Ce soir, personne de connu dans le train, j'ai voyagé seul.
Même pas le parasite de Castillon pour s'incruster ; de toute façon, j'aurais simulé le sommeil, comme d'habitude. C'est le seul remède efficace pour éviter ce missile à tête chercheuse.
Il y avait en revanche une horde de scouts catholiques. Quelques garçons, tous blonds ou roux... Et une troupe de filles, au nombre de sept. Les garçons ont disparu encours de trajet. Il ne restait que les filles, munies de toute la panoplie, chapeau et bâton compris.
Et elles chantaient, et elles chantaient... tout le long du trajet. Heureusement, la porte séparatrice filtrait.
Vers la fin du trajet, j'ai pensé stratégique de se rapprocher de la porte, afin d'éviter que les scouts, flanqués de leurs bagages et tout leur bardas ne bloque la sortie du train un temps interminable.
J'ai assisté à la fin de leur prestation publique, prenant la forme d'une mini chorale. J'ai fini par me concentrer un peu sur les paroles ; j'écoute les scouts, et ça donnait des litanies sur une femme qui va au paradis, et un homme, sans doute méchant, qui va en enfer...
Hormis le texte, il n'y avait guère de différence avec une chanson paillarde, tout au moins dans la manière de chanter.
J'ai alors réalisé que la protection auditive dont j'ai bénéficié tout le long du trajet grâce à la porte séparatrice fut salutaire...
mercredi 28 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
Down under.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 5 minutes de retard.
Alexandre vient de l'hémisphère Sud. Je me souviens qu'un jour on a parlé de l'eau qui s'écoule là-bas dans le sens inverse d'ici. Il m'avait dit lui-même qu'en arrivant en métropole il était allé voir comment coulait l'eau de l'évier.
C'est un curieux, Alexandre, un scientifique et qui a la bougeotte en plus. Son île était trop petite pour une vie, il voulait le monde et son appareil photo ne le quitte pas, sauf dernièrement quand ils sont allé visiter la capitale de la pipe et du diamant. Je sais pas où c'est mais j'imagine que les deux ne sont pas taillés par la même personne, même si l'un n'empêche pas l'autre.
Alexandre a quand même trouvé quelqu'un pour l'accompagner, le salaud, et nos deux citoyens du monde sont maintenant en route pour le verso de la carte. Vers là où on marche la tête en bas, là où l'eau coule à l'inverse d'ici.
Une faune qu'on ne voit qu'au zoo ou au cirque. Des bêtes jolies ou vénéneuses, souvent les deux. Un continent où paraît-il, la première cause de mortalité sur les plages est... la chute de noix de coco. C'est là qu'il vont. Voir les aborigènes et souffler dans ce machin qui fait un bruit de grondement et qui relaxe autant qu'il énerve.
Bon voyage. Jusqu'à ce qu'on se retrouve et au-delà.
Galilée et ceux qui l'ont suivi se trompaient. La Terre est bel et bien plate. Elle l'est pour ceux qui n'ont pas le courage de la parcourir en allant droit devant à l'infini et atteindre l'autre côté, sous nos pieds, celui où les gens marchent la tête en bas.
Down under.
(mauvaise nouvelle : la quantité d'eau contenue dans un lavabo ne suffit pas à se rendre compte du sens dans lequel elle tourne, voir Force de Coriolis)
(mauvais nouvelle aussi : il semble qu'on savait déjà que la terre était ronde du temps de Galilée ou Christophe Colomb, cela dit, j'ai aussi trouvé un article à propos de gens à notre époque qui refuse d'admettre que la terre est ronde, voir La terre est plate)
lundi 26 juillet 2010
L'incruste.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 5 minutes de retard.
Le mot du jour : vin pétillant d'Italie.
- Rosso, annonce une passagère, assez proche pour nous entendre mais trop loin pour voir et suivre la grille.
- Avec un B ?
- Non, Rosso. R-O-S-S-O
- Non ça va pas, on est en 4 lettres avec un T
- Oui mais le vin pétillant d'Italie c'est le Rosso, c'est sûr.
Réponse : Asti.
- Ah, je le connais pas celui-là.
C'était le dernier jour de Perrine aujourd'hui. Elle aussi quitte la ville, mais sa route est moins longue. Au moins elle avait le sourire, c'était bien.
Et Florent qui part fin août, mais qu'est-ce qu'on va devenir ?
jeudi 22 juillet 2010
Système D.
A l'heure, matin et soir.
Les mots-fléchés sont addictifs.
Florent s'y est mis au point d'en faire le matin quand il est seul (il me l'a dit). Et surtout, puisque les gratuits sont en vacances, il imprime des grilles depuis l'internet, du coup on a notre dose chaque soir.
Autrement dit :
Le mot du jour : livre pour rire.
Réponse : ana.
A vos dictionnaires m'sieurs dames, j'ai aucune idée de ce que c'est.
mercredi 21 juillet 2010
Magie.
A l'heure, matin et soir (de justesse, départ en retard à chaque fois).
Aujourd'hui il pleut.
J'ai entendu un violon ce matin en descendant du train. Ça venait de sous l'abri (celui de la photo du 30 juin, je sais pas comment on fait un lien). J'ai d'abord pensé à une sonnerie de téléphone, bien qu'un peu élaborée. En passant devant l'abri, j'ai vu que c'était une jeune fille qui jouait, violon au menton et pluie tout autour. Elle n'a pas pris mon train, ni celui qui partait vers Bordeaux, sur le quai d'en face. Elle était juste là et moi je pouvais pas rester l'écouter.
mardi 20 juillet 2010
Document sans titre.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 5 minutes de retard.
J'ai oublié ce que je voulais dire.
lundi 19 juillet 2010
Alternative.
Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard.
C'est les vacances et pourtant le train est aussi bondé comme un vendredi soir.
Nous ça va, on a trouvé de la place en première. Parce qu'on a osé y aller. J'en connais d'autres qui ont voyagé debout jusqu'à Libourne.
Voilà enfin l'occasion de poster une vidéo soumise par quelqu'un qui se reconnaîtra, avec dans le rôle du héros l'acteur vu récemment dans "My name is Khan", que j'ai pas su vendre à Nicolas et aux autres, mais que je conseille quand même.
Bref, une alternative à la surpopulation des trains.
mardi 13 juillet 2010
Données sans suite.
A l'heure, matin et soir.
Comme prévu, les journaux gratuits sont en vacances. Curieusement on les a eu lundi mais pas aujourd'hui. Du coup, les deux grilles de mots-fléchés qu'on a remplies avec difficulté (avant de s'endormir dessus) seront sans solution.
A moins peut-être d'aller sur le site internet du journal. Mais c'est loin internet.
lundi 12 juillet 2010
Dodo.
A l'heure, matin et soir.
Bon d'accord j'ai pas beaucoup dormi ce week-end.
En tout cas le réveil était déjà difficile, du coup j'étais un peu en retard, le soleil un peu plus haut et les quais m'ont offert leur beauté, à la fois rare et furtive. Je me dépêchais mais jusque là tout allait bien.
J'ai eu mon train, j'ai dormi dans le train.
J'ai vaguement vu Libourne, j'ai raté Castillon. J'ai refermé les yeux à l'arrêt précédent le mien... pour les rouvrir face au panneau de ma gare ; heureusement en été je voyage léger, j'ai seulement eu à attraper mon sac et sauter du train (qui ne roulait pas).
Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi on coupe les annonces vocales après Cenon.
Je voudrais aussi qu'on me dise combien est payé ce contrôleur qui se dispense d'annoncer les gares au micro. Ou bien est-ce que ce n'est pas dans ses obligations ?
Je sais où je vais, je connais la route par cœur ou presque. Mais les annonces, si elles ne sont plus une information pour moi elles sont devenues un repère dont je n'aime pas être privé.
Bon d'accord j'ai pas beaucoup dormi ce week-end.
En tout cas le réveil était déjà difficile, du coup j'étais un peu en retard, le soleil un peu plus haut et les quais m'ont offert leur beauté, à la fois rare et furtive. Je me dépêchais mais jusque là tout allait bien.
J'ai eu mon train, j'ai dormi dans le train.
J'ai vaguement vu Libourne, j'ai raté Castillon. J'ai refermé les yeux à l'arrêt précédent le mien... pour les rouvrir face au panneau de ma gare ; heureusement en été je voyage léger, j'ai seulement eu à attraper mon sac et sauter du train (qui ne roulait pas).
Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi on coupe les annonces vocales après Cenon.
Je voudrais aussi qu'on me dise combien est payé ce contrôleur qui se dispense d'annoncer les gares au micro. Ou bien est-ce que ce n'est pas dans ses obligations ?
Je sais où je vais, je connais la route par cœur ou presque. Mais les annonces, si elles ne sont plus une information pour moi elles sont devenues un repère dont je n'aime pas être privé.
vendredi 9 juillet 2010
La fin des haricots.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard.
Le journal 20 Minutes annonçait ce matin que c'était le dernier numéro avant les vacances. Je sais pas si c'est pareil pour les deux autres mais je me suis dit : et les mots-fléchés alors ? Si on n'a plus ça pour s'occuper pendant le trajet qu'est-ce qu'on va faire ? Je suppose qu'il va falloir qu'on se trouve des sujets de conversations, comme quand la télé est en panne.
Le mot du jour : "Elle met en bas et à gauche"
Réponse : Capitalisation.
Le soir, 15 minutes de retard.
Le journal 20 Minutes annonçait ce matin que c'était le dernier numéro avant les vacances. Je sais pas si c'est pareil pour les deux autres mais je me suis dit : et les mots-fléchés alors ? Si on n'a plus ça pour s'occuper pendant le trajet qu'est-ce qu'on va faire ? Je suppose qu'il va falloir qu'on se trouve des sujets de conversations, comme quand la télé est en panne.
Le mot du jour : "Elle met en bas et à gauche"
Réponse : Capitalisation.
jeudi 8 juillet 2010
Programme d'été.
Le matin, à l'heure. Le soir, 30 minutes de retard.
Le mot du jour : "Rois africains"
Réponse : Lions
J'en suis pas très fier, mais je fais comme à la télé en été, le minimum.
Le mot du jour : "Rois africains"
Réponse : Lions
J'en suis pas très fier, mais je fais comme à la télé en été, le minimum.
mercredi 7 juillet 2010
Silence et dors.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard.
C'est bien les vacances, y'a pas les petits pour faire du boucan et y'a plus de place pour nous tous.
Le problème c'est que le matin, je suis seul et je somnole. Et les matins où le contrôleur ne se manifeste pas et où l'annonce vocale automatique est coupée, j'ai plus rien pour me servir de repère et m'empêcher de rater mon arrêt.
J'ai pas raté mon arrêt, mais je dors moins tranquille...
Le soir, 10 minutes de retard.
C'est bien les vacances, y'a pas les petits pour faire du boucan et y'a plus de place pour nous tous.
Le problème c'est que le matin, je suis seul et je somnole. Et les matins où le contrôleur ne se manifeste pas et où l'annonce vocale automatique est coupée, j'ai plus rien pour me servir de repère et m'empêcher de rater mon arrêt.
J'ai pas raté mon arrêt, mais je dors moins tranquille...
mardi 6 juillet 2010
Il fait trop chaud.
A l'heure, matin et soir.
Le mot du jour : "Il est pressé à la ferme"
Réponse : Pis.
Le mot du jour : "Il est pressé à la ferme"
Réponse : Pis.
lundi 5 juillet 2010
La panne.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard
Le mot du jour : "Ville engloutie"
Réponse : Ys
Faut s'en souvenir on l'a souvent celui-là.
Oui je triche, mais à part que le train était en retard j'ai rien à dire...
Le soir, 15 minutes de retard
Le mot du jour : "Ville engloutie"
Réponse : Ys
Faut s'en souvenir on l'a souvent celui-là.
Oui je triche, mais à part que le train était en retard j'ai rien à dire...
vendredi 2 juillet 2010
Sheila ne chantera pas.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 20 minutes de retard.
L'école est finie.
On avait 2 rames de Bombardier pour pouvoir ramener les internes du vendredi soir. Qui n'y étaient pas, du coup j'étais tout seul dans ma portion de train, j'ai même pris des photos qui serviront une autre fois.
Et comme plusieurs fois cette semaine, on a passé la Garonne au pas. On s'est même arrêté un bon moment à l'entrée du pont, ce qui m'a permis de prendre en photo, je veux dire mitrailler, quelques détails du pont Eiffel que j'avais remarqué il y a peu.
Mitrailler depuis le Bombardier, j'imagine que ça n'a échappé à personne.
MDR.
Le soir, 20 minutes de retard.
L'école est finie.
On avait 2 rames de Bombardier pour pouvoir ramener les internes du vendredi soir. Qui n'y étaient pas, du coup j'étais tout seul dans ma portion de train, j'ai même pris des photos qui serviront une autre fois.
Et comme plusieurs fois cette semaine, on a passé la Garonne au pas. On s'est même arrêté un bon moment à l'entrée du pont, ce qui m'a permis de prendre en photo, je veux dire mitrailler, quelques détails du pont Eiffel que j'avais remarqué il y a peu.
Mitrailler depuis le Bombardier, j'imagine que ça n'a échappé à personne.
MDR.
jeudi 1 juillet 2010
Bad, bad day.
Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard.
Il y a une scène dans "The Truman Show" ou un dysfonctionnement de l'appareil climatique fait qu'il ne pleut qu'à l'endroit où est assit le personnage, sur la plage. Il n'a qu'à se déplacer d'un mètre pour être à l'abri du déluge, mais il est déjà trempé.
Ce soir Florent était notre Truman, un personnage sympathique dans la tourmente, et nous son public impuissant.
On a prit l'habitude (mauvaise, j'admets) d'aller en première parce qu'on est sûr d'avoir de la place pour tout le monde. Malheureusement, aujourd'hui, on s'est fait refouler par un contrôleur assis là, son zèle le rendait antipathique, même pour moi, mais c'est peut-être juste parce qu'on a pas aimé être remis à notre place (après tout). On a tant bien que mal réussi à trouver 3 places.
On a eu une compagnie non désirée qu'on n'a pas réussi à éviter mais au moins la travée nous séparait, ça limite les contacts. Et puis on était concentré sur nos mots-fléchés, ça nous a évité d'avoir l'air de l'ignorer. On peut pas avoir envie de tout le monde, je l'ai déjà dit, même si le rejet est malheureux.
Florent a été retenu à la débauche par sa patronne. Il est arrivé trop tard pour pouvoir prendre son abonnement du mois. La contrôleuse de ce matin lui avait accordé la journée pour se mettre en règle, plutôt que payer le tarif de bord. Ce soir on stressait un peu parce qu'on s'était déjà fait remarquer par le contrôleur et en plus ils étaient trois. On a été contrôlé, évidemment, par un petit jeune qui lisait la validité de nos billets à voix haute. Je me suis dit "Florent est cuit". A la lecture, le petit ne réalise pas tout de suite qu'il n'a pas lu la même date que sur le mien, mais se reprend et je crois qu'avant même que Florent ait le temps de démarrer son explication, il dit "bon à un jour près ça passe". Soulagement de nous trois, et le gars d'ajouter sur un ton au moins aussi antipathique que son collègue "ça va pour cette fois mais pensez à l'acheter". A sa décharge, il faut dire qu'il était bien trop jeune et petit pour avoir la moindre autorité. On en a plein comme ça (des jeunes inexpérimentés, pas forcément petit) chaque été.
Florent a apprit quelques minutes avant de débaucher que son CDD ne serait pas reconduit. Après Isabelle et Nicolas, en voilà un autre qui perd son boulot. Ça m'a fichu un coup, je sais pas quoi en dire. Parce que ça sonne comme une injustice, que ça me stresse et parce qu'il me disait justement la veille qu'il comptait rester parce que c'est pas le moment de se retrouver au chômage. Mais tout ne dépend pas de nous.
Damien me pousse à changer de boulot, vivre sans train, je n'ai qu'à écrire une lettre de motivation et l'envoyer à peu près à tout le monde. Mais motivé par quoi ? Ce monde là me fait peur.
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