Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard à l'arrivée.
J'aurais aussi pu titrer "la vengeance de Morphée". Après nous être (un peu) moqué de Damien hier, j'étais un peu juste ce matin et Nicolas l'était beaucoup trop. J'ai reçu un sms m'annonçant qu'il était en week-end. Pour finalement le retrouver quand même sur le retour, sa conscience professionnelle l'obligeant à venir quelques heures dans l'après-midi, entre les 2 trains disponibles.
J'ai pris mon abonnement pour le mois de mai ce soir. Je m'apprêtais à demander s'il y avait des compensations pour les grèves quand la guichetière me demande si j'ai mon abonnement d'avril. Je réponds oui et elle m'annonce que j'ai droit à un dédommagement de 60% du tarif. J'ai trouvé ça plutôt pas mal. Au final, mon abonnement mensuel me coûte la valeur d'un billet pour une semaine et demi. Il a fallu que j'attende d'être à Bordeaux pour faire la démarche, il fallait donner le billet obsolète.
Me voilà dans le train, non sans avoir annoncé à tout mon répertoire téléphonique que la Compagnie fait un geste commercial en notre faveur.
"Mesdames et messieurs, contrôle des billets s'il vous plaît, avec les cartes de réduction s'il y en a". Voilà une contrôleuse dynamique et prévoyante. Faut dire que les portes du Bombardier sont très silencieuses et même assis à côté, je les ai pas entendues s'ouvrir ; la contrôleuse m'a tiré de ma somnolence. Je montre mon billet et elle me dit "vous penserez à racheter le nouveau pour demain matin, si ce n'est pas déjà fait". Je me dis que ce serait déjà fait s'il n'y avait pas eu les grèves, que je travaille pas demain de toute façon alors j'ai tout le week-end pour le faire et non mais de quoi je me mêle ? Je réponds "oui". Après coup je me dis qu'elle est peut-être juste un peu jeune et zélée, qu'un peu de contact personnalisé ne fait pas de mal et que ça lui passera avec les années.






