oreille.
Et puis il y a le vendredi. On est content parce que c'est le week-end, bon samedi il pleut mais au moins c'est le week-end, on est vendredi youpi. A ma manière peu expansive, je suis comme ça aussi. A un détail près. Je suis content qu'on soit vendredi soir jusqu'à ce que j'arrive à la gare. Le quai est envahi par une foule d'ados bruyants et de jeunes profs sur les genoux. Les mêmes gens chaque vendredi. Du coup, quand arrive le vendredi soir sur le quai, on a envie d'être mercredi. La bonne nouvelle c'est qu'on avait deux rames et des places pour tout le monde.

jeudi 17 septembre 2009

Est-ce qu'elle respire ?


A l'heure, matin et soir.

On avait une jeunette au téléphone derrière nous, ce soir. Je sais pas à quel moment elle a commencé à parler, mais on a fini par remarquer son débit ininterrompu. Peut-être quand elle a dit qu'elle parlait beaucoup, d'ailleurs tu vois là je suis fatiguée et j'arrête pas de parler quand je suis fatiguée je parle tout le temps et je les connais pas encore bien les gens là-bas tu vois mais je leur parle quand même y'a une nana elle est gavé gentille et y'en a d'autres je leur parle je leur raconte des blagues tu vois et y'en a ils rigolent même pas y'en a qui sont sympa tu vois mais y'en a quelques uns c'est des cas soc'.
Mais la kirsche sur le gâteau, c'est quand elle a raconté ses aventures en voiture.
Mon père a acheté une voiture d'occase tu vois non non elle est toute mimi elle est bleue tu vois toute petite et bleue il a acheté cette voiture tu vois et il m'a dit je te l'offre pour quand t'auras le permis parce que tu vois j'ai pas le permis ça daille alors je conduis tu vois si si je conduis comme ça ça m'entraîne pour le permis le matin sur la route y'a personne tu vois et je conduis et l'autre soir j'ai oublié d'allumer les phares je suis gavé folle moi mon père il me demande t'as pas oublié de mettre les phares je réponds bien sûr que je les ai mis.
Ce matin elle démarrait pas tu vois il faisait froid avec gavé du brouillard tu vois et la voiture elle démarrait pas et mon père il me disait tire sur le comment ça s'appelle tu sais le truc là pour démarrer le machin qui est sous le guidon le starter oui voilà il me disait tire sur le starter mais j'ai pas d'antibrouillard tu vois je roule avec les veilleuses le matin je mets pas les feux de position je les ai pas trouvés parce que tu vois je la connais pas encore bien la voiture je sais même pas me servir des trucs là sur les vitres comment ça s'appelle les laves vitres voilà non les essuie-glaces putain je bugge grave moi.

Il s'est même passé une chose assez rare : quand on est passé sous les tunnels à l'entrée de bordeaux (quatre au total) ah je te perds on passe sous un tunnel voilà c'est bon ah non encore un je te perds oh je vois le pont d'Aquitaine on est presque arrivés ; donc je voulais dire que j'attendais justement que sa communication se coupe, comme ça arrive à chaque fois à cet endroit là. Le dernier tunnel est passé et elle parlait encore, pourtant il est plus long que les autres. Elle devait avoir un très bon téléphone, j'aurais dû lui demander la marque. Cela dit, l'occasion devrait se représenter, il semble que ce soit une nouvelle régulière.

Je me suis perdue ce matin c'était pas dans la même rue que là où j'avais eu l'entretien et j'ai pas le sens de la rotation tu vois et j'ai demandé aux commerçants et personne connaissait la rue alors j'ai appelé la secrétaire tu vois et elle m'a dit vous êtes où j'ai dit je sais pas où je suis elle m'a demandé si je voyais le rond-point mais je voyais rien du tout tellement j'étais perdue tu vois et quand je l'ai trouvé elle m'a dit allez à droite putain j'étais là je me demandais c'est où la droite pendant un quart d'heure j'ai cherché.

A la descente du train, dans l'escalier vers le souterrain, elle parlait encore.

mercredi 16 septembre 2009

Le bug de la voie 6


A l'heure matin et soir. Climatisé.

Je reviens à mon jeu de vendredi qui n'a amusé que moi. Il m'a permis de découvrir que la programmation de l'affichage n'est pas complètement centralisée. Un train qui part voie 1 n'est pas annoncé par le même "programme" que quand il part de la voie 6. Par exemple.
C'est justement ce qui nous arrive, on passe d'une voie à l'autre et si l'affichage est correct voie 1 il ne l'est plus voie 6. J'en ai eu la preuve cette semaine. Mais ça changera peut-être, quelqu'un l'a vu et l'a montré au chef de quai. Quand je pense que j'ai pris le panneau en photo pour me moquer sur internet... Mon manque de civisme me fait honte.
C'est aussi l'occasion de tester l'efficacité de la Compagnie du Train qui Nous Transporte à corriger une erreur. On en reparle demain.

mardi 15 septembre 2009

Le fantasme des uns, la réalité des autres.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 30 minutes de retard. Climatisé sous la pluie.

Bon faisait pas chaud, le train était récent mais court et du coup plutôt bondé. On a trouvé une place en face d'un gars, habillé de jaune clair et blanc cassé, qui travaillait sur son portable. Je vois souvent des gens qui travaillent sur leur ordinateur dans le train. Je parle pas de ceux qui regardent des films. Il y a le professeur de musique, par exemple, qui travaille sur ses partitions. C'est le seul dont j'ai réussi à identifier le métier. Les autres, je continue à m'imaginer qu'ils sont écrivains.
Ce petit bonhomme qui ne présentait pas d'intérêt particulier, en face de nous, avec son air de gosse passionné d'informatique (geek ou nerd, en anglais, si quelqu'un connaît un équivalent valable) je me suis dit qu'il pourrait être le nègre de Barbara Cartland. Je sais pas comment ça m'est venu.
Et puis, tout réservé qu'il semblait être, le voilà qu'il nous aborde utilisant comme prétexte l'absence de réseau. Il parle de concours à travers la France, de frais de train et d'hôtel. Je lui demande quel genre de concours il fait, il répond l'ENA. Ce qui dans le train Bergerac-Bordeaux était à peu près aussi improbable et inattendu que le nègre de Barbara Cartland.
Ma prochaine question aurait dû être "qu'est-ce que c'est ?" mais j'ai pas osé parce qu'il y avait beaucoup de monde autour ; je manque un peu d'amour propre mais j'ai quand même mes limites. Pour les ignares et autres distraits à la mémoire courte qui me lisent, ENA signifie bien Ecole Nationale d'Administration. J'avais bien pensé à cette signification là, mais la vérité c'est que même en sachant ça, j'étais pas plus avancé. J'ai donc posé une question plus subtile : "est-ce qu'il y a une spécialisation ou bien juste “concours de l'ENA” ?". Il m'a répondu en parlant des études qu'il avait faites avant. Tant pis.
Damien, qui a fait des études lui, était plus à son aise pour discuter. Je peux pas répéter ce qu'ils se sont dit, j'ai rien compris.
Après coup, une fois seul et après avoir recommandé à Damien de garder ce gars comme meilleur ami pour le jour où il sera président de la république, on s'est entendu pour dire que cette école là baignait ses étudiants dans des théories qui n'ont plus rien à voir avec la réalité, ni même l'expérience de vie. D'ailleurs, le sympathique petit bonhomme jaune nous l'a dit : les devoirs ne doivent pas être descriptifs, les démonstrations doivent se faire sans exemple, sans référence. Corrige moi Damien si j'ai mal compris.
Le coup de grâce, pour moi, a été sa motivation. D'accord, c'est un machin de petit garçon, un fantasme d'ouvrier ou de joueur de loterie. Mais faut dire que malgré tout, et c'est bien le pire, ça ne m'a pas surpris, c'est aussi l'impression que donnent ceux qui ont déjà quitté l'école.

Hein ? Non non, je dis pas, j'ai toujours eu peur des gens au pouvoir.

lundi 14 septembre 2009

Lundi au frais.


Le matin, 10 minutes de retard au départ. Arrivé à l'heure.

Le soir, à l'heure.

Quand je suis arrivé ce matin, le train n'était pas là. Ça nous est déjà arrivé : à l'heure du départ, l'affichage s'éteint comme si le train était déjà parti (vendredi, on a même eu l'annonce attention au départ) alors qu'il n'était même pas arrivé.
Aujourd'hui, non seulement le train n'était plus affiché mais personne ne nous a annoncé son retard, d'une manière ou d'une autre. Je n'ai vu l'affichage se rallumé qu'une fois le matériel arrivé (comprenez le train).
Un vieux train, sans clim. Trop tôt encore pour le chauffage.
Ce soir, on avait la clim mais une seule rame, on a eu des places de justesse.

Pour ceux que ça intéresse, la solution du jeu de vendredi est bien celle donnée dans l'unique commentaire que j'ai reçu (oui c'est un ami à moi mais il a trouvé tout seul). Il y avait Mérignac à la place de Libourne.

vendredi 11 septembre 2009

¡ Contient des gros mots ! A lire sous la supervision des parents.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Il y a un gars que je vois souvent le soir. Sans préjuger de sa sexualité, vaguement androgyne, du genre coiffeur-homo-fashion. Je veux dire TRÈS fashion. Un style finalement assez culotté dans cette campagne. Je le vois attirer des regards plus souvent amusés et moqueurs qu'indifférents ou respectueux. Ce soir, son arrivée était remarquée. Un jeune déjà sur le quai s'écrie après son passage "c'est un travelo ! C'est un mec ! Putain c'est un travelo !". Toutes les créatures de ce monde sont merveilleuses, alors il s'émerveille. C'est un travelo. Je me dis qu'il faudrait peut-être corriger son vocabulaire, avec un coup du plat de la main derrière la tête en prime. Notre homme est un garçon qui s'habille en garçon. Il est juste un peu fashion. Je veux dire très.
Plus tard, le jeune intrigué part demander une cigarette à l'objet de sa curiosité. L'ingrat s'en vante auprès de ses copains "j'ai taxé une clope au travelo".
Moralité : le sale petit enculé n'est pas toujours celui qu'on croit.

Je ne crois pas avoir été un enfant turbulent, mais j'ai fait mon lot d'âneries. En vieillissant, j'ai oublié à quel point la bêtise des enfants était sans limites.
Entendu dans le train de la bouche d'un collégien : "t'as déjà essayé de mettre des ciseaux dans la prise ? Les doigts mouillés ?"
Mais que font les parents ?

jeudi 10 septembre 2009

Cherchez l'erreur.


Le matin, 30 minutes de retard au départ, 20 à l'arrivée. Climatisé.
Le soir, léger retard, on est resté bloqués sur le pont. Climatisé, deux rames.

Jouons un peu.
J'ai pris cette photo ce matin. J'aurais pu le faire comme preuve par l'image du retard du jour, mais c'était 15 minutes trop tôt.
Il y a quelque chose qui ne va pas.
Les habitués de la ligne devrait le voir assez vite.
Les bordelais devraient pouvoir trouver l'erreur par la simple logique.
Les lecteurs fidèles (il y en a !) et attentifs pourront s'aider d'un de mes anciens posts, ou en fouillant sur internet. Mais vous avez peut-être mieux à faire les gars :-)
Quant à ceux qui ne sont ni les uns ni les autres, ben il vous faudra attendre la solution que je donnerai lundi ou utiliser l'internet qui a réponse à tout.
Sortez de votre réserve, donnez votre réponse via les commentaires.
A lundi donc pour la solution. Si j'oublie rappelez-le moi.

mercredi 9 septembre 2009

Du sens du mot nouveau.


Le matin, à l'heure. Climatisé. Matin frais.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes. Soirée chaude.

Il y a depuis quelques temps une affiche qui dit "La région Aquitaine a mis en place plus de 100 nouveaux trains".
Les esprits naïfs comme moi ont compris : trains neufs. Damien, qui voit le mal partout, en a une interprétation plus juste : nouveaux, comme "nouveau sur la ligne". C'est-à-dire qu'on met des trains neufs quelque part pour remplacer les vieux trains qu'on envoie sur une autre ligne (en occurrence la nôtre) en les estampillant "Nouveau".
Pour être honnête, il y avait longtemps qu'on avait pas eu autant de trains récents. D'ailleurs, je n'en avais jamais eu matin et soir avant cet été.
Mais revenons à nos "nouveaux" trains. Je voyais pas trop quoi dire à propos de cette affiche. A part ce que je viens d'en dire, ce qui n'est déjà pas mal après tout.
Ce soir on avait un vieux train, alors qu'on espérait avoir la clim. D'abord, Damien remarque la déco du mur qui se décolle. De mon côté j'avais repéré un strapontin sans fond mais j'ai pas connecté les deux. Et puis Damien me pointe le plafond du doigt : la moquette en tombe.
J'ai réfléchi, je me suis demandé si ça méritait une photo. Je me suis répondu que oui. Alors je me suis souvenu du coin de tapisserie qui se décollait. Quand je l'ai cadré dans le viseur, j'ai vu l'affiche en arrière plan, derrière la vitre. Je me suis dit, c'est trop beau.
Damien m'a rappelé l'existence du strapontin abîmé et j'avais mon article du jour.

mardi 8 septembre 2009

Socialiser ou pas.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Il y avait un jeune dans le train ce soir avec un instrument de musique. Avec Damien, on n'a pas réussi à deviner ce que c'était, faute de bien le voir. On n'en voyait que le manche avec les cordes, que j'ai oublié de compter. Damien m'a poussé à aller voir le gars pour lui demander ce que c'était, ou mieux, d'en jouer. J'ai pas osé, tout en admettant que c'était une bonne chose à faire. En plus, il a compris qu'on s'intéressait à lui et il a fait vibrer quelques cordes, l'air de rien. Il le faisait peut-être pour lui, mais ça pouvait aussi être une invitation à notre intention. On l'a pas abordé, on le saura jamais.
On peut pas non plus fantasmer trop longtemps sur les rencontres qu'on n'a pas faites, ça mène à rien. Surtout quand on sait que certains préfèrent s'isoler plutôt que de profiter de l'occasion de faire une rencontre qui se présente à eux sans effort. Sur des critères plutôt vagues qui leur appartient. Cela dit, je dis pas bonjour à tout le monde. Pas grave. C'est juste que le métier qu'on fait ne dépend pas toujours de notre personnalité. Et inversement. J'arrête là, sinon Damien va me reprocher d'être trop lourd.
Bref, tout ça pour dire que malgré qu'il marche derrière moi en quittant la gare, je sais pas quel instrument le jeune transportait, ni sa sonorité.
Si la timidité empêche parfois de se retrouver dans le pétrin, elle nous prive aussi d'expériences qui valent le coup d'être vécues, ou du moins de petits plaisirs.

lundi 7 septembre 2009

La clim c'est fini.


Le matin, à l'heure. Un vieux train.
Le soir, léger retard. Climatisé.

La rentrée sonne la fin de l'été. Les jours de pluie sont plus fréquents, le gel douche pourrait remplacer la crème solaire. Y'a moins de monde à la plage, les activités d'été passent au tarif hors saison. Je ne vois jamais les montgolfières après septembre. Le train est à nouveau bondé le lundi soir sans que je comprenne pourquoi. C'est comme une parenthèse qui se ferme sur les deux mois passés.
La parenthèse qui se ferme, comme un crépuscule, c'était la semaine dernière. Tout à coup, on a eu des trains climatisés matin et soir.
C'est aujourd'hui lundi, nouvelle semaine, nouvelle année. Ce matin, vieux train. Pas de clim, heureusement, pas de chauffage non plus. J'ai réussi à faire de la buée sur la vitre.

vendredi 4 septembre 2009

Vendredi. Ohmondieumondieumondieumondieu.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, à l'heure. Climatisé. Deux rames.

Semaine de rentrée.
Les vacances font oublier pas mal de choses. Faut dire aussi que les choses étaient plutôt calmes dans mon souvenirs des derniers mois/semaines d'avant l'été.
Mais là, tout est revenu d'un coup.
Déjà sur le parvis de la gare, plein de monde. J'ai compris très vite. Les internes.
Et sur le quai… Encore du monde. Des valises partout. Une petite fille très jolie mais très hystérique à cause du départ de sa mère. Toute blonde, mais qui inspirait plus de gifles que de poèmes.
Des valises, que dis-je, des ados.
Heureusement, la Compagnie du Train qui nous transporte a fini par lire les statistiques qu'on lui transmet. Ou pas. En tout cas, si c'est pas une décision, le hasard à fait qu'on avait deux rames de train climatisé. Du coup, le voyage était confortable. Pas de valises à enjamber, ni d'écolier grassouillet et excité debout.
Premier vendredi de l'année.
Jusque là tout va bien.

jeudi 3 septembre 2009

Les murs ont la parole.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, à l'heure. Climatisé. Deux rames.

Il y a une école de gendarmerie à Libourne. Le train longe ses murs.
Depuis pas mal de temps, je vois ce graffiti, avec l'envie de le prendre en photo. Non seulement je l'ai fait mais en plus j'ai réussi à le cadrer.
Une vérité autant qu'un préjugé. Mais en cette semaine de rentrée des classes, toutes les motivations sont bonnes pour s'éduquer...


mercredi 2 septembre 2009

Je crois pas au hasard.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé.

Le 25 mai dernier, je parlais déjà des choix illogiques de la compagnie : des vieux trains sans clim les jours de chaleur, des trains récents et climatisés au retour du froid.
Depuis mon retour de vacances, en gros, je tiens le compte des trains climatisés ou non. On était au frais le matin, on crevait de chaud le soir. On pourrait imaginer que c'est par soucis écologique, clim n'est pas favorable à l'environnement. Mais non, depuis lundi soir, on a des trains climatisés. Lundi faisait chaud. Mardi faisait gris. Aujourd'hui aussi. Lundi, on avait 2 rames vaguement pleines (quand je dis 2 rames, c'est deux trains accrochés, comme les TGV). Mardi, 2 rames. Aujourd'hui, jour de la rentrée, une seule. Bon, d'accord on a trouvé une place. Mais la logique m'échappe.
Je me souviens que l'année dernière à la rentrée, ils nous ont fait prendre un bus parce que le bus était trop court et qu'ils craignaient qu'avec les élèves le train ne soit bondé. Alexandre, qui est un délinquant, a refuser d'obéir et il a pris le train. On l'a rejoint quelques arrêts plus tard : le train, comme le bus, était pratiquement vide. Un jour peut-etre que je raconterai la version longue.
Pas de doute, il y a quelqu'un quelque part qui prend des décisions. Mais qui ? Avec quelles informations ?

mardi 1 septembre 2009

Rentrée des classes. Jour funeste.


Le matin à l'heure. Climatisé.

Le soir, 10 minutes de retard au départ. Arrivée à l'heure. Climatisé. Pas sous la pluie mais presque.

Septembre.
J'ai entendu ce matin une femme au téléphone qui s'est présentée comme prof stagiaire de français au collège de Sainte-Foy. J'ai réalisé que la rentrée était proche.
Ma première pensée a été pauvres gosses, qu'on arrache à la tranquille oisiveté pour les envoyer dans un système éducatif jugé inadapté par beaucoup de gens, profs y compris.
Et puis après coup j'ai pensé pauvre de moi. Fini la sieste après Castillon. Ça court, ça crie. Un ouragan quotidien de 20 minutes.
La rentrée amène son lot d'événements réguliers. L'enquête de satisfaction qu'on devrait nous soumettre d'ici quelques jours. Les grèves d'automne. Je prends le pari pour la semaine du 11 novembre, c'est un mercredi, pas de pont autrement.
Tout ça comme un grondement menaçant.
Nous arrivons.
Nous arrivons.

On se croirait dans Torchwood.
WE ARE COMING.



C'est en anglais. Pour la version française, faudra patienter paraît-il jusqu'en octobre, sur NRJ12. Croisons les doigts.

lundi 31 août 2009

L'avenir.


Le matin, léger retard. Vieux train, pas de clim. Faisait frais.
Le soir, 10 minutes de retard à l'arrivée. Train bleu climatisé. Deux rames !

C'était aujourd'hui le dernier jour de Sophie. Nouveau boulot dans deux mois, un job pour faire la jonction. Elle change d'appart ; elle prévoit, avec ses premières paies, d'acheter une voiture, l'internet... La vie quoi.
Quand Alexia est partie, elle avait quelques projets. Le plus grand changement et la plus grande incertitude viendraient de son homme. Partir ou rester, avec quel boulot. J'aurais dû faire mon enquête avant d'écrire, je sais qu'elle travaille, mais lui je sais pas où il en est.
Alexandre bouge beaucoup. Lui et sa moitié sont des scientifiques. Elle finit sa thèse. Après ça, ils se tiennent prêts à poser leurs valises n'importe où dans le monde. Un peu comme cette pub pour le Loto : un globe tourne et un doigt l'arrête au hasard. Si on allait là ? En attendant, la vie lui a offert une année de galère.
Damien, lui, prend toujours le train. Sauf quand il le rate. Ça l'empêche pas d'avoir une vie. Un mariage, peut-être. Finir ses études, se mettre à son compte si tout se passe bien.
L'avenir et les projets qui vont avec.


samedi 29 août 2009

Hors série #2 - Les anciens


Samedi, pas boulot, pas escapade, pas de train.

J'ai fait un truc que je fais rarement le week end, croyez-le ou non : je suis sorti me promener. J'avais une course à faire et je me suis laissé arrêter par une fanfare place Saint-Projet. C'était le genre de course qui peut attendre, et j'aime les fanfares alors j'ai profité du moment.
La leçon du jour : quand on accepte un cadeau de l'Univers, il vous en fait un deuxième.
L'autre leçon, plus abordable : pour voir et rencontrer du monde, il suffit de sortir.
J'ai écouté la fanfare, c'était rythmé, ils étaient rigolos, c'était bien. Et puis dans la foule, je reconnais un visage. Alexandre, ancien du train, appareil photo autour du cou. Il ne prend plus le train mais on est membre à vie de la Compagnie du Train. On a tous bu notre sang en sautillant autour d'un feu un soir de pleine lune.
J'ai enlevé mes lunettes de soleil pour qu'il me reconnaisse et on a mis nos vies à jour parce que malgré tout, on se parle pas souvent. Pendant qu'on discute de choses pas drôles, je reconnais une autre silhouette derrière lui, cette fois le tatoué de Saint-Emilion (voir les Voyageurs Anonymes du 23 mars). Pour l'anecdote, il ne prend plus le train, il a déménagé à Saint-Emilion depuis quelques mois déjà. Il y a maintenant Le Tatoué de Libourne. Un régulier tatoué en remplace un autre.
La fanfare a arrêté de jouer, Alexandre est parti en chercher une autre à photographier, je suis parti faire ma course. Au retour, j'ai croisé le tatoué qui avait fini la sienne. J'ai de nouveau enlevé mes lunettes et on a discuté un peu. Nos affinités sont différentes mais un ancien est un ancien.
Et un visage connu est presque la moitié d'un ami.

vendredi 28 août 2009

Les Compagnies alternatives.


Le matin, 10 minutes de retard à l'arrivée. Climatisé.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes.

C'est pas les occasions de se retrouver qui manquent. Bon nous, le train, c'est le hasard, mais c'est quand même un rendez-vous quasi-quotidien autour d'un élément commun de notre vie.
Sinon il y a les réunions de motards. Ils sont sympas.
Les rassemblements de jumeaux. C'est mauvais pour la vue, on voit double. (facile)
Les conventions de coccinelles. Les voitures, pas le Butterfly Ball illustré plus bas.
Il y a eu Woodstock, mais ça n'arrive qu'une fois. Comme les 15 premières minutes d'Avatar, mais ça ressemble à un buzz destiné à faire croire qu'un film médiocre doit absolument être vu. Mais je m'égare.
Il y a les embouteillages. On s'en passe.
Il y a les concours de bandas.
Et puis, chaque vendredi après-midi, les réunions de vieux qui s'assument. Ils sortent dans la rue au moment où je passe pour aller vers la gare. J'ai été témoin tout à l'heure d'un au revoir particulièrement réaliste qui en aurait vexé plus d'un : "à vendredi prochain si t'es pas mort d'ici là".
Une pensée valable à tout âge.
A vendredi prochain donc, aux plus solides d'entre nous en tout cas.


jeudi 27 août 2009

Ça sent la fin.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, léger retard à l'arrivée. Fenêtres ouvertes.

La fraîcheur revient le matin.
Du brouillard un lendemain de pluie, il y a quelques jours.



Profitons-en tant qu'il fait jour, c'est joli.






Je me demande si j'ai déjà réussi à si bien avoir ce pont de Libourne. Il y a là un tag que je vise, on le devine derrière la brume. C'est pas de chance, ce jour-là, je cherchais pas le graffiti mais il est plutôt bien cadré.

Le gros défaut de ces photos prises le matin, c'est qu'il y a mon reflet dans la vitre.
Parfois ça fait un effet sympa, parfois ça gâche...

mercredi 26 août 2009

Faites place.


Le matin, à l'heure. Climatisé dans le brouillard.
Le soir, léger retard au départ. Fenêtres ouvertes.


Un matin de la semaine dernière, il y avait des affiches "Réservé" sur les vitres du train. Dans ces trains bleus, on n'a pas beaucoup de choix de places et puis j'avais pas envie de céder ma place habituelle alors je me suis assis en me disant qu'on verrait bien. Heureusement, le groupe en question ne devait monter que plus tard, j'ai fait mon voyage tranquille, en me demandant se qu'il se passerait quand ils seraient là, comment la chose serait gérée. Au fur et à mesure, le train s'est vidé, je me suis dit que peut-être il serait naturellement vide à la montée de ceux pour qui on avait réservé la moitié du train. Mais non. Avant qu'on arrive à leur gare, la contrôleuse est passée, pour demander aux voyageurs encore présents de changer de place. C'est un groupe de gosses qui est monté. Des petits, je veux dire. Je crois que tout le monde aurait changé de place sans qu'on lui demande, en les voyant arriver...

On était quatre, ce soir, Solène est en train pour quelques jours. On s'est donc cherché un carré de places, mais il n'y en avait pas. On a compensé en s'asseyant chacun à la place couloir de 4 duos. Autrement dit à nous quatre on monopolisait 8 places. 7 en réalité, Solène était assise à côté de quelqu'un.
La Compagnie du Train en terrain conquis.