vendredi 31 juillet 2009

Ils cliquent, donc je suis.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 10 minutes de retard. Fenêtres ouvertes.

Plusieurs jours d'affilé, mais seulement le matin, il y a eu des sondeurs avec un compteur de voyageurs dans la main.
Petites gares prenez garde ! Si vous êtes le maillon faible faute de clics, il n'y aura personne pour vous dire au revoir.
Résultat des votes sûrement à la rentrée, avec la nouvelle fiche d'horaires.

jeudi 30 juillet 2009

La nouvelle génération.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes.

Je parlais des contrôleurs, souvent invisibles. Ils m'ont fait mentir aujourd'hui. Ce matin, c'était un gars avec de l'expérience bien que mal à l'aise au micro (oui c'est fini les annonces automatiques).
Ce soir, c'était une bande de jeunes.
Un formateur les accompagnait. Sur le quai, "tu attends que tout le monde soit monté pour siffler le départ".
Et pendant les contrôles, en retrait, sans rien dire ou presque, laissant le jeune faire son affaire. "Mesdames messieurs vos titres de transports s'il vous plaît".
Les ficelles du métier quoi. Les choses qui deviennent automatique avec l'expérience. Le mâle alpha avec sa meute.

mercredi 29 juillet 2009

Une minute de silence.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes.

Sophie était descendue. Je suis resté seul avec Stéphane (le nouveau), mais j'ai changé de place pour pouvoir tendre les jambes.
On n'a pas parlé.


mardi 28 juillet 2009

4,60 euros les gars.


A l'heure, matin et soir.

Climatisé, matin et soir !!!

Parlons argent, ça m'arrive pas souvent. Ici je veux dire.
Il y a un nouveau guichetier, je lui ai acheté ce soir mon abonnement pour le mois d'août. J'avais entendu pendant les vacances que les transports augmenteraient. Ça m'avait déjà un peu choqué parce que le chiffre était associé à l'augmentation du SMIC (1,3%) qui était inférieur de moitié (peut-être plus, je retrouve pas les chiffres). A partir de ce mois-ci, mon abonnement me coûte 4,60€ plus cher.

J'avoue, moi aussi je fais les poubelles. Mais si les représentants syndiqués de la Compagnie (pléonasme) faisaient plus d'efforts de discrétion je n'aurais jamais mis les mains dans cette poubelle là.
J'y ai trouvé la tribune des cheminots, gazette d'un syndicat. Je l'ai dans le sac depuis le mois d'avril, on y lit les revendications pour la manif du mois de mai. J'ai pas tout lu, faut dire que sorti d'Armistead Maupin et JK Rowling je suis perdu.
Mais mon petit cerveau d'usager en colère est tombé sur un tableau qui indique les changements de tarifs accordés au personnel.
Ceux qui sont les plus proches de moi :
TGV période normale 1,5€ -> augmenté à 5€.
TGV période de pointe, 2ème classe 8,4€ -> augmenté à 15€.
TEOZ 1,5€ -> augmenté à 5€.
A valoir pour tout le personnel, les cheminots en service ou retraités et leur famille.
Je ne critique pas les avantages de ces gens là. Je ne jalouse pas, ni ne méprise. Après tout, passer de 1,5 à 5€, c'est une sacré augmentation, bien supérieure à la nôtre. Mais avoir dans ses revendications le maintien du prix du billet à 1,5€ quand le tarif minimum accordé au gens ordinaires est autour de 25 euros me semble exagéré sinon indécent.

4,60€, c'est pas grand-chose mais quand ça nous rapproche des 150€, ça se remarque.
On m'a pas demandé mon avis, j'ai pas le droit de protester.

Je me plaignais du manque d'inspiration, il suffisait d'acheter l'abonnement mensuel. Voilà 5€ bien perdus.

lundi 27 juillet 2009

Micro ouvert.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 15 minutes de retard. Fenêtres ouvertes.

On a eu droit aux annonces automatiques ce matin. Le contrôleur était très jeune, je crois qu'il était majeur parce qu'il était grand. En tout cas, il m'a appris que les annonces automatiques ne dépendaient pas de lui. D'abord on a eu l'annonce pré-enregistrée, puis sa version à lui. Autrement dit, j'ai entendu 3 fois la liste des gares en à peu près un quart d'heure. Quand on essaie de terminer sa nuit, c'est vraiment beaucoup.
Au moins, il a compris que quelqu'un d'autre faisait son travail, il n'a pas doublé l'arrivée à chaque gare. Et puis il nous a contrôlé, lui.

Une autre histoire de micro. Il y a des écoliers qui prennent le train avec nous. Quand il y a école, s'entend. Il y a eu une époque où le contrôleur laissait le micro à un petit pour annoncer la gare à sa place. Alors le petit zélé hurlait comme les grands dans le micro. Sa mignonne petite voix suraigüe façon Castafiore nous arrachait (au moins une fois) un sourire. Et pour répondre à ma chère nièce, oui j'ai les dents un peu jaune.

vendredi 24 juillet 2009

Un vendredi comme en hiver.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, légèrement en retard. Fenêtres ouvertes.

Le matin, je monte au départ du train, c'est à dire qu'en arrivant assez tôt, le train est presque vide.
Le soir c'est plus compliqué. Il y a quelques gares importantes avant la nôtre, du coup le train est souvent plein. Pendant l'année scolaire, les lundis soirs sont bondés (c'est un mystère), les vendredis aussi à cause des internes qui rentrent chez eux.
Le reste du temps c'est assez aléatoire alors quand le train arrive, on essaie de voir depuis le quai les places de libres, entre deux et quatre places selon si le groupe est complet ou non. Damien refuse de monter dans la locomotive (c'est la plus exposée en cas d'accident), et Alexandre nous avait fait remarquer qu'il valait mieux éviter le dernier wagon. Quand on sait que le train du soir n'a que 3 wagons (locomotive + wagon + voiture de queue), on comprend que le choix est vite fait.
Aujourd'hui j'ai voyagé avec Solène (Sophie était en voiture). Par habitude, j'ai passé la locomotive sans trop compter les places. Il semblait y avoir de la place dans le wagon du milieu mais devant la porte ouverte, on s'est trouvé nez à poignée avec une valise qui avait amené plein de copines avec elle et empêchait l'accès. J'ai fait au plus vite : je me suis dirigé vers la porte du troisième wagon, plutôt que remonter le deuxième pour entrer par l'autre côté. La phrase est un peu compliquée mais la situation ne l'est pas.
Bref, en ouvrant la porte du troisième wagon, je suis tombé vers les cousines de l'autre valise. Puisqu'il fallait bien monter dans le train, on a enjambé tout ça, pour finalement rester debout en première classe. L'affluence exceptionnelle nous a été expliquée par une ado : c'est une colonie de vacances. Peut-être même deux.
Bon.
Dans ces vieux trains, la première classe n'est pas plus climatisée que la seconde. En gros, les sièges sont rouge. Il y faisait chaud, même debout.
Heureusement, la gare suivante n'est pas loin. Solène a proposé de changer de wagon, j'ai dit d'accord. Par chance, on était monté par le côté droit et dans cette gare l'accès se fait par le côté gauche. Du coup on a pu monter dans le deuxième wagon en évitant les valises. En plus des marches libres, on a apprécié l'atmosphère nettement plus fraîche. Solène demande "y'a la clim ici ?"
Moi, je me souvenais de ce que nous avait appris Alexandre : la voiture de queue est une locomotive en marche arrière, c'est-à-dire qu'il y a un moteur à l'avant du train et un autre à l'arrière. Les deux tournent, les deux chauffent, les deux sont bruyants.
Par contraste, les wagons du milieu sont relativement frais et calme. Je précise que c'est quand même dans celui là que j'ai abondamment transpiré ces derniers jours.

jeudi 23 juillet 2009

Les invisibles.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes, mais faisait meilleur depuis les pluies de ce matin.

Comme je disais, on a un train récent tous les matins. Et puisque le modernisme n'a pas de limite, ils ont ajouté une annonce automatique des gares. Comme dans le tram. Avant, on avait un affichage lumineux qui annonçait la gare terminus et puis c'est tout. Là, on a une voix (la même que dans les gares) qui nous annonce la ligne et la prochaine gare.
De son côté, l'affichage confirme l'information à coup de majuscules clignotantes.
On n'entend plus les contrôleurs que lorsqu'ils sifflent. Quant à les voir dans le train, c'est toujours aussi rare.

Au vu des quatre jours passés, je crois que les annonces automatiques sont à la discrétion du contrôleur. Toujours le même train (je m'assoie chaque matin face au même graffiti), mais hier et aujourd'hui il nous a fallu nous contenter de la voix bien moins familière du contrôleur du jour.

mercredi 22 juillet 2009

Ceux qui sont dans le train, ceux qui le saluent.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes.

Je ne sais plus comment ça s'appelle. "Geste-relique" ou quelque chose dans le genre. En gros c'est un geste que l'ont fait adulte mais qui prend sa source dans l'enfance, voire la petite enfance. L'exemple qu'on m'avait donné à l'époque c'était à propos du fait qu'on tire la langue quand on se concentre sur une tâche. Si je me souviens bien, c'est lié au désir de vouloir faire les choses seul, une déclaration d'indépendance. Tirer la langue adulte, c'est ce qu'on faisait pour quitter le sein de notre mère. Geste-relique.
Si quelqu'un a des infos plus précises, qu'il n'hésite pas, j'ai un peu la flemme de faire des recherches et c'est pas le propos de ce blog.
Il y a un autre geste qui vient de l'enfance. Saluer le train.
Fait coucou au train. Au revoir le train. Fait coucou au train.
Ça marche avec tout ce qui ressemble à un train, j'en vois qui font coucou au tram.
Ce soir en rentrant de la gare, j'en ai vu faire coucou au petit train qui promène les touristes en ville. Les touristes répondent, bien sûr.
Tous des gosses, au fond, je vous dis.
Si quelqu'un vous salue dans un bus, c'est qu'il vous connaît. Je sais pas pourquoi, c'est un mystère.

J'ai déjà dû le dire, j'aime les transports en commun. Je les utilise depuis le collège.
Le lycée était à Bordeaux, je me souviens qu'on passait sur un pont au dessus de la rocade (que je prenais pour l'autoroute), au niveau d'Eysines. Je regardais les voitures et je me disais "par là c'est Paris, là c'est Toulouse". J'avais aucune idée du Nord ou du Sud, encore maintenant je suis incapable de dire ou est ou. Je suis pas un pigeon, juste bonne poire.
Quand j'ai commencé à prendre le train, pour Montpellier et en revenir, je prenais souvent le train de nuit. Je me revois plus ou moins seul sur le quai, à attendre, et écouter un train de marchandise qui passait lentement sur une voie du fond. Les grondements et sifflements, pendant plusieurs minutes.
Bref, je rêvais d'ailleurs.
J'ai fini par comprendre que la vie qu'on mène importe plus que l'endroit où on la vie mais... non j'ai pas encore bien compris, j'ai pas pris assez de coup de pied au cul.

Après la gare de Cenon, on passe au dessus du reste de la ville (j'essaie de la prendre en photo mais j'arrive pas à avoir le cadrage que je veux). Ce matin, dans la rue en bas, il y avait une jeune fille qui marchait (ou un garçon avec une queue de cheval, les cheveux longs reviennent à la mode). Elle s'est retournée, la tête levée vers le train, sans s'arrêter de marcher. Je me suis souvenu de mon adolescence, peut-être que comme moi voyant un train, elle rêvait d'être dedans et partir.
Moi, de mon côté, je rêvais de finir ma nuit. J'aurais voulu pouvoir me passer de ce trajet vers mon gagne-pain et marcher au hasard dans les rues. Même à 7 heures du matin.
Chacun son ailleurs.
Et comme ils disent dans les films : attention aux vœux que vous faites.

mardi 21 juillet 2009

60 ou 70% selon les sources.


Le matin, à l'heure, climatisé.
Le soir, à l'heure, fenêtres ouvertes.

Bon c'est l'été.
On roule les fenêtres ouvertes, le soir en tout cas. Avec Sophie, on s'est assis à côté d'une femme qui passait la main par la fenêtre, pour chopper un peu d'air. A deux reprises, elle s'est fait fouetter les doigts par des branches, ça faisait comme un bruit de décharge électrique. Elle n'a pas résisté, elle a continué à sortir ses doigts. C'est la campagne, ici, même fenêtres fermées on entends les feuillages racler le wagon.
Pour discuter avec Sophie en face de moi, je me suis avancé, je ne me suis pas appuyé contre le dossier. Même quand elle est partie, j'ai gardé la pose pour laisser circuler l'air tout autour.
Sous la chemise, je sentais des choses me chatouiller, me courir sur la peau. J'ai lu qu'en temps normal, notre corps perd un peu plus de 2 litres d'eau par jour. Je crois qu'aujourd'hui on a dépassé notre quota dans ce train. Des rivières de nous. C'est pas de la poésie, c'est de la sueur.

Il est 21h23 et il pleut.
Il est 21h28 et il ne pleut plus.

lundi 20 juillet 2009

Hein quoi ?


Le matin, 20 minutes de retard.
Le soir, à l'heure.

Faisons court.
Je suis rentré de vacances hier, c'est une chose dont je ne parlerai qu'en privé.
J'ai repris le boulot aujourd'hui (faut bien) et déjà le train était en retard. Sophie m'a raconté que vendredi soir le train avait 2 bonnes heures de retard à cause d'un arbre sur la voie.

Le matin, la clim.
Le soir, fenêtres ouvertes.

Je peux pas trop faire le malin, j'ai pas beaucoup d'idées d'avance, moi non plus. Vu l'heure, j'avais même un peu oublié le blog.
Le blog ? Quel blog ?