jeudi 25 février 2010

Miroir mon beau miroir.


Le matin, à l'heure.

Le soir, un peu en avance encore.

Le groupe s'agrandit, même aujourd'hui avec deux absents, on était cinq.
C'est pas simple d'asseoir un groupe de cinq. J'avais repéré un carré de places depuis dehors mais il s'est avéré qu'une jeune femme se cachait derrière le rideau et un garçon occupait le carré d'à côté. Le garçon lui-même était tout petit mais son pied atteignait le siège voisin et sur les deux sièges d'en face il y avait sa valise et son blouson.
On a bousculé les affaires du petit en essayant de pas trop déranger la demoiselle. Damien, Florent et moi nous sommes assis avec elle et Marie à côté avec le garçon. Nicolas nous a rejoint plus tard.
On a démarré plutôt calmement, je crois qu'on est tous un peu fatigué. Et puis je sais plus comment ça a commencé mais on a abordé le sujet (plutôt régulier finalement) des habitués, passés et présents. La jeune femme a refermé son livre pour pas être distraite pendant qu'elle faisait semblant de pas nous écouter.
Florent était choqué de voir à quel point Damien et moi détaillions des inconnus. Ses réactions et nos histoires sans complexe ont fait qu'on s'est bien marré (j'aime ces moments là). La jeune inconnue a ri avec nous, adoptée par obligation, à force de sourires et regards échangés. Au pire, Florent et elle nous ont pris pour des psychopathes, au mieux pour des tarés rigolos.
Finalement, la rencontre s'est prolongée jusqu'à l'arrivée et c'était bien. Une lectrice, passionnée par l'écriture, bien sûr que je l'aime bien.
Peu de chances pour qu'on la revoie, dommage. Un peu d'intelligence nous aurait pas fait de mal.

mercredi 24 février 2010

Est-ce qu'on doit s'en plaindre ?


Le matin, à l'heure.

Le soir, 2 ou 3 minutes d'avance.

Tout est dit.
Le train du soir est parti presque 3 minutes avant l'heure normale, on a même cru que certains réguliers l'avaient raté.
L'avance s'est maintenue tout du long, au point qu'en sortant de la gare il était .39, l'heure normale d'arrivée du train. Et je suis pas sorti en courant.
On a droit à des excuses pour les retards.
Je sais pas quoi penser de ces minutes d'avance. Est-ce qu'on doit s'en plaindre ?

jeudi 11 février 2010

La parole et l'acte.


A l'heure, matin et soir.


J'ai souvent cité le speech du contrôleur au départ du train le matin.
"…nous rappelons aux voyageurs que le compostage du billet est obligatoire. Si cette formalité n'a pas été effectuée, veuillez en informer spontanément le contrôleur lors de son premier passage et ce avant le début des opérations de contrôle."
Je vais pas débattre de la formule et du sens qu'il faut donner à la phrase "veuillez vous présenter spontanément au contrôleur", Damien l'a déjà fait, et avec plus de passion.
Ce matin la chose m'a interpelée alors que ça c'était sûrement déjà produit. La voix dans le haut-parleur nous fait son laïus dans sa version presque intégrale, il manque le numéro du train et la référence au conseil régional. Mais puisqu'elle s'annonce pour un premier passage, je l'attends. Pas de contrôleuse (puisque c'était une femme ce matin). Il m'a semblé la voir passer mais "en civil", pas de casquette et blouson neutre, j'ai juste cru voir son badge dans le reflet de la fenêtre. Elle est passée, sans repasser.
Je suis descendu du train sans avoir été contrôlé.
Je me suis demandé quel était l'intérêt de faire l'annonce si au final on ne sais même pas quelle tête a le contrôleur.
Ou la contrôleuse (puisque c'était une femme ce matin).

mardi 9 février 2010

Amélioration.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard au départ.


On a remarqué que dans les vieux trains, il y avait maintenant des poignées sur le dossier des sièges. J'aurais dû prendre une photo.
Il y a eu débat entre ceux qui disaient qu'elles avaient toujours été là et ceux qui disaient que c'était nouveau. Moi-même j'imaginais mal ce genre de changement dans les vieux trains.
Finalement, on a décidé ce soir qu'elles étaient effectivement nouvelles. On s'est demandé quel était l'intérêt d'améliorer des wagons de l'ancienne génération. C'est-à-dire à peu près le grand-père du Bombardier, sachant que la Compagnie du Train qui Nous Transporte a un nouveau Polichinelle dans le tiroir.
Il a fallu trois de nos esprits pour comprendre. Les trains du lundi et vendredi soirs sont bondés, j'en parle souvent. Depuis quelques semaines il y a souvent des gens debout dans les allées. La Compagnie, qui sait tout, qui voit tout et qui prend soin de ses voyageurs a fait poser des poignées sur le dossier des sièges pour que les passagers debout soient plus en sécurité et ne perdent pas l'équilibre au freinage.
Des poignées.
Ça coûte moins cher qu'un wagon supplémentaire.

lundi 8 février 2010

Retour à la normale.


A l'heure, matin et soir.


Juste pour dire que l'heure du départ est de nouveau celle annoncée sur la fiche horaire.
Pourquoi ?
Allez savoir.

mercredi 3 février 2010

Grèves.


Le matin, 10 minutes de retard.
Le soir, un peu en avance à l'arrivée.

Aujourd'hui, grève. Heureusement, le service minimum me permet de me lever une heure plus tard.
On est quand même parti avec 10 minutes de retard.
Ce soir on est arrivé avec 2 minutes d'avance. C'est pas beaucoup, deux minutes, mais quand on sait l'importance (sur le papier) d'une minute, un décalage de 2 minutes doit être lourd de conséquences...
A noter le contrôleur qui faisait ses annonces au micro avec la voix d'un animateur de manège à la foire. Au moins ça nous a fait rire.

lundi 1 février 2010

4 minutes.


Le matin, à l'heure ?
Le soir, oui à l'heure.

J'ai pas tout compris ce qui s'était passé.
Déjà, les 2 ou 3 premières semaines de l'année, le train de 8h partait 4 minutes plus tôt que son horaire normal. Pour le savoir, il fallait arriver suffisamment en avance pour le voir affiché à 7h56. D'ailleurs pour la petite histoire, il était parti le premier lundi avec 30 minutes de retard. Et je viens de réaliser que Damien l'avait déjà raconté.
Bref, tout était rentré dans l'ordre sans plus d'annonce que quand l'ordre s'était perdu.
Ce matin, je passe sous l'écran d'affichage de la porte vers les quais en m'apprêtant à lire comme chaque jour "6, voie 6" (ça rime). Sauf que non, cette fois c'était "2, voie 6". Non seulement ça rime plus mais, à mon tour, je perdais 4 minutes d'avance. J'ai pressé le pas parce que de l'avance j'en avais déjà pas beaucoup.
Au moins j'ai eu de la chance, on est parti à l'heure. C'est-à-dire l'heure annoncée, pas l'heure habituelle.
J'ai pas fini.
Damien nous l'avait dit pour le sien : le train part plus tôt mais il attend plus longtemps à Libourne et on arrive à la même heure.
Effectivement, ce matin "Libourne 10 minutes d'arrêt". 10 comme 2 fois 5 = 10. Dix minutes. (Le pouce, Perrine ; pour les autres Graine d'explorateur sur arte http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3039868.html <- le lien est valable jusqu'à vendredi)
Donc on a attendu dix minutes et on est reparti. J'ai compris qu'on attendait le train d'en face, celui de Bergerac, toujours pour cette histoire de voie unique.
Quand même, 10 minutes, ça me paraissait beaucoup. Avec raison. On est arrivé à Castillon 10 minutes plus tard que d'habitude. Retard qui s'est à peine réduit arrivé à ma gare.
Donc, parti 4 minutes plus tôt, arrivé 10 minutes plus tard. Mon trajet habituel s'est donc rallongé d'un quart d'heure.
Si les 4 minutes ont de grandes chances d'être temporairement normales, je me demande si les 10 minutes le resteront aussi. D'où mon interrogation quant à savoir si mon train de ce matin est arrivé à l'heure ou non.
On verra demain.