mardi 1 décembre 2009

Le ruban rouge.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard, à peine chauffé.

Il y avait cette pub (mise en scène par Gainsbourg ?) qui disait "il ne passera pas par moi". C'est faux. Il passera par nous. Pire : il passe déjà. A nous de nous arranger pour qu'il ne nous heurte pas de plein fouet. C'est comme un bombardement. On voit son compagnon d'arme tomber. Nous on survit, on n'est même pas blessé. Pourtant on souffre, d'amour et de chagrin.
On se rassure, on repousse les limites du risque sans se rendre compte que quand on est touché, ça tient plus de l'œil crevé que de l'éphémère bouton.
D'incidents en accidents, de fausses excuses en actes réfléchis, ce ne sont plus des victimes isolées, plutôt des rafles et les malheureux partent par convoi. On refuse d'y croire ou on l'ignore tout simplement jusqu'à ce que nous même ou quelqu'un de proche ait son billet en main. Alors on réalise que c'est une guerre et que le silence nous tue.
L'amour est précieux et mérite qu'on s'y abandonne, ô combien. Mais quand nos yeux se ferment, que ce ne soit pas sur tout. Trop d'inconscience pourrait nous coûter cet œil qui nous est si cher.
Garçons et filles de tous genres et de tous âges, vivez ! Mais pas à n'importe quel prix.
Voilà un train qu'il vaut mieux rater.



Mise à jour pour ceux qui ont vu 2012 : vu avec quelle indifférence on laisse faire les choses en Afrique, que croyez-vous qu'il se passe sur ce continent dans le film ? N'est-ce pas un rebondissement intéressant occulté (volontairement ou non) par les scénaristes ?