mercredi 30 septembre 2009

Il est vivant !


Le matin, à l'heure.

Le soir, 10 minutes de retard.

Un petit flash-back, si vous permettez.
J'étais pressé, il manque deux petits détails à propos d'hier. D'abord le matin. J'ai vu passer un jeune gars dans le train, blond cheveux courts, chemise violette ouverte sur une chaîne en argent, veste de costume gris, et jeans. Je me dis "tiens c'est drôle, il porte les couleurs de la Compagnie". Quelques minutes plus tard j'entends une voix derrière moi annoncer le contrôle des titres de transport. Arrivé à ma hauteur je me rends compte que le contrôleur était un punk. Jeans et chemise ouverte, non mais on croit rêver.
D'ailleurs il devait vraiment se passer quelque chose. Le soir le train était bondé, j'ai trouvé une place seul et Stéphane s'est assis sur les sièges de la plateforme avant de me rejoindre après Castillon. Bon moi je suis sensible à rien, mais il me fait remarquer que les gens sont agités. A cause du retard, les voyageurs vers Paris se jettent sur la contrôleuse (jolie mais pas très gracieuse) pour savoir ce qu'il en est de leur correspondance (écoutez j'ai appelé, j'ai pas réussi à les joindre alors ça doit être bon).
Et puis les hommes en uniforme. J'ai pas compté mais ils devaient être pas loin de dix. Peut-être qu'ils cherchaient mon punk du matin, j'aurais dû dire qu'il se déguise en contrôleur... Beaucoup sont descendus à Libourne, il en restait trois jusqu'à Bordeaux. Qu'est-ce qui méritait autant d'effectif ?
Non ce qui était vraiment drôle dans l'effervescence de ce train là, c'est le coup du type qui est mort. Trop loin pour qu'on voit quoi que ce soit, le contrôleur attire notre attention en appelant de plus en plus fort monsieur, pour le contrôler. Il se penche et secoue le malheureux. Les gens se lèvent pour voir. Il grommelle en laissant entendre que tout ça était source de problème. Moi-même, qui ne respecte rien, je dis à Stéphane "s'il est mort, on est pas arrivé". Il me rassure en disant qu'à Saint-Emilion (où on était) il était plus logique de continuer jusqu'à Bordeaux en prenant soin de couvrir le cadavre comme dans les avions. Quelques policiers viennent soutenir le contrôleur en difficulté et enfin, la réponse qu'attendaient tout ceux au champ de vision limité : le voyageur était vivant, mais à peine, l'alcool ayant réduit ses capacités de beaucoup... Il a eu droit à une escorte privée, c'est l'avantage réservé aux fraudeurs (mais l'était-il vraiment ?) dans son état. D'ailleurs non, c'est pas rigolo.

mardi 29 septembre 2009

Am stram gram.


Le matin, 20 minutes de retard.

Le soir, à peine 5.

On a failli être à l'heure, ce matin. On roulait tranquillement, pas d'incident ni d'attente impromptue dans une gare. Et puis il a bien fallu qu'on arrive à destination. Le train ralentit et s'arrête en pleine voie. Le contrôleur nous l'annonce au haut-parleur, non on essaiera pas d'ouvrir les portes.
20 minutes, on a attendu. Finalement, le train repart et le contrôleur nous avertit : le train se garera sur le côté gauche dans le sens de la marche. C'est-à-dire sur le voie qui sert normalement au retour.
Am stram gram, pique pique et colégram (l'orthographe est toute personnelle, j'ai aucune idée de comment ça s'écrit). Est-ce qu'on a attendu que le chauffeur tire au sort sur quelle voie il s'arrêterait ?
Faut dire qu'on s'en est bien sorti, le train suivant est arrivé avec une heure de retard "à cause d'un animal sur la voie". Sale bête.

lundi 28 septembre 2009

La fin du bug de la voie 6.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 2 minutes d'avance à l'arrivée !?

Je me demandais combien de jours il faudrait pour que l'erreur d'affichage soit corrigée, si elle devait l'être.
Résultat, ça a pris une semaine.
Voilà voilà.
Combien d'entre vous regrettent d'avoir lu ce billet ?

vendredi 25 septembre 2009

Encore un bug.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard.

A la demande générale, voici un autre jeu, bien plus facile. Celui là aussi est ouvert à tous et à toutes, même enceinte...
J'ai enregistré l'annonce automatique du matin, avant le départ. Le mouvement derrière la vitre, c'est un train qui arrive. Si j'avais mieux préparé mon coup, j'aurais filmé l'affichage électronique mais j'y ai pensé trop tard. Je le referai peut-être.
Bref, il y a une petite erreur dans l'annonce, facile à entendre.



On dirait que le train est vide, mais pas tout à fait. Et surtout, il se remplit au fur et à mesure du voyage.

jeudi 24 septembre 2009

Alors, heureux ?


A l'heure, matin et soir.

C'est ce matin qu'on a eu l'enquête de satisfaction organisée par la Compagnie du Train qui Nous Transporte. Ils ont viré (muté ? retraité ?) le sosie d'Annie Girardot que j'avais l'habitude de voir depuis quelques années et l'ont remplacé par une grande blonde. De même les questionnaires sont maintenant sur du papier couché brillant et imprimés en couleur, contre du noir simple jusqu'à présent. On sait à quoi sert l'augmentation de nos abonnements.
Pour être honnête, j'ai pas osé prendre le formulaire vierge en photo. Ni rempli. De toutes façons, j'écris mal.
Je vais décevoir mes compagnons d'infortune (mais peut-être pas les surprendre), j'ai été plutôt indulgent dans mes notes. Les moyennes étaient supérieures à 10/20.
Le questionnaire est divisé en plusieurs parties. Le trajet que je suis en train de faire (ponctualité, confort, présence et comportement du contrôleur) ; comment je l'ai organisé (comment et avec quelle facilité j'ai obtenu les renseignements me permettant de préparer ce trajet) ; la gare (accès, service, confort, sécurité) ; qui je suis (à peu près tout sauf le nom, la taille et le poids).
Pensez-vous qu'aujourd'hui votre train sera à l'heure ? -> 10/20
Après tout on n'était qu'au début du trajet et d'expérience je sais que tant qu'on n'est pas arrivés tout peut arriver.
Ce train est-il propre ?
Ce train est-il confortable ?
Avez-vous confiance dans les autres voyageurs ?
En situation normale, êtes-vous bien informés ?
Je crois que j'ai mis 7 ou 8/20, après tout, quand tout va bien personne ne nous dit "tout va bien", je crois avoir déjà raconté qu'on nous avait annoncé un train normalement parti (c'est-à-dire sans incident) alors qu'on était encore à l'attendre sur le quai.
En cas de perturbation, êtes-vous bien informés ?
Je crois que j'ai mis 3/20.
Il fallait terminer en remplissant un encadré "quelles sont les améliorations à adopter ?". Qui l'eût cru ? J'ai manqué d'inspiration. Moi. J'ai écrit qu'on aimerait bien avoir des trains climatisés en été, et un peu moins bondés (quand ils le sont).
Si peu éloquent alors que je trouve quelque chose à dire sur le sujet 5 jours par semaine, ou presque. J'ai honte.
J'aurais peut-être dû leur mettre l'adresse du blog...

mercredi 23 septembre 2009

Vous êtes arrivés à :


Le matin, à l'heure. Climatisé dans le brouillard.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes dans la locomotive de queue. On l'entend bien le moteur.

C'est quoi la durée de vie d'un panneau ?
Damien s'est déjà inquiété d'impact sur la vitre du train. Un caillou ? Une balle ? Brrr. On croit partir au boulot et se retrouve à jouer Destination Finale.
Ce soir, en rentrant de la gare, j'ai vu des gosses s'attaquer à coup de marrons. Le fruit je veux dire. C'est pas un grand signe d'intelligence, de mon point de vue, mais vaut mieux le marron de l'arbre que celui du poing. Bref. Les marrons rebondissaient sur le trottoir, et sur les voitures qui passaient. Bon. Et comme un gosse qui court est difficile à atteindre (même pour un gosse), en voilà un qui s'attaque au tramway qui passe à ce moment là.
Est-ce que ça peut casser une vitre un marron ?
Est-ce que je suis un vieux con ?

mardi 22 septembre 2009

lundi 21 septembre 2009

Lundi aussi.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Je pourrais parler encore une fois du monde du lundi soir, mais tant que j'aurais pas compris pourquoi il y a tant de jeunes avec valises le lundi soir sur le quai, je n'aurai rien d'autre à dire que "il y avait du monde ce soir sur le quai".
Et le jour où je ferai ça, c'est que vraiment, je manquerai d'inspiration.
Hum.

vendredi 18 septembre 2009

Vendredi, la même histoire.


Le matin, à l'heure. Climatisé sous la pluie.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. J'ai remis ma veste.

Il y a le lundi. Tout le monde est malheureux parce qu'on retourne au boulot et qu'il se remet à faire beau. Que celui qui n'a jamais entendu "comme un lundi" quand il demande "ça va" retire ses bouchons d'oreille.
Et puis il y a le vendredi. On est content parce que c'est le week-end, bon samedi il pleut mais au moins c'est le week-end, on est vendredi youpi. A ma manière peu expansive, je suis comme ça aussi. A un détail près. Je suis content qu'on soit vendredi soir jusqu'à ce que j'arrive à la gare. Le quai est envahi par une foule d'ados bruyants et de jeunes profs sur les genoux. Les mêmes gens chaque vendredi. Du coup, quand arrive le vendredi soir sur le quai, on a envie d'être mercredi. La bonne nouvelle c'est qu'on avait deux rames et des places pour tout le monde.

jeudi 17 septembre 2009

Est-ce qu'elle respire ?


A l'heure, matin et soir.

On avait une jeunette au téléphone derrière nous, ce soir. Je sais pas à quel moment elle a commencé à parler, mais on a fini par remarquer son débit ininterrompu. Peut-être quand elle a dit qu'elle parlait beaucoup, d'ailleurs tu vois là je suis fatiguée et j'arrête pas de parler quand je suis fatiguée je parle tout le temps et je les connais pas encore bien les gens là-bas tu vois mais je leur parle quand même y'a une nana elle est gavé gentille et y'en a d'autres je leur parle je leur raconte des blagues tu vois et y'en a ils rigolent même pas y'en a qui sont sympa tu vois mais y'en a quelques uns c'est des cas soc'.
Mais la kirsche sur le gâteau, c'est quand elle a raconté ses aventures en voiture.
Mon père a acheté une voiture d'occase tu vois non non elle est toute mimi elle est bleue tu vois toute petite et bleue il a acheté cette voiture tu vois et il m'a dit je te l'offre pour quand t'auras le permis parce que tu vois j'ai pas le permis ça daille alors je conduis tu vois si si je conduis comme ça ça m'entraîne pour le permis le matin sur la route y'a personne tu vois et je conduis et l'autre soir j'ai oublié d'allumer les phares je suis gavé folle moi mon père il me demande t'as pas oublié de mettre les phares je réponds bien sûr que je les ai mis.
Ce matin elle démarrait pas tu vois il faisait froid avec gavé du brouillard tu vois et la voiture elle démarrait pas et mon père il me disait tire sur le comment ça s'appelle tu sais le truc là pour démarrer le machin qui est sous le guidon le starter oui voilà il me disait tire sur le starter mais j'ai pas d'antibrouillard tu vois je roule avec les veilleuses le matin je mets pas les feux de position je les ai pas trouvés parce que tu vois je la connais pas encore bien la voiture je sais même pas me servir des trucs là sur les vitres comment ça s'appelle les laves vitres voilà non les essuie-glaces putain je bugge grave moi.

Il s'est même passé une chose assez rare : quand on est passé sous les tunnels à l'entrée de bordeaux (quatre au total) ah je te perds on passe sous un tunnel voilà c'est bon ah non encore un je te perds oh je vois le pont d'Aquitaine on est presque arrivés ; donc je voulais dire que j'attendais justement que sa communication se coupe, comme ça arrive à chaque fois à cet endroit là. Le dernier tunnel est passé et elle parlait encore, pourtant il est plus long que les autres. Elle devait avoir un très bon téléphone, j'aurais dû lui demander la marque. Cela dit, l'occasion devrait se représenter, il semble que ce soit une nouvelle régulière.

Je me suis perdue ce matin c'était pas dans la même rue que là où j'avais eu l'entretien et j'ai pas le sens de la rotation tu vois et j'ai demandé aux commerçants et personne connaissait la rue alors j'ai appelé la secrétaire tu vois et elle m'a dit vous êtes où j'ai dit je sais pas où je suis elle m'a demandé si je voyais le rond-point mais je voyais rien du tout tellement j'étais perdue tu vois et quand je l'ai trouvé elle m'a dit allez à droite putain j'étais là je me demandais c'est où la droite pendant un quart d'heure j'ai cherché.

A la descente du train, dans l'escalier vers le souterrain, elle parlait encore.

mercredi 16 septembre 2009

Le bug de la voie 6


A l'heure matin et soir. Climatisé.

Je reviens à mon jeu de vendredi qui n'a amusé que moi. Il m'a permis de découvrir que la programmation de l'affichage n'est pas complètement centralisée. Un train qui part voie 1 n'est pas annoncé par le même "programme" que quand il part de la voie 6. Par exemple.
C'est justement ce qui nous arrive, on passe d'une voie à l'autre et si l'affichage est correct voie 1 il ne l'est plus voie 6. J'en ai eu la preuve cette semaine. Mais ça changera peut-être, quelqu'un l'a vu et l'a montré au chef de quai. Quand je pense que j'ai pris le panneau en photo pour me moquer sur internet... Mon manque de civisme me fait honte.
C'est aussi l'occasion de tester l'efficacité de la Compagnie du Train qui Nous Transporte à corriger une erreur. On en reparle demain.

mardi 15 septembre 2009

Le fantasme des uns, la réalité des autres.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 30 minutes de retard. Climatisé sous la pluie.

Bon faisait pas chaud, le train était récent mais court et du coup plutôt bondé. On a trouvé une place en face d'un gars, habillé de jaune clair et blanc cassé, qui travaillait sur son portable. Je vois souvent des gens qui travaillent sur leur ordinateur dans le train. Je parle pas de ceux qui regardent des films. Il y a le professeur de musique, par exemple, qui travaille sur ses partitions. C'est le seul dont j'ai réussi à identifier le métier. Les autres, je continue à m'imaginer qu'ils sont écrivains.
Ce petit bonhomme qui ne présentait pas d'intérêt particulier, en face de nous, avec son air de gosse passionné d'informatique (geek ou nerd, en anglais, si quelqu'un connaît un équivalent valable) je me suis dit qu'il pourrait être le nègre de Barbara Cartland. Je sais pas comment ça m'est venu.
Et puis, tout réservé qu'il semblait être, le voilà qu'il nous aborde utilisant comme prétexte l'absence de réseau. Il parle de concours à travers la France, de frais de train et d'hôtel. Je lui demande quel genre de concours il fait, il répond l'ENA. Ce qui dans le train Bergerac-Bordeaux était à peu près aussi improbable et inattendu que le nègre de Barbara Cartland.
Ma prochaine question aurait dû être "qu'est-ce que c'est ?" mais j'ai pas osé parce qu'il y avait beaucoup de monde autour ; je manque un peu d'amour propre mais j'ai quand même mes limites. Pour les ignares et autres distraits à la mémoire courte qui me lisent, ENA signifie bien Ecole Nationale d'Administration. J'avais bien pensé à cette signification là, mais la vérité c'est que même en sachant ça, j'étais pas plus avancé. J'ai donc posé une question plus subtile : "est-ce qu'il y a une spécialisation ou bien juste “concours de l'ENA” ?". Il m'a répondu en parlant des études qu'il avait faites avant. Tant pis.
Damien, qui a fait des études lui, était plus à son aise pour discuter. Je peux pas répéter ce qu'ils se sont dit, j'ai rien compris.
Après coup, une fois seul et après avoir recommandé à Damien de garder ce gars comme meilleur ami pour le jour où il sera président de la république, on s'est entendu pour dire que cette école là baignait ses étudiants dans des théories qui n'ont plus rien à voir avec la réalité, ni même l'expérience de vie. D'ailleurs, le sympathique petit bonhomme jaune nous l'a dit : les devoirs ne doivent pas être descriptifs, les démonstrations doivent se faire sans exemple, sans référence. Corrige moi Damien si j'ai mal compris.
Le coup de grâce, pour moi, a été sa motivation. D'accord, c'est un machin de petit garçon, un fantasme d'ouvrier ou de joueur de loterie. Mais faut dire que malgré tout, et c'est bien le pire, ça ne m'a pas surpris, c'est aussi l'impression que donnent ceux qui ont déjà quitté l'école.

Hein ? Non non, je dis pas, j'ai toujours eu peur des gens au pouvoir.

lundi 14 septembre 2009

Lundi au frais.


Le matin, 10 minutes de retard au départ. Arrivé à l'heure.

Le soir, à l'heure.

Quand je suis arrivé ce matin, le train n'était pas là. Ça nous est déjà arrivé : à l'heure du départ, l'affichage s'éteint comme si le train était déjà parti (vendredi, on a même eu l'annonce attention au départ) alors qu'il n'était même pas arrivé.
Aujourd'hui, non seulement le train n'était plus affiché mais personne ne nous a annoncé son retard, d'une manière ou d'une autre. Je n'ai vu l'affichage se rallumé qu'une fois le matériel arrivé (comprenez le train).
Un vieux train, sans clim. Trop tôt encore pour le chauffage.
Ce soir, on avait la clim mais une seule rame, on a eu des places de justesse.

Pour ceux que ça intéresse, la solution du jeu de vendredi est bien celle donnée dans l'unique commentaire que j'ai reçu (oui c'est un ami à moi mais il a trouvé tout seul). Il y avait Mérignac à la place de Libourne.

vendredi 11 septembre 2009

¡ Contient des gros mots ! A lire sous la supervision des parents.


Le matin, à l'heure.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Il y a un gars que je vois souvent le soir. Sans préjuger de sa sexualité, vaguement androgyne, du genre coiffeur-homo-fashion. Je veux dire TRÈS fashion. Un style finalement assez culotté dans cette campagne. Je le vois attirer des regards plus souvent amusés et moqueurs qu'indifférents ou respectueux. Ce soir, son arrivée était remarquée. Un jeune déjà sur le quai s'écrie après son passage "c'est un travelo ! C'est un mec ! Putain c'est un travelo !". Toutes les créatures de ce monde sont merveilleuses, alors il s'émerveille. C'est un travelo. Je me dis qu'il faudrait peut-être corriger son vocabulaire, avec un coup du plat de la main derrière la tête en prime. Notre homme est un garçon qui s'habille en garçon. Il est juste un peu fashion. Je veux dire très.
Plus tard, le jeune intrigué part demander une cigarette à l'objet de sa curiosité. L'ingrat s'en vante auprès de ses copains "j'ai taxé une clope au travelo".
Moralité : le sale petit enculé n'est pas toujours celui qu'on croit.

Je ne crois pas avoir été un enfant turbulent, mais j'ai fait mon lot d'âneries. En vieillissant, j'ai oublié à quel point la bêtise des enfants était sans limites.
Entendu dans le train de la bouche d'un collégien : "t'as déjà essayé de mettre des ciseaux dans la prise ? Les doigts mouillés ?"
Mais que font les parents ?

jeudi 10 septembre 2009

Cherchez l'erreur.


Le matin, 30 minutes de retard au départ, 20 à l'arrivée. Climatisé.
Le soir, léger retard, on est resté bloqués sur le pont. Climatisé, deux rames.

Jouons un peu.
J'ai pris cette photo ce matin. J'aurais pu le faire comme preuve par l'image du retard du jour, mais c'était 15 minutes trop tôt.
Il y a quelque chose qui ne va pas.
Les habitués de la ligne devrait le voir assez vite.
Les bordelais devraient pouvoir trouver l'erreur par la simple logique.
Les lecteurs fidèles (il y en a !) et attentifs pourront s'aider d'un de mes anciens posts, ou en fouillant sur internet. Mais vous avez peut-être mieux à faire les gars :-)
Quant à ceux qui ne sont ni les uns ni les autres, ben il vous faudra attendre la solution que je donnerai lundi ou utiliser l'internet qui a réponse à tout.
Sortez de votre réserve, donnez votre réponse via les commentaires.
A lundi donc pour la solution. Si j'oublie rappelez-le moi.

mercredi 9 septembre 2009

Du sens du mot nouveau.


Le matin, à l'heure. Climatisé. Matin frais.
Le soir, à l'heure. Fenêtres ouvertes. Soirée chaude.

Il y a depuis quelques temps une affiche qui dit "La région Aquitaine a mis en place plus de 100 nouveaux trains".
Les esprits naïfs comme moi ont compris : trains neufs. Damien, qui voit le mal partout, en a une interprétation plus juste : nouveaux, comme "nouveau sur la ligne". C'est-à-dire qu'on met des trains neufs quelque part pour remplacer les vieux trains qu'on envoie sur une autre ligne (en occurrence la nôtre) en les estampillant "Nouveau".
Pour être honnête, il y avait longtemps qu'on avait pas eu autant de trains récents. D'ailleurs, je n'en avais jamais eu matin et soir avant cet été.
Mais revenons à nos "nouveaux" trains. Je voyais pas trop quoi dire à propos de cette affiche. A part ce que je viens d'en dire, ce qui n'est déjà pas mal après tout.
Ce soir on avait un vieux train, alors qu'on espérait avoir la clim. D'abord, Damien remarque la déco du mur qui se décolle. De mon côté j'avais repéré un strapontin sans fond mais j'ai pas connecté les deux. Et puis Damien me pointe le plafond du doigt : la moquette en tombe.
J'ai réfléchi, je me suis demandé si ça méritait une photo. Je me suis répondu que oui. Alors je me suis souvenu du coin de tapisserie qui se décollait. Quand je l'ai cadré dans le viseur, j'ai vu l'affiche en arrière plan, derrière la vitre. Je me suis dit, c'est trop beau.
Damien m'a rappelé l'existence du strapontin abîmé et j'avais mon article du jour.

mardi 8 septembre 2009

Socialiser ou pas.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé. Deux rames.

Il y avait un jeune dans le train ce soir avec un instrument de musique. Avec Damien, on n'a pas réussi à deviner ce que c'était, faute de bien le voir. On n'en voyait que le manche avec les cordes, que j'ai oublié de compter. Damien m'a poussé à aller voir le gars pour lui demander ce que c'était, ou mieux, d'en jouer. J'ai pas osé, tout en admettant que c'était une bonne chose à faire. En plus, il a compris qu'on s'intéressait à lui et il a fait vibrer quelques cordes, l'air de rien. Il le faisait peut-être pour lui, mais ça pouvait aussi être une invitation à notre intention. On l'a pas abordé, on le saura jamais.
On peut pas non plus fantasmer trop longtemps sur les rencontres qu'on n'a pas faites, ça mène à rien. Surtout quand on sait que certains préfèrent s'isoler plutôt que de profiter de l'occasion de faire une rencontre qui se présente à eux sans effort. Sur des critères plutôt vagues qui leur appartient. Cela dit, je dis pas bonjour à tout le monde. Pas grave. C'est juste que le métier qu'on fait ne dépend pas toujours de notre personnalité. Et inversement. J'arrête là, sinon Damien va me reprocher d'être trop lourd.
Bref, tout ça pour dire que malgré qu'il marche derrière moi en quittant la gare, je sais pas quel instrument le jeune transportait, ni sa sonorité.
Si la timidité empêche parfois de se retrouver dans le pétrin, elle nous prive aussi d'expériences qui valent le coup d'être vécues, ou du moins de petits plaisirs.

lundi 7 septembre 2009

La clim c'est fini.


Le matin, à l'heure. Un vieux train.
Le soir, léger retard. Climatisé.

La rentrée sonne la fin de l'été. Les jours de pluie sont plus fréquents, le gel douche pourrait remplacer la crème solaire. Y'a moins de monde à la plage, les activités d'été passent au tarif hors saison. Je ne vois jamais les montgolfières après septembre. Le train est à nouveau bondé le lundi soir sans que je comprenne pourquoi. C'est comme une parenthèse qui se ferme sur les deux mois passés.
La parenthèse qui se ferme, comme un crépuscule, c'était la semaine dernière. Tout à coup, on a eu des trains climatisés matin et soir.
C'est aujourd'hui lundi, nouvelle semaine, nouvelle année. Ce matin, vieux train. Pas de clim, heureusement, pas de chauffage non plus. J'ai réussi à faire de la buée sur la vitre.

vendredi 4 septembre 2009

Vendredi. Ohmondieumondieumondieumondieu.


Le matin, à l'heure. Climatisé.

Le soir, à l'heure. Climatisé. Deux rames.

Semaine de rentrée.
Les vacances font oublier pas mal de choses. Faut dire aussi que les choses étaient plutôt calmes dans mon souvenirs des derniers mois/semaines d'avant l'été.
Mais là, tout est revenu d'un coup.
Déjà sur le parvis de la gare, plein de monde. J'ai compris très vite. Les internes.
Et sur le quai… Encore du monde. Des valises partout. Une petite fille très jolie mais très hystérique à cause du départ de sa mère. Toute blonde, mais qui inspirait plus de gifles que de poèmes.
Des valises, que dis-je, des ados.
Heureusement, la Compagnie du Train qui nous transporte a fini par lire les statistiques qu'on lui transmet. Ou pas. En tout cas, si c'est pas une décision, le hasard à fait qu'on avait deux rames de train climatisé. Du coup, le voyage était confortable. Pas de valises à enjamber, ni d'écolier grassouillet et excité debout.
Premier vendredi de l'année.
Jusque là tout va bien.

jeudi 3 septembre 2009

Les murs ont la parole.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, à l'heure. Climatisé. Deux rames.

Il y a une école de gendarmerie à Libourne. Le train longe ses murs.
Depuis pas mal de temps, je vois ce graffiti, avec l'envie de le prendre en photo. Non seulement je l'ai fait mais en plus j'ai réussi à le cadrer.
Une vérité autant qu'un préjugé. Mais en cette semaine de rentrée des classes, toutes les motivations sont bonnes pour s'éduquer...


mercredi 2 septembre 2009

Je crois pas au hasard.


Le matin, à l'heure. Climatisé.
Le soir, 10 minutes de retard. Climatisé.

Le 25 mai dernier, je parlais déjà des choix illogiques de la compagnie : des vieux trains sans clim les jours de chaleur, des trains récents et climatisés au retour du froid.
Depuis mon retour de vacances, en gros, je tiens le compte des trains climatisés ou non. On était au frais le matin, on crevait de chaud le soir. On pourrait imaginer que c'est par soucis écologique, clim n'est pas favorable à l'environnement. Mais non, depuis lundi soir, on a des trains climatisés. Lundi faisait chaud. Mardi faisait gris. Aujourd'hui aussi. Lundi, on avait 2 rames vaguement pleines (quand je dis 2 rames, c'est deux trains accrochés, comme les TGV). Mardi, 2 rames. Aujourd'hui, jour de la rentrée, une seule. Bon, d'accord on a trouvé une place. Mais la logique m'échappe.
Je me souviens que l'année dernière à la rentrée, ils nous ont fait prendre un bus parce que le bus était trop court et qu'ils craignaient qu'avec les élèves le train ne soit bondé. Alexandre, qui est un délinquant, a refuser d'obéir et il a pris le train. On l'a rejoint quelques arrêts plus tard : le train, comme le bus, était pratiquement vide. Un jour peut-etre que je raconterai la version longue.
Pas de doute, il y a quelqu'un quelque part qui prend des décisions. Mais qui ? Avec quelles informations ?

mardi 1 septembre 2009

Rentrée des classes. Jour funeste.


Le matin à l'heure. Climatisé.

Le soir, 10 minutes de retard au départ. Arrivée à l'heure. Climatisé. Pas sous la pluie mais presque.

Septembre.
J'ai entendu ce matin une femme au téléphone qui s'est présentée comme prof stagiaire de français au collège de Sainte-Foy. J'ai réalisé que la rentrée était proche.
Ma première pensée a été pauvres gosses, qu'on arrache à la tranquille oisiveté pour les envoyer dans un système éducatif jugé inadapté par beaucoup de gens, profs y compris.
Et puis après coup j'ai pensé pauvre de moi. Fini la sieste après Castillon. Ça court, ça crie. Un ouragan quotidien de 20 minutes.
La rentrée amène son lot d'événements réguliers. L'enquête de satisfaction qu'on devrait nous soumettre d'ici quelques jours. Les grèves d'automne. Je prends le pari pour la semaine du 11 novembre, c'est un mercredi, pas de pont autrement.
Tout ça comme un grondement menaçant.
Nous arrivons.
Nous arrivons.

On se croirait dans Torchwood.
WE ARE COMING.



C'est en anglais. Pour la version française, faudra patienter paraît-il jusqu'en octobre, sur NRJ12. Croisons les doigts.