jeudi 29 octobre 2009

C'est ça l'été indien ?


A l'heure, matin et soir.

Tout va bien, on a en gros le chauffage le matin et la clim le soir.
Il fait plus froid dans le train que dehors. C'est dommage parce que dans ces trains bleu à l'avant pointu on peut pas ouvrir les fenêtres...
Par contre dans le vieux train surchauffé du matin, on peut.

mercredi 28 octobre 2009

T'es qui toi ?


Le matin, à l'heure.
Le soir, 15 minutes de retard.

Le train endort, ça se sait.
Alexandre, un matin, dormait tellement bien qu'il en a raté sa gare. Il a dû prendre en catastrophe le train dans l'autre sens à l'arrêt suivant.
J'ai vu un gars tellement endormi qu'il regardait le contrôleur sans le reconnaître, l'obligeant à expliquer sa présence "votre billet s'il vous plaît".
Et une dame, a priori bien éveillée elle, mais tellement concentrée sur sa lecture qu'elle n'a pas réagi à l'arrivée du contrôleur. Il a fallu passer la main devant ses yeux pour attirer son attention.
Je dors pas, je somnole.

mardi 27 octobre 2009

A rebours.


Le matin, 10 minutes de retard au départ.
Le soir, 20 minutes.

Il s'est passé un truc rigolo ce matin. Le genre de chose qu'on ne croyait pas voir arriver.
En arrivant sur le quai, j'entends la voix de la gare annoncer "votre attention s'il vous plaît, en raison de la réutilisation d'un train arrivé tardivement, le train TER à destination de Sarlat partira avec un retard de 15 minutes environ."
Le tableau d'affichage confirme : retard probable 15 minutes. Mais lui, comme il annonce qu'on passe par Mérignac, on a peut être tort de lui faire confiance. J'aurais dû comparer avec le verso.
En tout cas, au bout de quelques minutes, l'affichage a changé pour n'annoncer que 10 minutes de retard. Ça mérite d'en parler parce que d'habitude, ça augmente plutôt de 10 en 10 minutes et quand on atteint 45 le train est supprimé.

jeudi 22 octobre 2009

Standardisation, ou la difficulté de s'exprimer en public.


Le matin, 10 minutes de retard à l'arrivée.

Le soir, à l'heure.

Retour à la normale. Un train bleu (reconnaissable à son avant pointu), un contrôleur habitué de la ligne. Départ à l'heure, mais ça nous surprend toujours un petit peu.
On était équipé de l'annonce automatique, on n'a pas entendu la voix du contrôleur sauf quand il a demandé à voir nos billets.
A Vélines, le train ne repart pas. Quelques minutes passent et la voix pré-enregistrée, celle qu'on connaît tous quelle que soit la gare où l'on prend le train en France, se fait entendre dans le haut-parleur "Votre attention s'il vous plaît..." et nous donne sa version de notre train s'est arrêté (inopinément, qu'elle a dit) en pleine voie, pour votre sécurité veuillez rester à vos places et ne pas tenter d'ouvrir les portes. J'ai pas retenu la formule exacte, y'avait des mots partout. En plus on n'était pas "en pleine voie", on était encore à la gare. Je crois même que les portes étaient toujours ouvertes... Je me suis demandé comment ça marchait. Est-ce que c'est le contrôleur qui a appuyé sur un bouton pour lancer le message ? Ou bien est-ce que c'est automatique, au bout d'un temps d'arrêt (inopiné) prédéfini ?
Et ces messages standardisés alors ? Je discute pas l'intérêt de l'annonce des gares. Au moins, la voix est claire et intelligible. Mais après l'invitation à ne pas quitter nos places, il y en a eu un deuxième disant que le train était bloqué et qu'on aurait des informations ultérieurement. Au bout d'un moment le train d'en face qu'on aurait dû croiser plus tôt est arrivé, libérant la voie pour notre train qui a démarré.
On a effectivement eu des informations. Mais !? Le contrôleur est passé dans le couloir en annonçant à forte voix "mesdames messieurs notre train roule avec 10 minutes de retard dû à heu... un train dans l'autre sens". Je n'ai rien de personnel contre lui, mais d'abord j'ai pas compris pourquoi il n'utilisait pas le micro pour nous l'annoncer. En plus on sentait l'improvisation de dernière minute et visiblement c'est un message qu'il aurait aimé avoir d'enregistré tout prêt. Cela dit, ce serait un investissement justifié.

Ça m'a rappelé un épisode de mon service militaire. Je devais distribuer un papier rose (j'ai oublié comment il s'appelle) à tous ceux qui ne l'avait pas déjà dans leur parachute. Le papier, si je me souviens bien, devait être signé et daté par chaque parachutiste avant le saut ; ça permettait de savoir qui avait sauté avec quel parachute (ils étaient numérotés) et qui avait plié ledit parachute. Et inversement. Bref, me voilà avec ma voix aigüe et vibrante de timidité à attirer l'attention de militaires appelés ou engagés. Il y a eu bien sûr l'inévitable "c'est un mec lui ?", mais ça je l'ai entendu si souvent que ça pourrait être le titre de ma bio. Et puis un camarade plieur m'a rapporté qu'un des gars avait émit cette hypothèse "je parie que si je lui donne mon adresse, il la prend". Il ne l'a pas fait.
Quand je pense que j'aurais pu épouser un militaire de carrière...

mercredi 21 octobre 2009

Over the rainbow.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard au départ.

Avant-après.
La pluie-le beau temps.
Hier-aujourd'hui.
La grève-le service normal.
Se retenir-oser.
Le changement est partout, on en a plein notre vie. Si chaque changement radical se faisait avec la promesse d'un arc-en-ciel, on en vivrait certains avec moins d'angoisse et de chagrin.


Marie est revenue de son congé la semaine dernière. Ce matin, elle est arrivée de justesse avant le départ du train, sans avoir le temps de prendre son billet. Heureusement elle connaissait la contrôleuse, pour avoir travaillé pour la Compagnie pendant un temps. Du coup, elle a voyagé l'esprit tranquille.
Le soir, on a tous attendu le train à l'intérieur de la gare à cause de la pluie. Plus tard, je prenais les arcs-en-ciel en photo quand je l'entends éclater de rire derrière moi et dire "j'ai complètement oublié d'acheter mon billet !".
Comme quoi, avoir l'esprit tranquille fait oublier certaines nécessités...


mardi 20 octobre 2009

Une heure de sommeil en plus.


Le matin, 30 minutes de retard. "En raison de difficultés dans la préparation d'un train"

Le soir, à l'heure.

Jour de grève.
Mon train habituel est remplacé par un bus à 5h20. Bien trop tôt.
Alors j'ai pris celui qui part une heure plus tard. C'est une bonne chose, ça me rallonge ma nuit d'autant.
En arrivant j'ai aperçu une équipe de télé qui filmait les quais depuis le hall de la gare.
Sur le quai en question, j'ai vu plein de monde mais pas de train. Le notre était annoncé avec 10 minutes de retard, le TGV vers Lille sur la voie d'en face 20 minutes. Sans qu'on sache pourquoi, les retards des 2 trains semblaient dépendre l'un de l'autre. Le TGV qui devait partir 10 minutes avant nous avait 10 minutes de retard en plus, résultat ils étaient censé partir en même temps...
Perrine a demandé au chef de quai ce qui se passerait à l'arrivée des train et Renaud (c'est son prénom, il avait un badge) a répondu que le premier arrivé partirait le premier.
Je le tenait à l'œil, avec sa promesse à la noix.
On attendait notre train en surveillant l'affichage des retards, qui augmentait de 10 en 10 minutes.
Avec 30 minutes de retard, c'est nous qu'on a gagné.

lundi 19 octobre 2009

Notre manif à nous.


10 minutes de retard annoncées au départ, 5 à l'arrivée. Matin et soir.


J'ai déjà parlé des jeunes qui écoutent la musique avec leur téléphone, sans écouteur. Bon d'accord les écouteurs, à long terme, c'est mauvais pour les oreilles. Mais de la musique qu'on n'aime pas, diffusée avec une qualité de son qui prouve bien que là n'est pas la fonction d'un téléphone, les oreilles, nous, ça nous les casse.
Damien, qui doit en avoir de plus grosses que moi, a accompli ce soir une chose que j'avais déjà eu l'idée de faire en sachant que je n'oserais jamais. Quand un des voyageurs a lancé la musique sur son téléphone (il m'a fallu un moment avant de réaliser que ce n'était pas la sonnerie), Damien a sorti son portable pour nous faire écouter l'enregistrement (merdique ça va de soi) du concert où il était samedi et où je serais bien allé moi aussi si j'avais pas oublié. Perrine a un téléphone à peine utile : on peut pas écouter de la musique avec, ni prendre de photo !!! Heureusement, je suis équipé et j'ai ajouté mon Sex Bomb de grain de sel à la cacophonie. Au bout d'un moment, les gars se sont levés et on quitté le wagon, portable coupé. Peut-être parce que le train était sur le point d'entrer en gare.
Il y avait une jeune fille avec une guitare quelques rangs devant moi qui me regardait avec un drôle d'air comme si j'étais responsable de tout ça. D'abord non : je n'étais responsable que du tiers de l'ambiance musicale, et en plus c'est Damien qui a commencé. Moi je l'ai dit : j'aurais jamais osé.

jeudi 15 octobre 2009

Système D.


A l'heure, matin et soir.


Un autre sujet que j'ai déjà évoqué mais qui concerne nos vies à tous, du chien au roi en passant par le voyageur en TER : les commodités.
Parfois y'a pas de savon. Parfois y'a du savon mais y'a pas d'eau. Parfois y'a tout ce qu'il faut mais il y a une chose qui manque toujours : de quoi s'essuyer les mains. Le PQ ne manque pas (heureusement !) mais c'est pas fait pour les mains. Je vais pas vous faire un dessin. Si tu comprends pas, demande à un adulte de t'expliquer.
L'une des solutions est de sortir les mains mouillées et de laisser de l'eau, sur les boutons, poignées de portes et dossiers de siège entre les WC et notre place. Avec un petit coup sur les fesses du pantalon en passant. Pas le pantalon de quelqu'un d'autre, j'espère qu'on s'est compris...
Une dame, un soir il y a quelques jours, a eu une idée pas trop mauvaise. Il faisait encore chaud et on voyageait fenêtres ouvertes. Avec la vitesse, l'air s'engouffre et fait voler les rideaux, vaporisant les acariens et autres saletés du tissus dans le wagon. Faute de mieux, notre voyageuse tout juste soulagée a passé les mains par la fenêtre pour les faire sécher au vent. Ça en a fait rire quelques uns, mais combien pour dire qu'elle avait tort ?

mercredi 14 octobre 2009

Le mystère s'épaissit.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 20 minutes de retard.

Les bugs informatiques m'obsèdent comme les pieds obsèdent Damien.
Ce fameux bug de la voie 6 n'est pas réglé.
Episode 3 :
Les panneaux d'affichage sont recto-verso. C'est un peu comme la banane par les 2 bouts, c'est plus agréable, on n'a pas de question à se poser. Il y en a deux d'allumé, qui couvrent la longueur du train. Ça nous fait 4 faces qui annoncent les gares de mon train du matin.
Comme j'arrive le plus souvent par le même côté, je vois toujours la même face, et le bug a fini par me sauter aux yeux. Il s'avère que le jour où j'ai cru que le bug était réparé, je suis arrivé par l'autre escalier...
Résultat : il y a une face sur 4 qui est fausse. Je veux dire qu'elle l'est toujours à l'heure qu'il est. Ou plutôt à l'heure qu'il sera demain, en gros à partir de 6h45 jusqu'au départ du train.
Je me demandais combien de temps il faudrait à la compagnie pour réparer l'erreur, j'en suis à me demander comment marche leur truc...

lundi 12 octobre 2009

Trop d'amour tue l'amour.


A l'heure, matin et soir.


"Tu m'aimes ?
- Oui.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Tu m'aimes ?
- Oui j'ai dit.
- Tu m'aimes comment ?
- Tu m'énerves.
- Ah tu vois, tu m'aimes pas."

C'est à peu près le dialogue d'un film qu'on ma cité il y a quelques années. Si quelqu'un connaît le titre, qu'il le donne dans les commentaires, ce sera le jeu du mois (mais j'ai pas la réponse).
J'ai déjà dit qu'on avait eu le questionnaire d'évaluation du service de La Compagnie, en début d'année. D'habitude, ça s'arrête là.
Mais il y a d'abord eu les descendants de M. Septime. Deux jeunes qui se faisaient passer pour des voyageurs, mais équipés d'un appareil à écran tactile où ils notaient leur voyage, l'état du train, son modèle, le confort et la propreté des toilettes etc.
Après il y a eu le retour des compteurs. Ça cliquait à la montée, ça cliquait dans le couloir, ça cliquait à la descente.
Et puis vendredi soir, un nouveau questionnaire. Pas de notes à donner, juste des détails sur notre voyage en cours, histoire de déterminer si le train que l'on prend est utile (je veux dire rentable) et confortable.
Ce matin re-belote. Deux personnes pour distribuer les questionnaires dans le wagon, un pour la rangée de droite, un pour celle de gauche et la même dame que vendredi soir pour les diriger.
Et ce soir, pas de questionnaire mais un jeune pour nous compter.
Ça frise l'exagération.
Bien sûr tout le monde se demande quel sera l'issue de tout ce débordement d'attention.
Au pire rien ne changera, au mieux ils nous referont la peinture extérieure.

vendredi 9 octobre 2009

La soluce.


A l'heure, matin et soir.


Il y a 15 jours, je soumettais à vos oreilles l'annonce enregistrée dans le train du matin. Un lecteur anonyme (mais pas inconnu) a proposé 3 réponses. Autant dire que s'il n'avait droit qu'à une seule, il aurait perdu.
La bonne réponse c'est bien qu'il manque la partie "les gares" dans le message : "il desservira (les gares) de Cenon…".
Le problème avec l'annonce de l'heure, c'est que les minutes sont dites à un volume plus bas que le reste, ça a sauté à mon enregistrement. Mais ça pouvait compter pour un défaut.
Quant à ta proposition pour Lamothe-Montravel, tu chipotes, lecteur.

jeudi 8 octobre 2009

Retard, mode d'emploi.


Le matin, à l'heure.

Le soir, 15 minutes de retard à l'arrivée.

En réfléchissant un peu (c'est-à-dire, vraiment pas longtemps) j'ai trouvé quelques raisons qui peuvent faire qu'un train prenne du retard.
Le signal d'alarme. Un geste plein de conséquences. En cas d'arrêt d'urgence (c'est ce qui se produit quand on tire le signal), quand le train redémarre il est obligé de rouler à petite vitesse sur une distance réglementaire. C'est l'explication des 10 premières minutes du retard de ce soir. Arrivé à Libourne, il faut attendre le départ et le passage de deux TGV vers Bordeaux. Et là, c'est le drame. Je n'apprends rien à personne quand je dis que sur un quai de gare on voit passer des trains dans un sens, et puis dans l'autre. Il se trouve qu'à quelques minutes d'intervalle sur la voie 4 de la gare de Libourne arrive notre train vers Bordeaux et quelques minutes plus tard, de Bordeaux, un train vers Sarlat. Quand notre train est en retard, on entend souvent une annonce qui rappelle que "ce train est à destination de Bordeaux". C'est fou le nombre d'étourdis qu'on croise dans une gare. C'est arrivé à une dame blonde ce soir encore. On a bien cru qu'elle allait nous refaire le coup du signal d'alarme (c'est déjà arrivé, je l'ai raconté) mais non, la malchanceuse à pris la chose avec le sourire et on lui souhaite de ne pas vouloir aller au delà de Bergerac parce qu'à cette heure-ci, c'est fini pour Sarlat.
Au final, le train a réussi a rattraper une partie de son retard, 15 minutes à l'arrivée.

Une autre méthode pour qui veut que le train soit en retard : monter lentement. Empêcher les portes de se fermer pour retarder son départ. Vous noterez que ça marche aussi pour le tram et le bus. Et la voiture aussi, tiens. En gros pour tous les véhicules qu'on ne conduit pas et dont le départ dépend de la capacité du chauffeur à nous attendre.

La même raison qu'invoquée ci-dessus avec une subtilité : la responsabilité de la Compagnie plutôt que la nôtre. Un train bondé, les plateformes encombrées de voyageurs debout et/ou de valises.
Vaut mieux ça, qui a envie d'un train en retard ?

jeudi 1 octobre 2009

Est-ce que c'est une lune ?


Le matin, à l'heure.

Le soir, léger retard. La correspondance à Libourne est assurée.

Bon j'ai parlé des gens qu'on croise dans le train, tous les jours ou presque. Certains nous ignorent, d'autres nous saluent et on se demande pourquoi. Le hasard (et le train bondé) a fait qu'on s'assoit à côté d'une nouvelle régulière, arrivée en avril, nous a-t-elle dit. Bien sûr, on a d'abord parlé entre nous, elle lisait le gratuit du matin. Alors, les petits collégiens qu'on aime tant sont monté et on réagi à des cris de filles (heu... non j'ajoute rien, c'est sexiste) à l'autre bout du train. Les garçons, debout dans la travée ont crié aussi entre eux sans qu'on ait le fin mot du scandale. De toute façon, scandale ou pas, à cet âge on parle pas, on crie. En tout cas, un échange de regard entre Damien et la nouvelle a lancé le contact. Une conversation courte mais c'est déjà bien.
Plus tard, Damien me montre la bonne idée qu'il a eue d'associer sa carte Izy Pass avec son billet du mois. Une très longue histoire, qu'il racontera sûrement lui-même. En tout cas, voilà le billet et la carte coincés dans un étui en plastique et lui et moi bataillant à tour de rôle pour les en sortir. De son côté, l'étrangère qui l'est de moins en moins au fur et à mesure que le train avance, jette un regard curieux vers nos efforts, enfin récompensés grâce à nos deux esprits, il fallait au moins ça. Du coup, la conversation à trois reprend et nous voilà un trio à la musique bien sympa et au tutoiement naturel (le mien n'est pas venu tout de suite, je suis vieux).
On s'est quitté en se disant à demain, à moins qu'elle préfère la compagnie de ses livres, après tout ça se comprend. Reste le mystère de ce qui a finalement provoqué ce premier contact. Quelque chose avec la lune peut-être.