jeudi 30 avril 2009

Veille de week end.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard, on est resté bloqué sur le pont.


C'est pas facile d'écrire le vendredi soir, même quand ça tombe un jeudi.

On en est à surveiller tous les pieds qui nous entourent. Il a fallu que je freine Damien un petit peu.
Quant à moi, je me suis retenu de photographier quelqu'un au ciné. D'autant plus que le pied le plus intéressant ce soir là était juste à côté de moi, sur le dossier près de mon oreille gauche...

mercredi 29 avril 2009

Des petites commissions comme s'il en pleuvait.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard.

Notre petite gare de campagne a été rénovée l'année dernière. 6 mois de travaux minimum, ouverture fin d'automne 2007 je crois. Peinture, carrelages et boiseries neufs. Une nouvelle horloge digitale à l'intérieur, la trotteuse représentée par des points rouge qui dessinent le contour de l'horloge. Quand le cercle s'efface, la minute est finie. Celle qui était dehors n'a jamais été remplacée depuis son arrêt pour cause de vandalisme, il y a quelques années déjà.
Les toilettes ont subi le même sort, pour les mêmes raisons. Depuis, rien n'est proposé aux étourdis ou aux incontinents.
On se souvient de cette femme que Damien voyait le matin et qu'on retrouvait le soir. Elle arrivait en avance, un peu après moi, et je la voyais disparaître derrière l'abri en pierre pour les voyageurs en partance, sur le quai. Comme je disais, rien ne me choque, et faute de commodité, je comprenais bien qu'on fait avec ce qu'on a. Tant pis si c'est tous les soirs.
Damien l'avait repérée qui récupérait les gratuits et autres journaux dans les poubelles de Libourne. A l'heure où l'on invente les produits "une feuille suffit", elle poussait l'économie peut-être un peu loin... On avait tout les deux remarqué cette femme aux collants imprimés, moi parce que j'avais bien compris sont manège du soir et Damien parce qu'il n'imaginait même pas ça possible. Y'a des jours où je me sens vieux...
Bref, un soir il nous dit : "il y a une femme bizarre le matin, je la vois descendre du train, elle passe derrière le bâtiment, là, et après je la vois plus. Il y a quoi dans ce bâtiment ?"
Je lui expose ma théorie (il n'y a rien là) et quand il raconte qu'il l'a vue plonger ses bras entiers dans les poubelles de la gare pour en sortir les journaux, je lui propose une autre théorie.
Il faut savoir que Damien n'aime pas les théories. Il est capable d'imaginer toute sorte d'histoires, échafauder des plans plus ou moins fantaisistes, mais rien ne lui convient plus qu'un fait bien concret. Et comment obtenir du concret de la part d'une inconnue autrement qu'en filature ? Il ne lui a suffit que d'un peu de patience et de quelques pas. Damien n'est pas du genre à mettre le pied là où aucun homme ne mettrait la main. Je n'y étais pas mais il semble que ce qu'il a vu de loin à ce moment là a suffit.
Le mystère des journaux reste à élucider.

J'en ai une autre, plus courte.
On discutait l'autre soir de la porte des toilettes dans le TER moderne (avant-dernière génération). C'est une porte automatique. Electrique serait plus juste. On appuie sur un bouton pour ouvrir, on appuie sur un autre bouton, à l'intérieur cette fois, pour s'enfermer. Ça pourrait être si simple. Mais non, j'en ai fait l'expérience avant d'être un régulier. J'appuie. La porte amorce son mouvement de fermeture, je lâche. La porte s'ouvre. Je recommence, je lâche trop tôt, ça ne ferme pas. J'attends que la porte ait atteint la moitié de son trajet, je lâche, elle se rouvre. On n'entre pas dans ce genre d'endroit sans en avoir besoin, une panne ne pouvait pas plus mal tomber, d'ailleurs l'idée ne m'effleure même pas. Il a fallu que quelqu'un, comprenant mon embarras, m'explique qu'il faut garder le bouton de fermeture appuyé jusqu'à ce que la porte soit verrouillée.
Mais c'est juste une mise en bouche. Enfin... je veux dire... vous m'avez compris. L'anecdote la voilà :
J'ai vu il y a une semaine ou deux une femme qui semblait ignorer comme moi à l'époque le fonctionnement de la porte. Elle a été plus maligne que moi puisqu'elle a compris très vite comment ça marchait, mais avant ça je l'ai vue attraper la porte par les côtés, une main à l'intérieur, une main à l'extérieur, prendre appui sur ses jambes (une de chaque côté de la porte) et tirer pour pousser la porte des toilettes à se fermer.
Tirer, pousser, on s'y perd.

Peut-être un peu trash mais jamais vulgaire.

Une semaine en train ...

Il est très rare que je prenne le train 2 jours de suite et pour le moment, le train n'a pas eu de retard ... En espérant que cela va continuer !

mardi 28 avril 2009

Faisait chaud mais c'est pas grave.


A l'heure, matin et soir.

Il pleut en ce moment. Le vent est froid. Il paraît que les saints de glace ne sont pas passés mais je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Il faisait chaud dans le train, ce soir. Ça aurait pu être agréable, le chauffage, après le froid sur le quai. Mais on a vite compris, avant même de nous asseoir, que la chaleur n'améliorerait pas notre confort. Certaines fenêtres étaient ouvertes, mais pas en grand à cause de la pluie. Faisait très chaud.
Je me suis demandé, mais c'est pas la première fois, si le fait d'ouvrir les fenêtres ne poussait pas le chauffage à fournir plus de chaleur. Non, je crois pas.
Damien s'est demandé quel pouvait être l'impact de cette chaleur excessive sur les personnes fragiles. Une canicule qui roule à 90 km/h dans la campagne.
Moi ce qui m'importait, c'est que le train soit à l'heure.
C'était l'avant-première du nouveau Star Trek, ce soir. Pas question de manquer ça. Séance à 19h30, fallait pas traîner.
Et le train était à l'heure. J'ai même eu le temps de poser mon sac, vite fait.
Faisait mortellement chaud dans le train ce soir.
Merci quand même à la Compagnie, pour ne pas m'avoir gâché ma soirée.


lundi 27 avril 2009

Faux départ.


Le matin, léger retard.
Le soir, départ à l'heure. 25 minutes de retard à l'arrivée.

Tout avait plutôt bien commencé pourtant. Damien était à l'heure, on s'est mis dans le dernier wagon et on était dans un calme relatif parce que ce n'était pas une locomotive de queue (si le terme existe), ce qui nous épargnait le bruit du moteur.
On a discuté, on s'est marré, la routine quoi.
Et puis on est resté coincé à Vélines, pour attendre le train qui vient de Bordeaux. C'est une voie unique entre chaque gare jusqu'à Libourne, d'où l'obligation pour chacun d'attendre que la voie soit libre (littéralement) pour pouvoir continuer sa route.
Arrivés à Libourne (correspondance immédiate pour Paris, voie 2), il nous a fallu attendre le départ du TGV vers Bordeaux. C'est pas les voies qui manquent ici, la raison technique je la connais pas. Comme on était en retard et que certaines personnes ont tendance à monter dans un train AVANT de s'inquiéter de sa destination, le contrôleur fait une annonce "nous vous rappelons que ce train est à destination de Bordeaux". On repart.
Mais on n'a pas quitté le quai que le train s'arrête à nouveau. "Nous sommes arrêté en pleine voie, pour votre sécurité etc." Le danger n'était pas bien grand à mon avis, je voyais le quai à ma fenêtre. Silence radio quant aux raisons de cet arrêt qui dure quelques minutes. Un train nous croise et entre en gare, mais je ne crois pas qu'il soit la cause de notre faux départ. A ma surprise, je vois passer sous ma fenêtre (sur le quai donc) un monsieur avec une valise à roulette suivit par 2 ou 3 gosses. Je les soupçonne d'avoir compris trop tard qu'ils étaient dans le mauvais train et d'avoir tiré l'arrêt d'urgence pour descendre.
Ils n'ont pas pu descendre de l'autre train en marche, et ils n'étaient pas assez sales pour être sorti de terre.
Nous revoilà parti.
Dites vous bien qu'un train en retard n'est pas prioritaire. On ne s'écarte pas pour le laisser passer, retardé pour retardé, c'est lui qui se fait petit. Et puisqu'il n'est pas au bon endroit au bon moment, il avance prudemment. Avec l'habitude on sait qu'un train qui ralentit est un train qui s'arrête.
Alors j'étais prêt à enregistrer ça.



Les photos sont de Damien, l'autre jour où on est resté coincé sur le pont. J'ai monté tout ça et hop, voilà maman ce qu'on peut faire sur un mac avec des logiciels fournis et/ou gratuits.

vendredi 24 avril 2009

Casting. Si tu es brune et jolie...


Le matin à l'heure.
Le soir, 20 minutes de retard annoncées au départ. Finalement 35 minutes à l'arrivée. Raison invoquée : problème de signalisation.
Les voyageurs vers Paris ont dû prendre la correspondance à Bordeaux plutôt qu'à Libourne. L'info a été donnée deux fois. D'abord à la gare par la guichetière. Ensuite dans le train, après Libourne.

J'ai déjà parlé du fait que notre groupe, réduit le plus souvent à Damien et moi, ne me suffisait plus. La vérité, c'est que les deux Alex me manquent. Mais les oiseaux ont quitté le nid, mieux que ça : les frères Burrows-Scofield (dont l'un est une fille) se sont évadés et on devrait s'en inspirer plutôt que leur reprocher. D'ailleurs, je leur reproche pas. Je dis juste que c'était bien quand ils étaient là.
Je suppose que j'ai cherché à compenser en créant ce blog, avec l'ambition inavouée de lier de nouveaux liens.
J'ai jeté mon dévolu sur les trois nouveaux qui prennent notre train du soir, parfois le mien du matin et souvent celui de Damien, plus tard. On se dit bonjour. Autant dire que la situation est bloquée, à moins d'un incident important (genre gros retard, pas de train du tout...) ou bien qu'on se retrouve obligé de s'asseoir tous ensemble.
Damien quant à lui m'a présenté une jeune fille comme recrue possible. Tout est à faire, on est même pas encore sûr qu'elle nous ait repérés comme "réguliers".
Le même soir, je lui indiquais un vague sosie de Robert (la frange sûrement) et lui faisais part des informations dont je disposais grâce à une conversation téléphonique entendue bien malgré moi. J'écrivais, elle téléphonait. J'aurais même pu prendre des notes si j'avais voulu, mais je me suis dit que vraiment ça aurait dépassé certaines limites.
De son côté, Solène a été bien plus efficace. Elle a parlé du blog au monsieur "qui travaille dans le social" cité dans l'article du 23 mars, et à une femme que je ne connais pas. Autrement dit, la liste des auteurs devrait s'enrichir de deux nouveaux noms dans les jours qui viennent.
Pas mal.

Trans Europa Express

40 minutes de retard ce soir...

Notre TER était annoncé ce soir avec 20 minutes de retard ; ce devait être la notion de la "minute compte double", car il a pointé le bout de son nez au bout de 35 minutes, pour finir sa course à Bordeaux avec 40 minutes de retard...

Une vague explication de problème de signalisation a été avancé.

Les passagers qui avaient une correspondance pour Paris en gare de Libourne ont été priés de ne pas descendre à l'arrêt de Libourne, car la correspondance ne pouvait être assurée.

Ils ont dû ainsi aller vers Bordeaux, et s'éloigner de Paris de 20 minutes, pour refaire ces 20 minutes de parcours en sens inverse dans un autre train en partance pour notre capitale... Lequel train partait une bonne heure après, à laquelle s'ajoute l'aller retour Libourne-Bordeaux-Libourne...

Cette histoire n'a rien d'extraordinaire, puisque qu'elle se répète assez régulièrement devant nous.

Les passagers étaient comme toujours dans ce cas affligés.

TER, ça veut dire "Train Express Régional"...

J'ai d'ailleurs encore vu une pub de la Compagnie du train qui prétendait avec autosatisfaction que le train avait des idées d'avances.

Je ne voyais pourtant qu'un retard de plus parmi tant d'autres.
Je rêve d'un train rapide, ou tout simplement à l'heure, met un disque dans la platine, et me contente d'écouter le "Trans Europe express" de Kraftwerk...

Radioactivity

Vous sentez-vous en sécurité dans le train ?

Telle était la question qui me fut posée dans une enquête de satisfaction du service.

Puis la question se précisait : "Vous sentez-vous en sécurité vis-à-vis des autres passagers ?"

Alors là, je flippe ! Je n'y avais jamais pensé, mais la question me le suggérait !
Y aurait-il des tueurs dans le train ?

Et j'entends encore Bertrand me répondre que le degré de sécurité dépendait en fait, notamment de la présence de ce soi disant fou notoire qui ère en pays foyen, et prend souvent le train, dans un état d'éthylisme avancé.
La rumeur dit que les hôpitaux psychiatriques dans lesquels il fait des sessions régulières estimeraient qu'il n'y a pas encore eu de meurtre, d'agression ou autre trouble suffisamment grave pour le garder à demeure.

Certains s'en inquiètent, rapportant la fois où il s'en serait pris à une jeune maman, faisant ainsi courir un danger éventuel à son petit…

Je mets tout au conditionnel, puisque ces faits m'ont été rapportés, sans que je n'ai pu les vérifier par moi-même.

Je n'ai comme seule expérience de lui que l'une ou l'autre des fois où il m'a importuné, comme tant d'autres dans le train, ou sur le quai de la gare…
Importuné, car je n'avais pas envie d'être abordé de force par quelqu'un à l'hygiène douteuse, voulant me contraindre au dialogue, ou plutôt, à l'écoute de son monologue incohérent, le tout sous les vapeurs mi-bière, mi-"on sait pas trop" s'exhalant de son haleine indélicate…

Importuné, oui, mais je n'ai pas forcément ressenti de danger ; par inconscience peut-être, ou bien parce que celui-ci ne serait peut-être pas non plus totalement fondé, qui sait ?

En revanche hier, la lumière du train était comme parfois en panne.

Je ne m'en étais pas rendu compte, du fait de la luminosité extérieure. Mais lorsque nous sommes passés sous le tunnel au niveau du pont d'Aquitaine, plus rien, le noir complet, le néant…

Et si le train tombe en panne ou nous fait un arrêt en pleine voie dans le tunnel, sans lumière ?
J'en frissonne rien qu'à l'idée, en tout cas, ça me paraît dangereux, et générateur de panique générale !

Mais sécurité oblige tout de même, on pouvait apercevoir dans le noir une lueur phosphorescente des marteaux permettant de casser les vitres du train en cas de danger.
Ouf, tout est prévu, me voilà rassuré.

Quoique, n'entendons nous pas souvent que les substances phosphorescentes brillant la nuit seraient radioactives ?

Ah non ! Me revoilà en danger dans le train !



jeudi 23 avril 2009

Patience.


Le matin, à l'heure.

Le soir, léger retard.

On a désaffecté le pont Eiffel, on nous en construit un nouveau.
La raison était "supprimer le bouchon côté nord".
Le matin pour quitter Bordeaux, tout allait bien. Par contre, Bertrand s'en souvient sûrement, tous les soirs au moment de quitter le pont pour entrer dans la gare, le train s'arrêtait, parfois plus de dix minutes pour laisser passer un train en partance. Bertrand, comme beaucoup d'autres, ne s'est jamais habitué. Moi, je crois que je suis bonne poire, finalement.
On nous a construit un nouveau pont, a priori quatre voies une fois fini. De quoi tenir 10 ans peut-être avant que ça bouchonne à nouveau.
Les deux premières voies sont en service depuis l'année dernière il me semble et déjà, le trafic est plus fluide à l'arrivée. Cela dit, deux voies, c'est la même configuration que du temps de la passerelle. Alors si le train ne s'arrête plus aussi souvent qu'avant en entrant en gare, c'est moins parce que les voies sont neuves que parce que la gestion du trafic est différente.

Bref, le léger retard de ce soir est dû en grande partie au fait qu'il nous ait fallu attendre le départ d'un TGV vers Paris.
L'anecdote du jour, illustrée par Damien.

mercredi 22 avril 2009

Une entité consciente.


A l'heure, matin et soir.


Lundi, on avait quatre wagons. Dans le mien, on était trois.
Hier, c'était un train bleu. Il y a moins de places que dans trois wagons mais il permet une meilleure répartition des voyageurs, comme dans le tram. Et il n'était pas plein.
Visiblement, les vacances ne sont pas finies.
Ce matin, une locomotive et puis c'est tout.
On n'a pas manqué de place, on pourrait facilement croire que c'est un choix volontaire de la Compagnie. A quoi bon faire circuler un train aux trois quarts vide.
Hum... Je me suis fait peur tout seul... Je veux dire... Je veux pas avoir l'air de suggérer la suppression de mon train pendant les vacances scolaires, faute d'être rentable.
Mais puisqu'on nous a habitué à un train de longueur "normale", je cherche une justification raisonnable à la fourniture d'un train si petit. D'ailleurs, la loco suffit-elle à faire le train ?
Ce qui est vrai, c'est que ça ne nous arrive que pendant les vacances. Il y a peut-être une tête pensante derrière tout ça. Mais pourquoi pas tous les matins alors ?
Mon idée : on ne peut pas avoir un petit train tous les matins au risque d'avoir un déficit le soir.
Vide à l'aller, bondé au retour, mais d'où viennent tout ces gens ?

mardi 21 avril 2009

On m'a pris pour un touriste.


Le matin, léger retard.
Le soir, à l'heure.

J'ai mitraillé.
Damien finissait tard, j'ai pris le train tout seul ce soir. J'ai dormi un petit moment, jusqu'à ce que ma blonde de voisine d'en face me réveille d'un coup de pied. A Castillon, une place s'est libérée et j'ai pu m'asseoir côté fenêtre.
J'ai sorti mon appareil et j'ai mitraillé.
Les vignobles tant vantés par Solène.
C'est vrai que le paysage est joli, on s'habitue c'est tout.
C'est vrai aussi que le train ne va pas très vite, autour de 90 km/h, mais pas tout du long. Mais quand il s'agit de se dire "c'est joli", viser, appuyer, ben c'est trop tard, c'est passé.
Et mon numérique, bien que tout à fait convenable à mon goût, n'a rien d'un reflex.


Saint-Emilion, malgré sa gare fantôme mais rénovée, amène quotidiennement son flot de touristes. J'ai bien remarqué que j'avais attiré l'attention des danois (norvégiens ? finlandais ? des blonds en tout cas) montés là.
Mieux vaut passer pour un touriste un peu bizarre qui prend des photos à travers une vitre sale que pour un gars un peu bizarre qui photographie un paysage qu'il voit tous les jours.

PS hors propos : Jay Brannan s'est dégotté une date à Tel Aviv, le 20 mai. Vu le trafic de ce blog, je doute que ça concerne quiconque passe par ici, mais on ne sait jamais...
J'en profite (parce que je m'en lasse pas) pour caser une autre vidéo de lui. La chanson démarre à 0:53.

lundi 20 avril 2009

Accessoires.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 20 minutes de retard. Arrêt exceptionnel du TGV à Libourne pour Paris.


J'ai mal cadré la photo.
Je savais ce qu'elle m'inspirait, je savais pourquoi je la prenais, mais j'ai négligé l'importance du cadrage, c'est au moment d'écrire que je le vois.
Je cadrais la peau de banane, il aurait fallu qu'on voit le mur. D'ailleurs, est-ce un mur où une cloison ? Une paroi ? C'est un détail.
Mon propos est sur ce qui n'y est pas. Sur le mur. Tout ceux qui s'assoient côté fenêtre dans les TER le savent : on se prend la poubelle dans les genoux. D'ailleurs, il n'est pas rare de la trouver décrochée, sous un siège, ou complètement hors de vue.
La poubelle est un problème qui n'a pas échappé aux décorateurs d'intérieurs de train (là encore j'ai un doute sur la dénomination, Alexia aide moi si tu nous lis). La dernière fois que j'ai pris le TGV, en février, pour le concert de RoBERT, il n'y avait pas de poubelle à proprement parler, juste un petit machin à peine plus grand qu'une canette. Je comprends bien que c'est à chacun de gérer ses ordures mais on n'est pas toujours assez prévoyant. Au moins, c'était entre les sièges, ça gênait personne.
On était ce soir dans un wagon "récent". C'est-à-dire neuf par rapport aux oranges, ancien par rapport aux bleus façon TGV.
Pas de clim, pas de poubelle non plus. Tombée, ou volée. Quelle idée de voler une poubelle de train...
Le type à emporté sa pelure coincée dans ses journaux.
Comme je disais, c'est à chacun de gérer ses déchets, mais tout le monde n'a pas l'éducation de ce gars là.

vendredi 17 avril 2009

Train supprimé : jour faste pour le blog.


Le matin. Ben en bus quoi. Parti quelques minutes après l'heure normale du train. Arrivé à l'heure normale du train suivant. Je veux dire littéralement, on est arrivé en même temps alors que ce train part une heure après celui que je prends.
Le soir, à l'heure.

C'est pas un peu tordu ça ? Se réjouir du soucis parce que ça fera un truc à raconter et que c'est justement à cause de ce genre d'événement qu'on a créé ce blog ?
Les détails sont un peu compliqués.
Il y avait un bus, j'ai reconnu le monsieur de la poste et le grand gars sans son bonnet péruvien, un jeune qui descend à Libourne, c'était le bon bus, j'ai attendu là. Un moment après, le chef de gare (si c'est comme ça qu'on l'appelle) est venu demander quels voyageurs s'arrêtaient à Libourne et à indiqué un deuxième bus, plus direct.
Renseignement pris, ce deuxième bus allait à Libourne et au-delà sans faire les petites gares. Il a paru une bonne idée à certains d'entre nous de monter dans celui là.
Entre parenthèses, je me suis tapé Manu à la radio tout du long et je me sens vraiment pas dans le cœur de cible. Et je suis plus jeune que le chauffeur...
Bref. Le chauffeur, justement, communiquait avec son collègue dans l'autre bus (bon je raccroche je suis devant la gendarmerie là). Et je l'entends lui dire de ne pas s'arrêter à Libourne puisqu'on était passé avant lui (qui avait fait les petites gares, donc) et que les Libournais (dont Sophie) étaient déjà dans notre bus. Pareil pour Saint-Emilion.
La seule chose qui me rassure c'est que je n'ai pas vu l'autre bus nous doubler...
En tout cas la prochaine fois, je prends le train suivant.

jeudi 16 avril 2009

Foot fetish ?


A l'heure, matin et soir.

Non vraiment, avant qu'on me prenne pour un fétichiste, il faut que je dise que la partie du corps humain que j'aime le moins, c'est le pied.
Cette précision faite, je peux publier cette photo gracieusement fournie par Damien.

Des anglais apparemment. Notons qu'il a enlevé ses chaussures.
On devrait peut-être prendre plus souvent ce genre de photo, c'est utile quand l'inspiration me manque.
Quitte à avoir l'air de compter les pieds.

mercredi 15 avril 2009

Mauvais signe.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard.

Comme j'ai dit, il n'y a pas d'annonce par haut-parleur à la gare du soir.
Mais les moyens de savoir si le train est à l'heure ou non ne sont pas rares.
Le plus simple : l'habitude. Il y a en gros plus de chances que le train soit au moins un peu en retard plutôt qu'à l'heure.
Le moins fatiguant : écouter les conversations des autres voyageurs et espérer que l'un d'eux aura connaissance de l'info qui nous préoccupe.
Le plus impliquant socialement : aller soi-même demander au guichet.
Le plus dégourdi : pousser quelqu'un à y aller à notre place (en général Damien, c'est le moins patient et du coup le plus disposé à le faire).
Réservé au initiés : surveiller le feu de signalisation dans le sens de la marche du train. S'il est toujours rouge à l'heure supposée du départ du train, on peut s'attendre à au moins 5 minutes de retard.

mardi 14 avril 2009

Il a plu, je suis revenu.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 20 minutes de retard. Pas d'info.

Soirée ciné. Ponyo sur la falaise. Que c'est mignon !
Ceux qui suivent le savent, je rentre de vacances.
Pas motivé.

Tropiques

" Chaud ! Chaud !
Sorti de la plage, mama mia que calor, dans la discoteca, han han !

Un climat, cocotier, les temps forts des degrés ;
Wouaha ! J'ai chaud...
Prends mes mains quand j'ai mal, Avec toi c'est champagne ;
Mmm woho ! J'ai chaud !
L'océan dessine sur la toile de mon bateau.
La passion résonne dans les tripes de mon piano."

(Citation du texte lyrique des auteurs contemporains Muriel Desclée [Dacq ?!] et Axel de Kirianov, porté par la voix de la fameuse chanteuse Muriel Dacq en 1985 dans sa chanson "Tropiques")



La célèbre ritournelle de l'artiste Murielle Dacq me trottait ce matin dans la tête, ou plutôt, devrais-je dire, pour mieux coller au texte, que l'air de "Tropiques" résonnait dans les tripes des parois en formica du wagon du TER.

En effet, ce matin, la Compagnie du Train, toujours soucieuse de notre aise, avait préparé un train comprenant quatre wagons, au lieu des trois auquel nous avons droit la plupart du temps.

Un contrôleur de la Compagnie m'a cependant dissuadé à monter dans l'avant dernier wagon, en m'expliquant qu'il n'y avait pas de chauffage.

Les saisons sont de plus en plus en avance, et la compagnie a trouvé la parade en étant encore plus en avance sur les saisons.

Un wagon spécial pour les touristes "Sortis de la plage, mama mia que calor, dans la discoteca, han han !"

Caliente !

On croirait presque distinguer des créatures exotiques dans la moiteur embuée du wagon se dandinant sur les rails.
Mince, ce n'est que la contrôleuse ; et beaucoup moins glamour que ce que l'on pourrait imaginer dans une atmosphère caliente post discoteca !



Pourtant, plus le train s'avançait, plus il s'enfonçait dans les brumes de la campagne profonde, m'ôtant toute illusion de voyage vers les tropiques !

Il faisait froid en fait.
Pas très froid, mais suffisament pour mettre le chauffage le matin dans le train.
Du coup, le wagon était vide, puisqu'inutilisable.

A quoi bon, en fin de compte, rajouter un wagon, dans lequel on nous empêche de monter ?
Si ce n'est pour alourdir le train, en augmentant sa consommation, et la pollution qui en découle...
Le bio-train, c'est toujours pas pour demain...

samedi 4 avril 2009

C'était tout gris, je suis parti.


Pas de bol, ils annoncent de la pluie pour demain ici aussi.
M'en fout, je suis en vacances et, oui, le train était à l'heure.
Je libère les ondes pour quelques jours et laisse la boutique aux mains des co-auteurs.
Votre mission si vous l'acceptez : relever le niveau, changer le ton, casser le rythme de mes remue-méninges à la noix...
C'est tout pour le moment.
Bonne semaine.

vendredi 3 avril 2009

Y'a toujours quelqu'un de plus jeune.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard. 5 minutes. Léger j'ai dit.

Faisait chaud ce soir dans le train. Le chauffage était justifié, j'avais pas spécialement chaud sur le quai. Mais faisait chaud dans le train. Chaud dans le genre, roulons les fenêtres ouvertes, il fait chaud.
Et puisque les fenêtres sont ouvertes, on peut fumer dans le train, ça dérangera personne.
Un petit jeune, accompagné d'un endormi, la clope à la main et l'alcool dans le sang. A peine conscient de ses gestes et de ses paroles. Au début, la clope et son comportement un peu bruyant m'ont fait penser qu'il était de ceux qui justifient la présence régulière de la police dans le train. Et puis pour être honnête, j'ai réalisé que d'autres sont bien plus bruyants à jeun.
Il s'est assis à côté de moi pour se justifier : "j'ai arrêté de fumer pendant 2 ans et les jeunes fumaient dans le train alors je fais pareil." Pas d'agressivité, le regard voilé. Assis à côté de moi, je vois son visage de près, la peau blanche et rouge, le corps déjà atteint par les excès de celui qui devrait en prendre soin.
J'ai pensé "que ce monde est triste".
Vendredi soir.
On parlera des internes une autre fois.

jeudi 2 avril 2009

Je pars à la guerre.


Le matin, 8 minutes de retard, pour la même raison qu'hier mais à Castillon. C'est comme 9,99 euros qui est moins cher que 10. Tant que les 10 minutes de retard ne sont pas dépassées, j'ai l'impression d'être encore à l'heure, que c'est négligeable. C'est dire si on est mal habitué...

Le soir, à l'heure.

On peut pas rencontrer tout le monde.
Et encore moins être ami avec tous les gens qu'on croise.
Qu'au pire, on s'ignore. Rien ne nous oblige à se faire la guerre.

Pourtant.
Les usagers s'opposent à la Compagnie du train.
L'équipe du matin s'oppose à l'équipe de l'après-midi.
Les employés au patron.
Le public au privé.
Les piétons aux automobilistes.
Les cyclistes aux automobilistes.
Les automobilistes aux gendarmes.
Les civils aux uniformes (pompiers y compris).
Les pro-mac aux pro-PC.

On cherche pas à comprendre, ou alors pas longtemps, râler est un défouloir.
Je me souviens d'un livre de SF que j'ai lu il y a bien longtemps, j'ai oublié le titre et l'auteur mais je me souviens d'un passage où un personnage présentait au héros une femme avocate et pour démontrer à quel point elle était impartiale, le personnage lui demandait de quelle couleur étaient les murs d'une maison, au loin. La femme répondait "de ce côté, ils sont blancs". Parce que ne pouvant voir qu'une partie de la maison, elle était incapable d'affirmer que les murs qu'elle ne voyait pas étaient de la même couleur. Tout est affaire de point de vue et si on en est conscient, il est plus facile de négliger cet état de fait et ainsi d'alimenter sa colère avec notre ignorance et nos préjugés plutôt que d'utiliser notre intelligence en prenant le risque de se laisser convaincre. Parce que changer de camp, c'est perdre. J'ajoute que changer de camp n'est pas une fatalité, on peut se comprendre sans partager nos idées. Je vis ma vie en me disant que tout a une raison que j'ignore, et mon ignorance est grande et couvre tous les sujets. Ça rend pas les choses plus faciles mais j'ai l'impression d'avoir l'esprit plus ouvert, je me dis que c'est bon pour mon karma. Confronté à une situation qui ne me convient pas, selon comment le problème m'est présenté je peux aussi bien réagir avec colère que simplement demander "pourquoi ?", et débuter un dialogue. Ça dépend autant du problème que de la personne qui me l'expose, et comment...
Je suis pas vraiment un hippie. A peine zen. Juste fatigué, désabusé, désillusionné. Cela dit, c'est vrai que j'aimerais être capable d'aimer tout le monde. C'est pour ça que la situation entre "notre" groupe et les 3 nouveaux me perturbe.
Je suis à l'origine de ce blog. Je voulais un espace ou chacun pourrait parler de son expérience du train. Je voulais bien sûr que participent ceux que je connais et qui m'accompagnent, même si on a nos moments de calme somnolence (Damien jamais). Et puisque notre groupe de 7 s'est réduit à 2 réguliers en attendant le retour de Marie, j'ai commencé un casting dans ma tête, je cherchais parmi les réguliers ceux qui m'inspiraient et à qui je pourrais peut-être proposer de participer au blog. Bon j'ai contacté personne, mais j'étais quand même content quand l'institutrice qui nous avait abordé Alexandre et moi en fin d'année dernière m'a dit bonjour pour la première fois il y a quelques jours. C'est un début. J'avais l'impression de m'ouvrir, c'est quand même pas une mauvaise chose.
Mais une bande ignorait l'autre. J'ai tenté une ouverture avec le garçon (il a une bonne tête, de profil), son bonjour était au moins aussi timide que le mien et son visage avait plus ou moins l'air de celui qui aimerait bien être ailleurs. Quant à une des filles, seule hier soir, elle n'a même pas croisé mon regard.
On peut pas être amis avec tout le monde. Et c'est pas parce qu'on vit à peu près la même chose 2 heures par jour qu'on doit la vivre ensemble. Après tout, je connais à peine mes voisins.
Qu'au pire on s'ignore, et que ça ne tourne pas à la guerre des gangs.

Ce soir, c'est lui qui m'a surpris en me disant bonjour. Ils étaient tout les trois, je me suis assis à l'écart (on est autiste ou on l'est pas) pour dormir. Je crois que cet échange entre lui et moi m'a fait entrer dans le champ de vision de celle qui ne m'a pas vu hier. En même temps, j'étais face à elle, deux rangs derrière, c'est plus facile pour être vu.
Demain matin, peut-être, si elle y est.



mercredi 1 avril 2009

Ni timide ni complexée.


Le matin, 9 minutes de retard.
On est resté coincé quelques minutes à Libourne à cause du train venant de Bergerac qui était en retard. 10 minutes d'attente annoncées. Finalement, on est parti avant que l'autre arrive pour le croiser à Saint-Emilion.
Le soir, à l'heure.

J'ai vu une pub à la télé il y a quelques jours.
On y voit un homme et une femme dans un train. Le train est très joli, c'est pas une pub française on peut pas lire sur les lèvres des acteurs.
On a de jolis trains nous aussi, mais pas régulièrement, et Damien à remarqué que ces trains les plus récents de la ligne dataient d'au moins 1997... Récents ou non, on s'habitue, et quand la fatigue nous gagne, rien ne nous empêche de dormir. Il faut juste se réveiller au bon moment et il s'en est fallu de peu pour moi ce matin, c'est l'annonce du contrôleur qui m'a réveillé...
Bref.
Dans la pub, la femme se plaint de migraine, l'homme de courbatures et il lui propose d'essayer un médicament (j'ai oublié le nom) pour soigner tout ça.
Nous quand on dit que le train nous tue à petit feu, on nous regarde avec un air de dire "quand même t'exagères".
Ben non, la preuve, même la Compagnie admet que le train à forte dose n'est pas bon pour notre santé.

Quant à moi, j'avoue que l'inspiration m'a manqué...

Au guichet même pas la paix !

Mais où était Damien ce matin ??
Telle est la question que me posait Solène speedy ce midi, lors de notre déjeuner...
Et de lui répondre que mon abonnement s'étant terminé ce mardi, et ne travaillant pas ce vendredi, pour deux jours de travail restant dans cette semaine, j'avais cédé aux sirènes de ma voiture...
Ce mois ci, je prendrai un abonnement hebdomadaire, et non mensuel comme à l'accoutumée, à partir de la semaine prochaine ; je devrais presque compenser le coût de mes deux jours de voiture par l'économie d'une semaine de train.
Même en y perdant quelques euros, ça fait du bien un petit break dans l'histoire me liant à la Compagnie !
Et puis je vais aller revendiquer auprès de la compagnie la juste indemnisation, qui ne me sera pourtant certainement pas accordée, des dernières interruptions de service pour cause de grève.
Mais j'entends d'ici la guichetière abritée derrière sa verrière blindée, avec son air pincé, réciter les litanies de la compagnie qu'elle ne comprend qu'à moitié, du style :
"un service minimum a été assuré par un bus de substitution, heure de départ à 5 h du matin. Donc pas de remboursement. Je ne peux rien faire. Si vous avez une réclamation à faire, vous écrivez au service des réclamations de la compagnie"
Cela me rappelle une mésaventure récente :
J'achetais au guichet de la gare de Sainte Foy la Grande mon billet mensuel de train.
La guichetière me demande si j'ai mon billet du mois précédent, sans me dire pour qu'elle raison ; de telle sorte que je pensais qu'elle le voulait comme modèle pour confectionner mon nouveau ticket.
Je lui ai dit que je ne l'avais pas sur moi (il était sur mon lieu de travail, a une minute à pieds de la gare)
Elle m'a répondu que ce n'était pas grave, et m'a donné mon nouveau billet.
Le soir, je rencontre Bernard dans la même gare qui me dit qu'il a eu 5% de remise suite aux problèmes de carence du service survenus le mois précédent. Moi, je n'ai eu aucune remise.
Je vais alors voir la collègue de mon interlocutrice de midi, cette employée de la compagnie dont on taira le nom, aujourd'hui mutée de Ste Foy la Grande à Blanquefort, ligne Bordeaux-Le Verdon.
Je lui explique que sa collègue ne m'a pas fait de réduction. Elle l'appelle (elle n'était pas bien loin).
L'autre répond "Mais je vous ai demandé votre billet du mois dernier" et s'en va, me laissant avec sa collègue aujourd'hui mutée...
Sauf que j'ignorais le lien avec une éventuelle réduction dont je n'avais de toute façon pas été informé.
Je lui brandis alors mon vieux ticket pour demander mon indemnisation légitime, accordée à tout le monde, sauf à moi.
Réponse : "Je ne peux pas. Ecrivez au service des réclamations, c'est le règlement..."
Limite en m'enguelant d'ailleurs.
Comme beaucoup de la compagnie, elle est très règlement.
Une fois, j'achetais un billet de train pour un rendez-vous professionnel de mon patron, réglé avec un chèque de sa société.
Elle m'a demandé avec insistance une pièce d'identité, alors qu'elle me voyait pourtant tous les jours (je sais, la confiance n'est pas écrite sur le visage), et que j'étais assez désemparé de lui expliquer qu'une société n'avait ni jambes, ni tête, et encore moins de carte d'identité...
J'ai également tenté de lui expliquer que je ne détenais pas d'extrait K bis de la société sur moi...
Rien à foutre. Il fallait UNE pièce d'identité.
Je lui dit que mon patron ne me l'a pas laissée. Le chéquier est à la société, donc sa pièce d'identité ne sert pas à grand chose, mais bon, il en est le gérant...
Et affligé, je lui dis que je n'ai que la mienne.
Elle me répondit "Je prends!!"
Et oui. Le règlement imposait une pièce d'identité, sans préciser laquelle.
J'ai donc donné deux pièces d'identité (il en fallait deux en plus...) à l'appui d'un chèque ne m'appartenant pas... J'aurais demandé à n'importe qui dans la rue de me donner sa carte, elle l'aurait prise, même si ça n'a rien à voir avec le chèque.
Au fait, la pièce d'identité, ça sert pas un peu à vérifier que l'utilisateur du carnet de chèque en est bien le titulaire ?
Bon courage aux usagers de la ligne du médoc sur laquelle elle sévit désormais...
Quelle aventure que l'achat d'un billet de train !
J'ai différé ce bon moment à la semaine prochaine, date de mon retour dans le train.
Je serai d'ailleurs seul sur pas mal de trajets, vu que Bernard part en vacances...

Solène, Sophie, revenez dans le train plus souvent s'il vous plaît!!

Aucun retard ce matin

Le train départ 8h28 de Libourne n'a eu aucun retard ... mais où était Damien ?

A garder précieusement ...

Hier soir, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un courrier de la Délégation Régionale TER Aquitaine ! L'objet du courrier est un dédommagement commercial dû aux grêves du 2nd semestre 2008. Petit passage "nous sommes conscients de la gêne occasionnée, notamment par la mise en place de substitutions routières qui dégradent le temps de parcours habituels. C'est pourquoi le TER Aquitaine a donc, décidé, à titre exceptionnel, de vous accorder un dédommagement commercial de 5€".
A la lecture de ce courrier, je ne pus que me réjouir du service TER Aquitaine et de cette remise commerciale !!!!!!! Heureusement, que cela est donné à titre exceptionnel car je pourrais m'y habituer. Pour un semestre d'abonnement d'une valeur totale de 398€, cela représente 1,3% !
Dans le courrier, ils ne faisaient pas référence aux nombreux retards que l'on a quotidiennement sur la ligne, dommage !