Ce soir, personne de connu dans le train, j'ai voyagé seul.
Même pas le parasite de Castillon pour s'incruster ; de toute façon, j'aurais simulé le sommeil, comme d'habitude. C'est le seul remède efficace pour éviter ce missile à tête chercheuse.
Il y avait en revanche une horde de scouts catholiques. Quelques garçons, tous blonds ou roux... Et une troupe de filles, au nombre de sept. Les garçons ont disparu encours de trajet. Il ne restait que les filles, munies de toute la panoplie, chapeau et bâton compris.
Et elles chantaient, et elles chantaient... tout le long du trajet. Heureusement, la porte séparatrice filtrait.
Vers la fin du trajet, j'ai pensé stratégique de se rapprocher de la porte, afin d'éviter que les scouts, flanqués de leurs bagages et tout leur bardas ne bloque la sortie du train un temps interminable.
J'ai assisté à la fin de leur prestation publique, prenant la forme d'une mini chorale. J'ai fini par me concentrer un peu sur les paroles ; j'écoute les scouts, et ça donnait des litanies sur une femme qui va au paradis, et un homme, sans doute méchant, qui va en enfer...
Hormis le texte, il n'y avait guère de différence avec une chanson paillarde, tout au moins dans la manière de chanter.
J'ai alors réalisé que la protection auditive dont j'ai bénéficié tout le long du trajet grâce à la porte séparatrice fut salutaire...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire