lundi 31 mai 2010

Glossaire.


A l'heure, matin et soir.


Comme tous les corps de métier, la Compagnie des Trains qui nous Transporte a son vocabulaire. Certaines formules m'ont interpellé au point de me donner l'envie de les répertorier ici.

Train croiseur.
Celui que j'ai l'habitude d'appeler "le train d'en face". Rien à voir avec une action militaire, pas un bombardier ni un navire de croisière, juste le train que l'on croise.

Saturation temporaire des voies.
Beaucoup de mots pour parler d'un embouteillage.

Gaufre.
Celui-là n'est pas vraiment de la Compagnie, je l'ai entendu de la bouche d'une voyageuse au look ordinaire mais soigneusement travaillé de Betty la fea (le remake américain est diffusé le lundi soir sur Gulli, d'ailleurs faut que j'y aille). C'était un vendredi soir, le train était bondé et le groupe de copines partageait fauteuils et genoux. Betty demande à l'une d'elle "tu me rends ma gaufre ?". Je reste attentif à ce que l'autre va sortir, incapable d'imaginer quel instrument, objet ou outil réservé aux lycéennes peut s'appeler "gaufre". Contre toute attente, elle sort de son sac ce machin qu'on achète 1 ou 2 euros dans les distributeurs, une pâtisserie industrielle, sans son emballage, mais avec les alvéoles caractéristiques. Une gaufre quoi.
J'imagine que j'étais fatigué, vendredi après tout.

vendredi 28 mai 2010

Un bordel pour moi tout seul.


A l'heure matin et soir.


Je sais que je l'ai écrit souvent mais y'a des jeunes qui me font me sentir vieux. A cause du conflit des générations, ce genre de choses. Quand je les vois si turbulents, bruyants, mal élevés, je me demande si ça me dérange parce que j'ai passé l'âge ou si vraiment ce sont eux qui ont un problème.
J'ai tout eu ce soir. Les collégiens avec leur portable, et un groupe avec en particulier une fille très sonore et sans billet (son copain non plus) qui a traité la contrôleuse de sale pute. Le train était aussi agité qu'une cours de récré. Ça gueulait dans tous les coins.
A Libourne, quand j'ai compris que la moins supportable de tous restait dans le train (et avec quelqu'un avec qui discuter) j'ai fui vers un endroit plus calme.
Je regrettais de n'avoir personne pour voyager avec moi mais finalement je suis soulagé que les autres de la compagnie aient échappé à ça.

jeudi 27 mai 2010

Jour de grève, l'auteur aussi.


A l'heure, matin et soir.


Ça fait une bonne heure que je cherche.
J'ai rien à dire.
Des Bombardier, deux rames matin et soir, vides du coup.
Jour de grève, j'ai gagné une heure de sommeil, bla bla.

mercredi 26 mai 2010

La Compagnie n'est pas méchante, elle travaille.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard. Le TGV est encore en retard, la correspondance est assurée à Libourne.

Pour revenir sur ce que j'ai écrit il y a quelques jours à propos du train qui part maintenant depuis la voie la plus éloignée de la gare, ou presque. Ce n'est pas par méchanceté de la part de la Compagnie des Trains qui nous Transporte. Il se trouve que la première moitié de la gare est fermée pour cause de travaux sur les voies. Je croyais que les travaux sur la moité du fond ne dépendaient que du nouveau pont mais non, en réalité la Compagnie refait (améliore ?) la totalité des voies.

Demain grève.

mardi 25 mai 2010

La prochaine fois.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard. Le TGV est en retard aussi, la correspondance est assurée à Libourne.

On se souvient des lycéens qui montent à Cenon, footeux en herbe et accessoirement actionneur d'arrêt d'urgence. Ce matin encore, après qu'ils soient montés, j'ai vu le conducteur, la contrôleuse et un autre gars (un co-pilote ?) aller précipitamment vers l'arrière du train et revenir tout aussi énervés, l'un d'eux s'écriant au moment où ils passaient à mon niveau (et celui des jeunes en question) "vont pas le faire tous les jours ou y'a des baffes qui vont voler".
On a remarqué avec Damien qu'il y avait des caméras à l'extérieur du train, comme pour le tram, qui servent a priori à s'assurer que tout le monde est bien monté quand les portes se ferment.
Plus tard, la contrôleuse est passée. Je me suis demandé si justement elle n'avait pas une idée sur le(s) plaisantin(s). Trois des jeunes n'avaient pas de billet, ou pas en règle : "ah bon ? - Ben oui c'est celui d'avril !". J'ai pas tout suivi, mais la contrôleuse, malgré son énervement a apparemment décidé de ne pas leur vendre de billet, ne de faire de PV. Elle a dit, "ça ne marchera pas comme ça la prochaine fois." Sauf qu'on était déjà la prochaine fois.
On a déjà entendu ça "c'est la dernière fois". Comment ça marche ? On a un contrôleur différent chaque jour, à chaque voyage, même s'ils tournent et qu'on fini par les reconnaître. Mais eux, est-ce que vraiment ils arrivent à reconnaître ceux à qui ils ont fait une faveur un jour ? Alexandre avait cru voir une mini-caméra sur l'appareil à carte bleue, pointée vers le contrevenant. Fantasme ou réalité ?
A suivre, si jamais je suis témoin de la prochaine fois.

vendredi 21 mai 2010

Two down, three to go.


A l'heure, matin et soir.

Isabelle est partie le mois dernier. C'était aujourd'hui le dernier jour de Nicolas.
Qui sait où est Marie ?
Solène est presque en congé maternité, je la vois plus depuis plusieurs semaines déjà.
Damien et moi.
Voilà pour le noyau dur de la Compagnie.
Les autres ?
Une stagiaire.
Un cdd qui touche à sa fin.
Et une formation dont on ne sait pas si elle débouchera sur une embauche ou pas.
2 de moins, 3 prêts à partir.

Rien ne dure.
La vie est pleine de changement, pas toujours pour le plus mal malgré les inquiétudes qu'on peut avoir.
Moi j'aime pas le changement. Je suis de ceux qui aiment garder près d'eux les choses et les gens qu'ils aiment bien, même pour une heure par jour, 5 jours par semaine.
Tu sais où me trouver.

Et maintenant une chanson (pas tout à fait) triste, avec des images de train qui roulent pas chez nous. Y'a de tout sur internet, j'ai trouvé cette vidéo par hasard. Les images sont pourries mais j'aime la chanson.



Nicolas aurait sûrement préféré une autre chanson mais c'est pas comme s'il était mort, quand même, alors je me suis fait plaisir.

jeudi 20 mai 2010

J'ai dix ans.


A l'heure, matin et soir.

C'est toujours bien de savoir comment on est perçu par les autres. J'en connais que ça préoccupe plus que d'autres mais je trouve ça raisonnablement normal, tant que ça tourne pas à l'obsession. Marie mise à part (mais on ne discute pas de l'âge des dames), je suis le plus vieux de la compagnie. C'est devenu un sujet de conversation entre Damien et moi, les différences de point de vue ou de centre d'intérêt, les rapports plus ou moins difficile qu'on peut avoir faute d'affinité, à cause d'un écart d'âge important. Pour me rassurer il lance "toi ça va, dans ta tête t'as dix ans".
Si tu m'crois pas...

mercredi 19 mai 2010

Du vent, des cocus et des caleçons.


A l'heure, matin et soir.


Mon train du matin était à l'heure.
Le suivant est arrivé avec 30 minutes de retard, sans vraiment d'explication.

On a réussi à être assis ensemble, c'est bien et c'est rare en ce moment. C'est bien le Bombardier mais sa capacité ne nous permet pas (ou rarement) d'avoir des places pour tout le monde, même à quatre. Aujourd'hui on était 6 et tous assis. Vive le mercredi.

La chaleur arrive, malgré un petit vent frais. Comment le définir ? Une bise ou une brise ? Voilà le débat du jour, faut bien s'occuper. Damien parle d'un vent à décorner les cocus (il exagère), Florent le reprend : on dit écorner. Le débat s'anime, je ne donnerai pas ma définition d'écorner, elle était plus que fausse et l'auteur ne veut pas se rendre ridicule. Je m'en étais mieux sorti avec la bise, grâce à un traumatisme scolaire mieux connu sous le nom de La Fontaine.
Quant aux cocus, le vent les décorne ou les écorne de la même manière, la définition est la même.
Par contre, on écorne un livre (pour l'abimer) mais on le décorne (pour le soigner). Les cocus n'ont pas de chance...

Dans ce qui préoccupe certains d'entre nous (mais oui, ils sont plusieurs, ça fait quand même 2 jours qu'on est dessus), c'est les sous-vêtements qu'on porte. Alors voilà, slip, caleçon ou boxer y'a de tout. Je veux dire les garçons : on évite de demander aux filles pour pas les mettre mal à l'aise.

mardi 18 mai 2010

Manque à gagner.


Le matin, 5 minutes de retard au départ, arrivée à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard à l'arrivée.

On a eu 60% de réduction sur l'achat de l'abonnement au mois en compensation des 15 jours de grève en avril. Depuis, on est contrôlé presque à chaque voyage. On se demande s'il n'y a pas là un grand besoin de compenser la compensation.

Notre train du soir était à l'heure, en tout cas au départ. Par contre, on a appris que la correspondance à Libourne vers Paris était supprimée. D'ailleurs, aucun train ne circulait au départ ou à l'arrivée de Montparnasse depuis à peu près 15h. Renseignements pris, ce sont des anesthésistes qui manifestent et bloquent les voies. Peut-être qu'ils préfèrent qu'on s'endorme sous leur garde plutôt que celle de la Compagnie...

lundi 17 mai 2010

Longue distance.


Le matin, 5 minutes de retard.
Le soir, à l'heure.

Pendant les travaux sur la deuxième partie du nouveau pont au-dessus de la Garonne, les voies au-delà de la voie 7 (ou 9 je sais plus) étaient fermées. Autrement dit, depuis plusieurs mois je prenais le train le matin à la voie 6 au plus loin. Aujourd'hui que le pont est en service, on reprend les vieilles habitudes, départ voie 12, tout au fond de la gare. Faut pas être en retard.
C'est mon aventure du jour.

J'ai appris ce soir que le train qui part après le mien avait 30 minutes de retard. Difficulté d'acheminement du personnel. C'est vrai que ça arrive de temps en temps. Ça veut pas forcément dire que la Compagnie des Trains qui Nous Transporte est mal gérée. Faut pas généraliser non plus :-p *
On a tous nos problèmes.

*c'est un smiley maman, penche la tête vers la gauche et tu verras un visage qui tire la langue.

samedi 15 mai 2010

Hors série #3 - De l'importance des gens.

Samedi.

La vie est belle, même les jours de pluie.
L'amour est partout, qu'on l'exprime par des vœux solennels ou qu'il se manifeste par une surcharge d'émotion lors de marques d'affections venues de gens qu'on connaît à peine.
Si la métaphore avec le train est indispensable, je dirais que notre vie suit des rails aux aiguillages infinis. Les gares sont plus ou moins grandes et belles, certaines qu'on voit juste passer, et encore. Les gares sont un point de départ vers la suite, devant.
Chacun conduit son train et est à la fois passager d'un autre. Une rencontre comme une gare. Petite ou grande, belle ou ordinaire.
Notre Compagnie du train n'aurait pas fait l'objet de ce blog si notre rencontre avait été ordinaire. J'ai déjà comparé notre premier groupe à une famille, un gang, à la vie à la mort. Le lien est là, avec ou sans exagération. Peut-être que nos éclats de rire ont suffit. Fallait y être pour comprendre. Je ne saurais dire ce qui a fait la différence.
Chacun conduit son train, jusqu'au moment où on choisit de partager la route. Tout à coup le monde est plus grand. Nous, les autres, les passagers temporaires de ce train conduit à deux, on ne peut qu'accompagner et saluer en attendant notre tour. Ravi, le sourire un peu bêta, le cœur gagné par le bonheur ambiant et la pensée commune : les jeunes se sont mariés.
Bon vent.

mercredi 12 mai 2010

Chacun son pont.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard.

C'est officiel, le vendredi matin j'ai un train bleu pointu. Aujourd'hui c'est mercredi mais c'est aussi veille de pont pour beaucoup de gens, donc j'ai eu ce matin le train du vendredi. D'ailleurs ce soir on a eu un Bombardier à deux rames, comme si La Compagnie des Trains qui nous Transporte s'attendait à être chargée d'internes et autres vacanciers de 4 jours. Résultat le train était vide et on n'a eu aucun mal à s'asseoir tous ensemble.

On fait le pont et la Compagnie fait le sien.
La passerelle Eiffel est désaffectée et flotte au-dessus de la Garonne, reliée ni à la gare ni à la terre en face. Le nouveau pont, plus jeune et aux épaules larges, la nargue de près avec ses quatre voies dont 2 en service depuis mai 2008. Ça devait déjà être l'Ascension à ce moment là, je me souviens en tout cas que la circulation entre Bordeaux et Libourne était coupée sur un week-end avec jour férié.


C'est ce qui se passe se week-end pour les 2 dernières voies. Les voyageurs ou les employés malheureux prendront le bus jusqu'à Libourne.


Les ponts on les fait, on les construit, on passe dessus ou dessous.
C'était la pensée du jour.
Il est tard, j'ai pas trouvé mieux.
Les photos datent d'avril 2009.

mardi 11 mai 2010

Et ce petit monde voyage.


A l'heure, matin et soir.


J'ai déjà parlé de ce monde invisible, ces créatures qu'on ne voit pas et qui voyagent à nos frais et le plus souvent à notre insu, de poignée de porte en poignée de main. En général on n'y pense pas, sauf quand elles décident de revendiquer leur existence. C'est un peu ce qu'il s'est passé au moment de la grippe cochonne cet hiver, on a (presque) tous cédé à la psychose qui nous poussait à acheter ce gel désinfectant. J'en ai un. Damien en a un. Nicolas n'a peur de rien.
Comme tous les jours depuis quelques semaines, on voyage en Bombardier matin et soir. Un beau train quasiment neuf. Damien avait déjà critiqué la moquette blanche au plafond. Il y a là des arrivées d'air (des sorties ? je sais pas comment appeler ça), c'est peut-être par là que souffle la clim. Bref, le passage de cet air pulsé est visible sur la moquette au plafond par des traînées de poussière noire. Pas joli joli.
Le train de ce soir (comme tous les autres du même modèle) avait ces même traces peu élégantes et l'un de nous a fini par dire "j'aimerais bien avoir un aspirateur". L'idée nous a bien fait rire à Nicolas et à moi.
Autre signe de vieillissement prématuré de ces trains bleus à bout rond : les portes automatiques au niveau du soufflet au milieu de la rame (où le tiers, je crois que la rame est divisée en trois, un peu comme le tramway pour vous aider à visualiser) étaient en panne. En fait il y a une porte de chaque côté du soufflet, une porte, un pas ou deux, une porte. L'une marchait en appuyant sur le bouton, l'autre non, il fallait l'ouvrir à la main. Comme on était assis à côté et que le bruit me dérangeait, je l'ai fermée. Une fois. La deuxième fois, je me suis gentiment moqué de Damien (je suis un gentil garçon) en sortant mon gel désinfectant (nous y voilà) pour me nettoyer les mains. Damien a fait de même un peu plus tard. Il est du genre à fermer la porte des toilettes à cause de l'odeur en se protégeant la main avec un mouchoir, il a fermé la porte en panne en évitant la poignée et on s'est amusé à se demander quelle partie de la porte pouvait être la moins infectée. Au milieu, tout le monde y touche, c'est pour ça qu'on y a mis les poignées. En bas, il y a les chiens, les bébés. En haut, les basketteurs, nettement plus rares. Nous avons un gagnant.

Le contrôleur, un vague sosie de Billy Connolly (un comique écossais, parfois acteur, en photo) s'est heurté plusieurs fois à la porte en panne. Il l'ouvrait, je la fermais, il tentait à nouveau de l'ouvrir en appuyant sur le bouton sans réaliser que puisqu'il avait dû l'ouvrir à la main, elle s'était fermée par la main de quelqu'un d'autre et non automatiquement. Je lui ai quand même fait le coup pas loin de trois fois. J'ai fini par laisser la porte ouverte, dans l'espoir qu'il comprenne le problème. S'il l'a compris il ne pouvait visiblement rien y faire.
En tout cas, même si on n'avait rien eu à se dire, on avait toujours la porte pour s'occuper.


Mise à jour : après lecture, Nicolas, qui a une plus grande connaissance du foot que des comiques anglophones (on le comprend), m'a dit que le contrôleur en question ressemblait à Marco Simone. J'ai eu du mal à trouver l'individu en question faute de savoir écrire son nom, mais j'y suis arrivé grâce à Florent.
Les points communs sont faciles à repérer, peut-être que Marco gagnerait le concours de sosie (bien qu'il soit plus jeune) mais la photo du King Billy est plus rigolote...

lundi 10 mai 2010

Un jour avec comme un jour sans.


A l'heure, matin et soir.


C'est embêtant quand il se passe rien, j'ai rien à raconter.
Faisait peut-être un peu chaud, déjà ce matin.

Ce soir on avait un contrôleur dynamique, Perrine l'a même trouvé autoritaire voire agressif. Il a joué à faire peur aux collégiens (c'est vraiment toi sur la photo ?).

On est parti avec un léger retard, arrivé 2 minutes en avance.

Non vraiment, je sais pas quoi dire.

Ah si tiens. Ce matin, l'alarme de fermeture des portes m'a vraiment, mais alors vraiment, cassé les oreilles. Je me suis demandé si le volume avait changé ou si la fatigue me rendait plus sensible. Faudra que j'essaie de l'enregistrer.

jeudi 6 mai 2010

Qui ça peut bien intéresser ? Big Brother répond.


A l'heure, matin et soir.

On nous a lu au Chili, en Tunisie, je connais personne là-bas.
On nous lit à Toulouse, autour de Montpellier et Bordeaux. On peut imaginer la famille et les amis de La Compagnie du Train.
Mais qui à Brest, Aix-en-Provence, Saint-Capraise-de-Lalinde (c'est pas loin de notre gare d'arrivée ça), qui à Quimper et autour de Paris, même dans le désordre ? Ces lecteurs silencieux m'intriguent autant que me fait plaisir l'intérêt qu'ils portent à ce blog.
Je voulais qu'on soit plusieurs à écrire. Je me retrouve tout seul. Je me plains pas, j'aime écrire, mais ce blog n'a pas les couleurs que j'espérais. A mon tour j'ai négligé d'écrire, à cause des vacances (pas de train, pas de blog) et de quelques soirées chargées. J'ai perdu le rythme malgré des choses qui méritaient d'être racontées, et parler de nos histoires de train était la raison de la création du blog.
J'ai repris mes efforts quotidiens pour mes lecteurs connus, dont ma mère (qui n'a pas raté une occasion de me dire "ben alors t'écris plus ?") et Nicolas (.... non ça je censure, mais la suite est un indice).
Nicolas m'a dit "j'ai pas pris le train alors je suis pas retourné sur le blog ça m'intéressait pas de lire".
Damien a dit "il y a les débiles et ceux qui sont plus ou moins raffinés". Mais ça n'a rien à voir.

mercredi 5 mai 2010

La Compagnie vous informe.


Le matin, 10 minutes de retard.

Le soir, à l'heure.

En arrivant à la gare, je vois que l'écran annonce 5 minutes de retard.
Dans le train, le haut-parleur annonce que le train partira après le TGV de 7h22 (retard estimé par moi : 16 minutes).
Finalement on part à 7h16, avant le TGV.

J'ai même pas cherché à comprendre.

mardi 4 mai 2010

Sales gosses. Mauvais reporter.


A l'heure, matin et soir.


J'avais un train avec la nouvelle déco ce matin. L'intérieur est le même, l'extérieur est gris clair avec Région Aquitaine écrit en gros, en bleu et vert. J'aurais pu le prendre en photo mais j'ai toujours pas rechargé la batterie de l'appareil... Donc la photo se fera une autre fois.

A Cenon, il y a, entre autres réguliers, des lycéens footeux qui montent. J'ai fini par les remarquer à cause de leurs conversations récurrentes à propos de leurs matchs et j'en suis arrivé à me dire qu'une future star du foot était peut-être parmi ces 6 ou 7 gars là. Un seul a l'air vaguement studieux mais je sais pas si ça fait une différence, quant à savoir s'il est bon élève... Bref, ce matin encore, ils étaient là.
Le train n'a pas redémarré tout de suite, on a d'abord vu passer la contrôleuse, le conducteur et un autre gars. Les mêmes dans l'autre sens, quelques minutes plus tard et un qui marmonne "ils doivent trouver ça rigolo". Le train repart.
Contrôle.
Un premier jeune annonce qu'il n'a pas de billet, la contrôleuse lui donne un formulaire à remplir et le laisse seul pour continuer ses contrôles. Quand elle est hors de vue, les copains du sans billet lui conseillent de mettre un faux nom et une fausse adresse. Il le rend à la contrôleuse qui lui rappelle qu'en montrant le formulaire au guichet avec sa carte de réduction il peut se faire rembourser une partie de l'amende. Puis elle demande leur billet aux autres. Un deuxième lui avoue qu'il n'en a pas non plus et à nouveau elle lui donne un formulaire et disparaît. Eux-même la trouve un peu naïve, pendant qu'ils lui inventent une identité à lui aussi. Ils discutent, font un peu de parano, se demandent s'il y a des caméras dans ces nouveaux trains (je me suis posé la même question) et l'un d'eux lâche : "peut-être qu'ils savent qu'on a appuyé sur l'arrêt d'urgence".

Je sais pas ce qu'ils savent.

lundi 3 mai 2010

Douche écossaise.


Le matin, à l'heure.

Le soir, léger retard.

J'ai déjà parlé des problèmes de clim dans nos nouveaux trains. Je transmettais l'observation de quelqu'un d'autre, j'en ai fait l'expérience moi même ce matin. Le chauffage vient d'en bas et l'air est brassé en haut, du coup j'avais chaud au mollet et le haut du corps baignait dans un courant d'air frais.
C'est quand même fou qu'à notre époque où on est capable d'envoyer un gars sur la lune on soit pas capable de climatiser un train de manière confortable.
Est-ce que je deviens vieux et fragile ?

J'ai failli oublier de parler du petit incident de la journée quand même. Comme on le sait, quand le feu est vert sur le quai c'est que le train doit arriver dans les 5 minutes. Chaque soir, quand je vois le feu vert, j'envoie un essmess à Damien pour qu'il se dépêche, au risque de le rater. Ce soir, le feu est resté rouge. Il l'était encore quand le train est arrivé, j'espère qu'il ne l'était plus quand on est parti... Du coup, puisque j'attendais le feu, j'ai pas prévenu Damien. Et j'ai croisé les doigts pour que ce soit un de ses jours en voiture...

Et puisqu'on parle d'Ecosse, je suis content d'avoir l'occasion de montrer en prime une vidéo (qui n'est pas de moi) sur le métro glaswégien. Le troisième plus ancien métro au monde, après Budapest et Londres. Il est petit, orange et il tourne en rond. Une expérience à ne pas rater, à la fois utile et rigolo ; du moins quand on est étranger, quand on habite Glasgow il est juste utile et c'est bien tout ce qu'on attend de lui.