lundi 30 novembre 2009

Chaîne du froid.


Le matin, à l'heure.
Le soir, léger retard.


Fait froid dehors, fait froid dans le train mal chauffé (ou pas du tout).
Est-ce que je vais chopper la grippe d'avoir froid ou bien en rompant la chaîne du froid en chauffant chez moi ?

vendredi 27 novembre 2009

Logi(sti)que.


A l'heure, matin et soir.


Faisons le point.
Y'a école, on le sait.
Y'a des internats en gros à Sarlat, Bergerac, Sainte-Foy et sûrement Libourne. J'en sais rien mais je devine.
Y'a des vendredis, depuis pas mal d'années maintenant.
Chaque vendredi les internes rentrent chez eux en emportant plusieurs kilos de valises, sauf pendant les vacances scolaires où par définition il n'y a pas d'école donc les internes ne prennent pas le train. Ou s'ils le font c'est pour d'autres raisons qui les regardent.
Ce vendredi c'était vendredi. Valises, internes tout y était.
On a vu le feu passer au vert, annonçant l'arrivée imminente du train (j'ai essayé de compter dans la semaine, à peu près 5 minutes). Les deux guichetiers sortent sur le quai et annoncent : le train n'a qu'une voiture, il n'y a pas de place pour tout le monde. Les gens qui descendent à Libourne doivent prendre le bus qui les attend dans la cour de la gare.
Arrive en effet une seule rame du train bleu pointu au lieu de deux habituellement depuis la rentrée. Des gens debout partout, les valises au pied.
On n'a pas voyagé debout longtemps finalement, Perrine et moi, on a eu la chance d'avoir des places rapidement en première classe.
Mais je me demande comment on peut rater un rendez-vous aussi important et régulier comme vendredi = retour = besoin d'un gros train.
Ah si seulement Bison Malin avait pris le train...

mardi 24 novembre 2009

La sécurité avant tout...

J'avais déjà plusieurs fois dénoncé (Voir articles du présent blog "Règlement quand tu nous tiens" et "Info ou Intox"), le zèle inutile des contrôleurs dépensant leur énergie à demander une carte Esay Pass fictive, alors qu'il semblerait plus efficace d'employer cette énergie dans la ponctualité et/ou le départ des trains.

Certains critiquerons mon manque d'indulgence à l'égard des contrôleurs, en me faisant remarquer qu'il ne sont pas responsables du retard des trains...

Pourtant, j'apprends sur ce blog que Bernard, que je n'ai pas vu depuis Jeudi dernier, a été victime d'une suppression de train, parce que le contrôleur avait disparu.

Si c'est un enlèvement dont il a été victime, on pourra à juste titre critiquer mon manque d'indulgence. Mais vu la fréquence des trains retardés au départ, ou même annulés, pour cause de défaut de contrôleur, la thèse du rapt s'effondre.
On trouve des zélés pour demander une carte inutile, mais parfois, il n'y a personne pour faire partir un train à l'heure, ou même partir un train, tout simplement.

Bernard a également narré ici l'histoire d'une pauvre femme couchée à terre, à cause d'une chaussette malencontreusement coincée dans le marches crantées de l'escalator, (?!?), et de sa valise, qui s'agitait par la seule force motrice dudit l'escalator l'ayant emporté, devant le regard indifférent d'un contrôleur, qui a pris la fuite plus ou moins consciemment.
Et ce alors qu'il est fait régulièrement l'alerte d'être vigilant aux bagages sans surveillance. (Il est vrai qu'aucune consigne ne donne la marche à suivre pour le cas où l'on serait confronté à un femme gisant sur le sol, on ne peut donc reprocher au contrôleur de ne pas s'en être soucié.)

Lorsque les déficiences chroniques touchent la sécurité, cela devient préoccupant...

Un jour, je m'apprétais à traverser la voie à la gare de Ste Foy La Grande, au passage aménagé pour cela. Je regarde alors le signal représentant grossièrement un bonhomme écrabouillé, qui s'allume en rouge si un train doit passer.
Le bonhomme écrasé étant éteint, je pensais pouvoir traverser en toute quiétude derrière le train duquel j'étais descendu. Nous étions même trois ou quatre à le penser quand retentit soudain le klaxon d'un train sur la voie d'en face, qui allait dans l'autre sens. La signalisation est restée éteinte, puisqu'apparemment, elle ne marche que dans certaines circonstances.

Je me demande comment il n'y a pas plus de morts !

Il nous est bien rappelé le danger de traverser une voie. Des petites étiquettes "ludiques" nous expliquent qu'il faut descendre à quai, et jamais sur la voie d'en face, étant donné qu'un train, invisible tant qu'on n'est pas sur le rails, pourrait brusquement vous faucher sur son passage...

Pour cette raison de sécurité évidente, les portes du train s'ouvrent toujours, heureusement, du côté du quai, et non du côté de la voie d'en face.

Mais pas cette fois-ci...




Sur la suivante, attention au train faucheur !

Info ou Intox

Je n'ai pas pris le train, ni hier, ni aujourd'hui, car je travaillais près de chez moi pendant ces deux jours !

J'en avais oublié la sensation de rentrer chez soi à une heure permettant encore de profiter de la soirée, sans avoir à me soucier du retard journalier de notre train...

J'ai pu prendre le temps de consulter mes e-mail, et de lire un message que m'a adressé ce jour un autre usager, que j'avais informé du caractère illégitime de la demande récurrente des contrôleurs de la carte "Easy Pass".

Je retranscris tel quel le message :

"On vient juste de me demander la fameuse Carte "Easy Pass". Il s'agit d'un contrôleur assez con, et très "règlement", que j'avais déjà repéré.

Je lui ai montré la carte tout en lui disant -cordialement- qu'elle n'avait aucune utilité. Il m'a servi le discours habituel, à savoir qu'elle se substituait à l'attestation d'employeur, et qu'avec la photo, il pouvait vérifier que c'était bien moi.

Ce à quoi je lui ai répondu que :

1. Il n'est nullement indiqué que cette carte devait être produite (il en a convenu).

2. Je peux en "fabriquer" à volonté puisqu'elle est délivrée "gracieusement" aux guichets.

Il m'a dit qu'il était conscient du "problème", et qu'il allait faire remonter l'information pour modifier en conséquence le libellé des billets !"


Alors, info ou Intox ?

Un contrôleur détiendrait-il un tel pouvoir de faire changer un règlement fixé par les technocrates de la compagnie?

A suivre dans les prochains jours...

lundi 23 novembre 2009

Boum boum.


A l'heure, matin et soir.

On a parlé ciné avec Perrine. 2012, The Box, Donnie Darko, L'armée des 12 singes. La fin du monde, la valeur de l'humanité aux yeux de l'univers, des morts partout, un conversation bien sympa.
Soudain, peu après Libourne Boum Boum contre la paroi de droite. Un bruit métallique. Ceux qui comme moi ont été terrorisé par le Dark Water de Hideo Nakata ont une idée de ce que ça m'a fait. Et puis plus rien. Et puis un autre bruit à la fois proche et éloigné de quelque chose qui traîne. Pas de contrôleur en vue, on ne peut que subir notre inquiétude.
Je me souviens des fois où le train a heurté un animal. Des chocs secs et sonores sous nos pieds, comme des branches d'arbre.
Là non. Boum Boum.
Le train a roulé et est arrivé normalement. En descendant j'ai cherché à voir ce qu'on entendait, je m'attendais à une grille manquante. J'ai rien vu.
Mystère.

Bon voyage...

vendredi 20 novembre 2009

Quitte ou double.


Le matin, supprimé.

Le soir, à l'heure.

Ça nous tombe dessus quand on s'y attend pas.
J'étais bien dans le train, un peu juste mais à l'heure. Le chef de gare monte dans le train et nous salue. Je sais pas si vraiment c'était le chef de gare ni comment on l'appelle mais visiblement c'est le jeune chef de quai qui l'avait fait venir, il fallait pour nous annoncer la nouvelle non pas un sous-fifre comme lui mais un vrai chef, un vieux. Que nous appellerons Chef de Gare, faute de mieux. Ou bien Chef de Quai supérieur ? Mais je m'égare.
Mesdames et messieurs nous n'avons pas de contrôleur, on ne sait pas du tout où il est. Les personnes qui vont à Libourne doivent prendre le train qui part à 7h34, les autres prendront le train de 8h vers Bergerac où un bus prendra en charge ceux qui vont jusqu'à Sarlat.
Rien ne sert de protester, c'est fait. Me voilà avec 1 heure d'attente en gare, 25 minutes de retard au boulot.
Est-ce que le contrôleur manquant nous a rejoint ? En tout cas, dans le train de 8h, il y avait 2 contrôleurs. J'ai le vague souvenir d'une fois où le train n'était pas parti parce qu'il n'y avait qu'un contrôleur au lieu de deux. Pourtant la norme semble être le monôme plutôt que le binôme. Vu qu'un contrôleur s'en sort seul, c'est aussi bien de prévoir une équipe de 2 pour faciliter la tâche de chacun et en même temps de ne pas léser les voyageurs en cas de défection de l'un des deux.
Et oui j'ai détourné monôme de son sens, pour tout dire je croyais même que le mot n'existait pas du tout.

jeudi 19 novembre 2009

Merci pour votre vigilance.


Presque 10 minutes de retard, matin et soir.


La gare de Bordeaux.
Les trains sont au niveau zéro, l'accès aux quais se fait par des passages sous-terrains. On entre dans la gare, on descend, on monte, et hop dans le train (quand il est là).
En descendant l'escalier, ce matin, j'entends le bruit d'un valise à roulette qu'on laisse choquer à chaque marche. Quand elle entre dans mon champs de vision, je me rends compte que la pauvre chose vit la dure vie du bagage sans porteur. Livrée à elle même sur l'escalator, elle se laisse porter sur un peu de hauteur jusqu'à ce que son poids l'entraîne à nouveau vers le bas où une nouvelle marche l'emporte sur quelques centimètres etc. Un mouvement perpétuel avec un coup de pouce électrique.
Je remarque un contrôleur qui regarde la scène avant de tourner et monter l'escalier (en pierre celui-là) que je viens de laisser derrière moi.
Me viennent à l'esprit les mots de l'annonce diffusée régulièrement dans la gare et dans les trains : "nous rappelons aux voyageurs qu'ils ne doivent pas laisser leur bagages sans surveillance. merci de signaler tout bagage ou colis qui vous paraîtrait abandonné. Merci pour votre vigilance."
Mon train part dans quelques minutes, j'avoue que je suis tenté de m'éclipser comme le contrôleur qui a disparu sans laisser de trace. Je tourne dans le tunnel vers mon quai (le bug de la voie 6 tient toujours) et note du coin de l'oeil, en haut de l'escalator une sorte de clodo assis là en haut des marches, son barda tout autour. Je fais trois pas en me demandant quand même quel genre de clodo se mettrait là, même très bourré. Je fais demi-tour. C'est une dame pas loin d'être âgée, le talon de la chaussette coincé dans l'espèce de fourche qu'il y a en haut de l'escalator (ces petits picots qui entre dans les rainures des marches). J'accompagne la fidèle valise vers sa maîtresse à la vitesse de l'escalier mécanique. Je la confie au sosie de Peter Lorre qui vient de nous rejoindre et m'assoie à côté de Cendrillon pour dégager sa chaussette. Je ne pose pas de question, je ne sais pas comment elle a pu perdre sa chaussure et coincer sa chaussette là. Je l'aide à se relever, elle dit "heureusement que j'ai réussi à me retourner pour m'asseoir". Je l'imagine vaguement à plat ventre en haut de l'escalier, la chaussette coincée dans les marches et je me dis qu'effectivement, j'aurais peut-être eu un peu peur moi-même.
Peter Lorre lui donne sa chaussure, qu'elle remet, elle me dit merci faute de comprendre que mon regard insistant est plus inquiet et curieux de la situation qu'une recherche de reconnaissance. Je réponds "de rien", au moins aussi soulagé qu'elle de voir que tout va bien, et reprends l'escalier en pierre vers mon train. Je craignais que Peter Lorre ne le rate en restant plus longtemps avec elle mais non, il est arrivé à temps, je suis même pas sûr qu'il aie réalisé qu'on prenait le même train tous les matins.
Je sais pas depuis combien de temps elle était là, j'espère qu'elle n'avait pas de correspondance.
Quant au contrôleur il n'a pas reparu.
Merci pour votre vigilance.

mercredi 18 novembre 2009

Une bulle dans le diamant.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

Je crois que c'était la semaine dernière, sur le quai de la gare du soir, j'entendais un rire. Pendant qu'on discutait en attendant le train, j'entendais les éclats de ce joli rire et j'ai tourné plusieurs fois la tête pour voir d'où il venait. Une ado blonde pas très grande. Un rire sonore, qui vient de la gorge. Le rire d'un bébé. Dans ma tête je me disais "que c'est beau", en tendant l'oreille.
Quelques soirs plus tard, je reconnais sa voix et la retrouve entourée de ses copines qui tentent de l'arrêter. Je finis par comprendre qu'elle est ronde comme une queue de pelle, beurrée comme un petit Lu, pleine comme un œuf. A ses copines qui s'inquiètent de la réaction de ses parents elle répond "mais il voit jamais rien mon père".
Une drôle de chose, la beauté.

lundi 9 novembre 2009

Règlement quand tu nous tiens...

La compagnie est reine des règlements plus ou moins flous, d'un intérêt plus ou moins évident.

Même lorsque l'objectif poursuivi est d'une grande simplicité, les règles édictées sont toujours complexe, tirées par les cheveux, émanant d'une logique à l'envers de mathématicien.

Prenez la règle du compostage des billets. C'est simple ! Le billet peut être acheté à l'avance,mais ne doit servir qu'une seule fois. Le compostage permettant de vérifier qu'il n'a pas déjà été utilisé.

Pour le train les machines à composter sont dans la gare. Si l'on arrive dans le train au dernier moment, une annonce passe, précisant qu'il est obligatoire de composter son titre de transport. Si cette formalité n'a pas été accomplie, il faut se présenter spontanément au contrôleur lors de son 1er passage, et ce avant le début des opérations de contrôle.
Oui mais voilà, le contrôleur, parfois, on le cherche, et on ne le trouve pas !et quand on le voit enfin pour la 1re fois, il a déjà commencé les "opérations de contrôle"...
Ne serait-il pas plus simple de mettre une borne à composter à l'intérieur du train, comme dans les bus et tram, afin d'éviter toute ambigüité et discussion sur le caractère spontané de son auto-présentation auprès du contrôleur ?

Voici un exemple de règlement tordu.

Règlement quand tu nous tiens...

Mais quand tu nous tiens pas, c'est pas la peine de faire preuve de zèle à appliquer bêtement un règlement stérile et infondé !

Je m'explique :

Un matin, j'ai été contrôlé par une zélée qui appartient la nouvelle mouvance des contrôleurs réclamant avec frénésie la carte "easy pass" en sus du billet d'abonnement mensuel.

Pour rappel, il y a 3-4 ans, il était exigé qu'une attestation d'employeur soit présentée avec le billet au contrôleur, vu que l'abonnement mensuel était réservé aux "travailleurs".

Depuis 3-4 ans, il semblerait que cette exigence ne soit plus de rigueur.
A la place de l'attestation de l'employeur, il nous est donné au guichet cette carte easy pass.
Or, celle-ci ne sert à rien, puisqu'elle est gratuite, et donnée à qui veut bien la prendre.

D'autres cartes, à l'inverse, sont utiles (malgré leur nom ridicule), comme la "easy air", par exemple, qui est une cartes payantes, sur présentation de laquelle des réductions sont accordées.
Il est donc logique de présenter de telles carters lors d'un contrôle.

En revanche, l'"easy pass" ne sert à rien. Elle n'est pas exigée pour acheter son billet, elle n'est pas payante, elle est destinée à n'importe qui.
Si j'en voulais 45 en y mettant autant de noms différents dessus, accompagnées de la même photo, ce serait possible ! (Faudra que je pense à la faire celle-là !)

Or, la seule présentation, lors d'un contrôle, de mon billet d'abonnement mensuel, en cours de validité au niveau des dates, sur lequel j'aurais inscrit mon nom pour prouver que ce billet ne m'a pas été fourni par une comparse, permet d'attester du fait que je suis en règle pour voyager, ce qui l'objet même du contrôle.

Et bien, non !
Ca ne suffit pas. Il faut en plus que je montre cette carte fictive "easy pass", qui m'est réclamée par un contrôleur sur trois.
Je dis bien fictive, car elle n'apporte aucune précision sur la régularité de ma situation, elle ne sert donc à rien.

Ce qui s'inscrit dans la tendance de nos transporteurs de ne pas être efficaces sur l'essentiel qui serait utile (ndlr : arriver à l'heure) ; mais qui redoublent d'énergie pour édicter des règles toutes plus stupides les unes que les autres, d'une inutilité affligeante.

Trouvant ce genre de requête débile, j'ai rangé la carte "easy pass" dans un porte carte translucide, sous mon billet. (Je précise que c'est le billet petit format, pris à la machine, qui est de la même taille que la carte).
Ce qui fait que sur le dessus de l'étui, on voit bien le billet, avec mon nom dessus, et au verso de l'étui, on ne voit qu'une face de la carte "easy pass", que j'ai pris soin de mettre à l'envers, rien que pour les emmerder.

Ainsi, la face visible de la carte est celle où il n'y a que le règlement écrit, et non pas celle sur laquelle il y a la photo et le nom.
Ce qui oblige le contrôleur zélé à devoir retirer la carte de son fourreau s'il veut voir la photo et le nom.
Et c'est là qu'intervient la subtilité : la carte est presque coincée, et très difficile à sortir pour le non-initié.

Ce matin, cette contrôleuse de la nouvelle vague a tenté, en vain de retirer la carte de son écrin.
Face à son échec, elle m'a rendu le tout, en me demandant de sortir la carte moi-même.

Je commence alors à toucher ma carte, d'un air hésitant.
Puis, sentant le vent de la rébellion poindre en moi contre les oukases de la compagnie, je me mets à regarder mon interlocutrice, en lui disant :
"Et puis pourquoi je vous la montrerai cette carte easy pass"

Et elle, de me répondre :
"Parce-qu'elle doit être montrée à l'appui du titre de transport"

Ce à quoi je lui ai objecté :
"Je ne vois pas pourquoi j'aurais à vous montrer cette carte, dans la mesure où il est indiqué noir sur blanc sur le billet que doit être produit lors du contrôle une attestation de l'employeur ; de plus, cette carte est donnée de manière illimitée gratuitement à qui veut bien la prendre, et ne donne droit à rien ; elle est donc inutile"

C'est alors qu'elle me précise :
"Cette carte se substitue à l'attestation de l'employeur".

J'ajoute à mon tour :
"Je ne vois pas sur quel fondement vous appuyez cette affirmation, puisque l'existence de cette carte n'est mentionnée nulle part sur mon abonnement. J'estime à ce titre ne pas avoir à vous montrer cette carte."

Elle n'insiste pas, et me répond :
"Très bien, où est-ce que vous descendez ?",

Je lui dis que je descends à Ste Foy ; elle regarde alors sa montre, en se parlant à elle même, en adoptant une attitude laissant entendre que des sanctions redoutables seraient prises à mon encontre, comme une interpellation par la police ferroviaire. (Le pire, c'est que ça peut arriver, ils sont souvent à la gare de Castillon...)

Et au final, personne pour formaliser mon arrestation. De toute façon je m'en foutais, j'avais la carte. Après, peut-être peuvent-ils me coller la prune pour refus de contrôle ? J'en doute. Mais bon fallait tenter le coup !

Mon refus d'obtempérer peut paraître tout aussi stupide que l'obstination dont fait preuve un contrôleur qui voit pourtant qu'on a payé son billet.

Mais mon attitude s'inscrit dans le militantisme idéaliste, ou, au choix, le fanatisme idéologique, dont je fait preuve contre la compagnie, dont les carences choquantes et les dysfonctionnements abusifs rendent inadmissibles le zèle parfois déployé pour des choses inutiles. Et la marge de manoeuvre dont nous disposons, nous les usagers, est si faible, que le moindre faille, (comme le défaut d'actualisation du règlement sur le billet) ne peut être ignorée.

A l'avenir, je me munirai d'une attestation de l'employeur que je me suis procurée ce jour, et que je présenterai à l'appui du billet de train, tant qu'il sera mentionné dessus qu'il faut fournir cette attestation, et non la carte "easy pass". Je refuserai de présenter la carte, en m'appuyant sur le règlement tel qu'il est formulé, et en présentant le d'office l'attestation. Et là, il ne devraient rien pouvoir me dire, vu que j'applique à la lettre le règlement !
Le jour où il sera expressément mentionné sur le billet l'obligation de présenter la carte, je serai alors bien obligé de m'exécuter !

Sauf que les membres de la compagnie doivent lire le blog, à moins que ma rébellion ait fait jurisprudence, car depuis cette aventure d'il y a plus d'un moins, on ne m'a jamais plus redemandé la carte, comme quoi, le billet suffisait en fin de compte !

mardi 3 novembre 2009

Le bon français.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

J'ai appris aujourd'hui qu'un ministre avait lancé un site web invitant les gens à exprimer ce qu'est pour eux l'identité nationale. Un débat de qualité où l'on censure semble-t-il à tour de bras, entre autre les remarques sur les inégalités dans le simple traitement des discriminations. J'avoue que j'en ai pas lu grand chose, le discours sur la grandeur d'un peuple (quel qu'il soit) m'ennuie assez vite. Qu'on se respecte les uns les autres, des droits égaux pour tous, pardon : pour TOUS, voilà le genre de société dans laquelle j'ai envie de vivre. Et ça ne devrait pas dépendre de la terre sur laquelle je pose mes pieds.
Mais je m'égare.
Le train avait du retard, ce soir. Comme ça arrive souvent, le haut-parleur annonce un peu avant Libourne si la correspondance vers Paris se fera à Libourne ou à Bordeaux une heure plus tard. Aujourd'hui elle l'était. En nous l'annonçant, le contrôleur s'est laissé aller à faire une liaison mal-t-à-propos, comme on disait quand j'étais petit. Vous savez, du genre "les quatre-z-amis sont montés dans le bateau, ça va-t-être une belle traversée".
Ce soir, c'était pas la première fois que je l'entendais mais j'arrivais jamais à me souvenir de la formule. J'ai fait un effort de mémoire ce coup-ci : "votre attention s'il vous plaît, la correspondance pour le TGV vers Paris-Montparnasse sera-t-assurée en gare de Libourne, je répète, la correspondance avec le TGV pour Paris-Montparnasse sera-t-assurée en gare de Libourne."
Oui oui, il l'a répété. Tant qu'à faire...
On a essayé de lui trouver des excuses (après tout, on dit comment va-t-il), mais ça n'a pas suffit. A vouloir parler trop bien on parle comme un illettré. Pour preuve, Damien m'a fait remarquer que mes derniers messages sont bourrés de fautes (mais peut-être qu'il exagère) il a même utilisé un mot que j'ai oublié mais qui devait être synonyme de "choquantes" ou "grossières", faudra que je lui demande.
En attendant, je vous invite à les dénicher et à m'en faire part via les commentaires si vous êtes sûr de vous, ou par mail si vous avez un doute. N'allez pas vous rendre ridicules, non plus.

lundi 2 novembre 2009

Chante rossignol, chante.


A l'heure, matin et soir.

Une petite histoire de rien du tout.
On avait une contrôleuse très dynamique sur le trajet du retour. Jeune, la voix claire quand elle annonce le contrôle des billets à la rame.
En même temps, on a remarqué que pour annoncer le départ du train le coup de sifflet était inhabituel. En général c'est une note longue. Parfois, avec les débutants timides, c'est un crachotis poussif. Là on avait de l'inventif. Un coup de sifflet façon tagada-tsoin-tsoin. On n'a pas réussi à voir si c'était elle ou son collègue plus âgé.
Une autre fois peut-être.